Gérardmer 2026 : Veuf éploré, Stoners anthropophages, Pissenlits survivalistes et French Dreamer envieux
Gérardmer 2026 : les vertiges de la maternité et le poids des origines, en toutes langues, allemande, anglaise et indonésienne
Chloé Margueritte·Carte blancheAdèle Haenel : itinéraire d’un embrasement annoncéLorsqu’Adèle Haenel s’exprime le lundi 4 novembre, elle ne le fait pas seulement pour parler d’elle et des faits qu’elle reproche au réalisateur Christophe Ruggia, mais pour s’adresser à la société. Cet acte politique fort est à l’image de la carrière de l’actrice qui s’inscrit lui aussi dans l’espace public pour dire quelque chose de la société. Nous avons donc décidé de revenir sur l’itinéraire de l'actrice et sur la capacité du cinéma, de la société à entendre sa parole avant de lui adresser une lettre ouverte.
Chloé Margueritte·Carte blancheAdieu BacriJean-Pierre Bacri est mort à l'âge de 69 ans. Cet acteur souvent qualifié d'authentique et bougon a surtout marqué par des films qui le sont tout autant. Discret sur sa vie privée, peu présent à l'écran (il n'était pas boulimique de films), l'acteur a su nous toucher en plein cœur. Portrait en forme d'hommage.
Violette Villard·Carte blancheAlpha, Valeur Sentimentale, Castelluciv : La mort, la classe et le professeurEt si le véritable naufrage n’était pas celui qu’on joue sur scène, mais celui qu’on vit à huis clos, sans même un regard pour le constater ? Entre la classe qui ne voit plus son professeur et le public qui attend fiévreusement son spectacle, se joue une même tragédie : celle de la disparition du témoin. Julia Ducournau, Joachim Trier et Romeo Castellucci sondent cette faille où l’effondrement silencieux d’un individu devient le symptôme d’un monde qui a désappris à regarder.
Violette Villard·Carte blancheBird : A grandes voléesDans les tours déclassées du Kent, la cinéaste Andrea Arnold héritière de Mike Leigh et Ken Loach filme avec énergie folle et revigorante la désaxe des familles et comment on s'élève et grandit au milieu d'enfants-parents.
Oka Liptus·Carte blancheBlue Jay : du risque des mémoiresRéalisé avec un budget minimal, "Blue Jay" fait partie de ce cinéma des bonnes surprises. Subtilité, fraicheur, casting minimal, intimité retrouvée, le tout dans un contexte de comédie romantique qui déjoue les codes du genre.
Violette Villard·Carte blancheCassandre : L’abus de destin généalogique et famille mortifèreDans Cassandre, Hélène Merlin plonge à vif dans les zones d’ombre de la famille, là où l’inceste n’est plus un tabou mais une mécanique perverse étouffante. Porté par un duo d’acteurs sidérant — Zabou Breitman et Éric Ruf — le film bouscule, dérange, choque parfois, mais ne laisse jamais indemne. Un huis clos familial empoisonné, tendu, où la parole, quand elle surgit, explose les murs du silence.
Chris·Carte blancheChambre 212 : Non, je ne regrette rien…D'un bout à l'autre de la chambre, les souvenirs et les choix qui les ont scellés s'entrechoquent et se chamaillent le devant de la scène du moi intérieur. Fidèle amant de ses personnages, Honoré les invite à l'apaisement d'un passé qui se dérobe et d'un présent qui s'assume. Récit d'une deuxième rencontre...
Bruno Arbaud·Carte blancheConnemara : le territoire des émotionsDans son premier long-métrage sans rôle à l’écran, Alex Lutz adapte avec finesse le roman "Connemara" de Nicolas Mathieu. Il y explore les retrouvailles entre Hélène, quadragénaire brillante en plein burn-out, et Christophe, son amour de jeunesse resté dans leur ville natale. À travers cette romance improbable, le film interroge les choix de vie, les regrets, et la possibilité de rejouer sa propre histoire. Porté par une Mélanie Thierry bouleversante, Connemara dépeint avec justesse les tensions familiales, les émotions enfouies et les failles intimes, dans une mise en scène audacieuse et profondément humaine.
Oka Liptus·Carte blancheDans une farandole de musiques et d’images : hommage au 7ème artLe 7ᵉ art, comme pratique du rêve et de la symphonie des sens, tisse depuis ses origines un lien intime avec l'imaginaire. Par la rencontre du son et de l'image, il recrée la logique flottante des songes. Voici un texte poétique qui rend hommage à l'un des objectifs du cinéma en tant qu'art : sublimer, magnifier et se rapprocher de la synesthésie.
Chloé Margueritte·Carte blancheDouce France : quand la ville ne pétille plusDouce France, c'est l'histoire sans fin de l'argent contre le bien manger, le bien vivre, la douceur du monde. Douce France est un documentaire sur la jeunesse qui ne sait plus rien, dit-on, mais qui construit son avenir. C'est enfin un conte contre ceux qui voudraient écrire notre histoire à notre place. A voir pour l'instant en e-cinema via la 25ème heure et à soutenir sur Kiss Kiss Bank Bank.
Violette Villard·Carte blancheEddington : La Poursuite impitoyable sans blague !Dans un film disparate et déglingué au scénario mal fichu, recyclant tout le chaos du monde, Ari Aster poursuit avec "Eddington" son œuvre de massacre de l’Amérique, commencée surtout avec "Beau is Afraid".
Kévin List·Carte blancheÉdito : Cannes suggère de repenser le cinémaAprès avoir annoncée sa sélection officielle, le Festival de Cannes s'est heurté aux critiques de la profession. Et si pour la première fois, les choix de Thierry Frémaux et Pierre Lescure impliquait une redéfinition du cinéma ?