Gérardmer 2026 : Veuf éploré, Stoners anthropophages, Pissenlits survivalistes et French Dreamer envieux
Gérardmer 2026 : les vertiges de la maternité et le poids des origines, en toutes langues, allemande, anglaise et indonésienne
Marty Supreme, Coutures, Kiss of the Spider Woman : du ping-pong synthétique à l’orgue sous les paillettes
Antoine Mournes·Carte blancheEdito : De bonnes et funestes (ré)solutions A peine les festivités digérées que le deuil continue de frapper à notre porte. Elle est belle la transition énergétique, économique, écologique. Économisons notre énergie, retournons à l'école. Ça tombe bien, Gaumont distribue Mon maître d'école. Le retour est morose et l'espoir au prochain carrefour. Des icônes nous quittent, au point de ne plus savoir comme fermer le robinet des désillusions.
Vincent B.·Carte blancheEdito : L’année cinéma & séries 2016 vue par un mec vraiment sympa !Retour sur l'année 2016 par un type qui a tendance à se lever du pied gauche et qui s’obstine à ne pas aller voir les bons films.
Chloé Margueritte·Carte blancheEdito : le cinéma comme réponse au 13 novembre 2015J’appelle alors tous ceux qui le veulent et le peuvent à remplir de nouveau les salles de cinéma, à vibrer, à apprendre, à comprendre. J’espère croiser vos visages avant les séances, dans le noir, et aussi quand la lumière se rallume, voir cette petite lueur qui me relance dans la vie. Bref, voir vos visages ailleurs que sur les affiches-hommages aux victimes et pouvoir répondre un sourire à vos sourires, une larme à vos larmes. Les questions viennent, les analyses aussi. L’émotion reste pourtant intacte chez moi, car je laisse à ceux dont c’est le métier le soin d’analyser. Je vous ai partagé ma solitude, rien de plus. A bientôt dans les salles, dans la rue, avec mes critiques, mes découvertes. Relevons la tête, allons au cinéma !
Benjamin Deneuféglise·Carte blancheÉdito : séries, ombres, surprises, et « cinéma doudou »Tout se passe comme d'habitude, des scandales politiques occupent les médias et la foule, les cinoches sont occupés par des navets tandis que de bons films se dévoilent, des critiques se gueulent dessus à la télévision, et le cinéma "doudou" se propage...
Chris·Carte blancheEuphoria : Confessions d’une enfant du siècleSam Levinson continue, dans Euphoria, de rendre compte de l'état malade d'une génération marquée par la nervosité d'une souffrance rance et l'intensité d'un besoin d'amour inconditionnel. Sous l'amas de paillettes sublimes, attend patiemment la plus solaire des noirceurs...
Violette Villard·Carte blancheÉvanouis, ou l’art de la coupure hallucinée"Évanouis" de Zach Cregger débute par la mystérieuse disparition de 17 enfants à 2h17. Entre mythe des « enfants-armes », thriller surnaturel et drame familial, le film explore l’horreur comme faille mentale et sociale. Fragmentation narrative, coupures lacaniennes, spectateur-monteur : une expérience sensorielle et politique où l’Amérique contemporaine se reflète dans un cauchemar à la fois intime et collectif.
Chris·Carte blancheFête de Famille : être à la même table que mes inconnus de voisins de siègeVoir un film en salles, c'est quoi ? C'est tout d'abord confronter ses propres émotions à celles de parfaits inconnus. Et si cela n'a déjà rien de facile parfois, il en est d'autant plus question lorsqu'un personnage renvoie à l'être que nous sommes et que notre voisin ne comprend pas. Analyse de Fête de Famille, de Cédric Kahn au travers de sa réception en salles.
Violette Villard·Carte blancheFrance : le cataclysme DumontDans France Bruno Dumont livre une œuvre cynique et somptueuse, furieusement libre et inclassable. Réflexion sur le mal tout autant qu'œuvre d'art contemplative et picturale absolue.
Chloé Margueritte·Carte blancheGaspard Ulliel : hommage après la mort d’un acteur vibrantS'il est des regards qui électrisent. Gaspard Ulliel en possédait un. L'acteur n'était pas que cela puisqu'il était très souvent vibrant comme lorsqu'il interpréta un écrivain venu annoncer sa mort prochaine à sa famille dans Juste la fin du monde. Xavier Dolan, le réalisateur du film, a d'ailleurs écrit à son sujet (sur son compte Instagram) : « Ton rire discret, ton œil attentif. Ta cicatrice. Ton talent. Ton écoute. Tes murmures, ta gentillesse. Tous les traits de ta personne étaient en fait issus d’une douceur étincelante ». C'est en ces quelques mots, énoncés comme autant de qualités, que l'on peut décider de rendre hommage à un grand acteur qui, même à 37 ans, a marqué de nombreux films et a reçu deux César dans sa bien trop courte carrière. Il devait tourner un film avec Bertrand Bonello, La Bête, huit ans après son rôle dans Saint Laurent. Gaspard Ulliel est mort des suites d'un accident de ski le 19 janvier 2022, à l'aube d'une carrière qui s'internationalisait. On entend alors plus fort ces mots qu'il prononça dans Juste la fin du monde : « Et qu'est-ce qu'ils feront quand je leur dirai que je m'en vais, que je ne reviendrai pas, de manière définitive... ?». Et si comme dans Il était une seconde fois (série d'abord diffusée sur Netflix et visible depuis le 19 janvier sur le site d'Arte), nous nous plongions dans le passé pour (re)découvrir la filmographie éclectique de l'acteur français ? Hommage.
Chloé Margueritte·Carte blancheGreen Boys : parce que c’était toi, parce que c’était moiGreen Boys est la rencontre entre deux enfants qui construisent une cabane. Un peu comme dans Le Havre de Aki Kaurismäki (une pointe de burlesque en moins), il s'agit pour eux d'aller l'un vers l'autre, tout en douceur. On comprend à demi-mots, la traversée de deux ans qu'à été le "voyage" d'Alhassane. Cette rencontre est comme celle de deux planètes qui entrent tout à coup dans le même orbite, simple et poétique.
Jonathan Fanara·Carte blancheHommage à Philippe Pallin, homme, cinéphile et auteur estiméCeci est notre hommage, modeste, à Philippe Pallin, un compagnon de cinéphilie et auteur estimé. Il laisse derrière lui une oeuvre encyclopédique sur le cinéma français, à paraître aux éditions LettMotif.
Chloé Margueritte·Carte blancheIl reste encore demain : un conte cruel et émancipateur"Il reste encore demain" est le premier long métrage de la réalisatrice Paola Cortellesi. Le film multiplie les faux-semblants pour raconter l'histoire émancipatrice de Delia dans l'Italie de 1946, année loin d'être anodine pour les femmes italiennes. Avec un rythme enlevé, et beaucoup de dérision, Paola Cortellesi nous entraîne dans ce conte cruel et libre à la fois.
Contributeur articles·DiversComfort Bets : pourquoi parier sur son équipe favorite reste irrationnel… mais irrésistible