"A Short Story", le court-métrage tourné par Bi Gan en 2022, suit un chat sans maison en quête de la chose la plus précieuse au monde. Une fable minuscule, tournée avec une précision d'orfèvre, mais l'un des gestes de cinéma les plus bouleversants de son auteur, qui reste gravé bien après le générique.
« Et cela résonne : un système contribue à l’évolution d’un système plus large, duquel il reçoit aussi sa propre nourriture. Ainsi un bâtiment contribue à la dynamique de la ville dans laquelle il se situe. Cette même ville lui fournit sa « nourriture » : ses services, infrastructures et règlements. »
Dans "Mi Amor", Guillaume Nicloux assume sa radicalité : un pacte irrévérencieux avec le spectateur, un scénario qui semble s'écrire sous nos yeux, une mise en scène voluptueuse et des acteurs magnétiques (Pom Klementieff, Benoît Magimel).
Depuis plusieurs décennies, de nombreux films représentent les hackers comme des personnages passionnants et parfois bienveillants. Qu’en est-il à propos des véritables pirates informatiques ? Est-il réellement possible de compromettre leurs activités grâce à un antivirus ou serveur VPN ? Cet article répondra à ces questions pertinentes.
Le regretté Philippe Pallin a vu son "Histoire du cinéma français 1930-1939", co-écrite par Denis Zorgniotti, récemment publiée aux éditions LettMotif. Dans cette carte blanche, son fils François évoque avec passion l'ouvrage, mais aussi l'extension vidéo qu'il en a tirée. D'un médium à l'autre, deux générations s'épanchent, à partir du même matériel, sur le septième art...
De Rocky à Karate Kid en passant par Rasta Rocket, les excellents films de sport ont tous des points communs, des caractéristiques qui les rendent si bons. En analysant les meilleurs films de sport selon le classement IMDb, nous pouvons les trouver et vous en parler.
Netflix n’est pas uniquement un endroit pour regarder des séries désenchantées sur l’amour ou l’amitié. Depuis quelques semaines, la septième et dernière saison de New Girl est disponible sur la plateforme de streaming. Au total, ce sont 8 épisodes (22 minutes) viennent conclure les joyeuses aventures de Jess, Nick, Schmidt, Winston et Cece.
Dans Strange Days, Kathryn Bigelow n'anticipait pas seulement l'affaire Georges Floyd, mais le support de diffusion qui allait conduire à l'embrasement général. C’est parce que le meurtre de Georges Floyd se ressent « comme un film » qu’il est aussi insoutenable, et c'est parce qu'il traduit un point de vue qu'il peut se rapporter à un film. Le chemin vers l’empathie n’est pas jalonné de postures ou de discours creux : il doit être brutal et douloureux pour ne plus laisser le choix à ceux qui l’empruntent. La violence de l'expérience, tel est le prix à payer pour connecter avec la réalité de l'image celui ou celle qui la regarde.
Ceci est notre hommage, modeste, à Philippe Pallin, un compagnon de cinéphilie et auteur estimé. Il laisse derrière lui une oeuvre encyclopédique sur le cinéma français, à paraître aux éditions LettMotif.
Green Boys est la rencontre entre deux enfants qui construisent une cabane. Un peu comme dans Le Havre de Aki Kaurismäki (une pointe de burlesque en moins), il s'agit pour eux d'aller l'un vers l'autre, tout en douceur. On comprend à demi-mots, la traversée de deux ans qu'à été le "voyage" d'Alhassane. Cette rencontre est comme celle de deux planètes qui entrent tout à coup dans le même orbite, simple et poétique.
Douce France, c'est l'histoire sans fin de l'argent contre le bien manger, le bien vivre, la douceur du monde. Douce France est un documentaire sur la jeunesse qui ne sait plus rien, dit-on, mais qui construit son avenir. C'est enfin un conte contre ceux qui voudraient écrire notre histoire à notre place. A voir pour l'instant en e-cinema via la 25ème heure et à soutenir sur Kiss Kiss Bank Bank.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.