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Saw Legacy : Les pièces du puzzle se mettent en place avec des révélations sur le scénario !

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Les premiers éléments de l’intrigue de Saw Legacy, l’un des blockbusters horrifiques les plus attendus pour la période d’Halloween, viennent de filtrer en provenance des Etats-Unis. Les fans de la saga, qui torture les nerfs des spectateurs devant la violence de certaines scènes, vont donc pouvoir se réjouir très prochainement et tenter de démêler les mystères du tueur au puzzle.

AVERTISSEMENT : CET ARTICLE COMPORTE UN CERTAIN NOMBRE DE REVELATIONS ET DE SPOILS SUR LA SAGA SAW ET LE PROCHAIN FILM. SI VOUS SOUHAITEZ CONSERVER UNE GRANDE PART DE MYSTERE AUTOUR DE SAW LEGACY, REVENEZ A LA PAGE D’ACCUEIL DE CINESERIES-MAG. MERCI DE VOTRE ATTENTION.   

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Le tueur au puzzle et ses imitateurs seront de retour en octobre prochain pour hanter les écrans des salles obscures. Saw 3D : Chapitre final, sorti en 2010 déjà, va donc bien connaître une suite. Le tournage de Saw Legacy, le huitième volet de la franchise, a débuté depuis quelques mois aux Etats-Unis. De rares éléments énigmatiques avaient pour l’instant filtré sur le possible environnement et les décors du tournage. Une partie du casting a également été dévoilée ces dernières semaines. Côté scénario et pistes pour l’intrigue, les fans n’ont en revanche rien eu à se mettre sous la dent depuis l’annonce du projet de suite.

Saw 3D comportait un certain nombre d’éléments pertinents et percutants par rapport à l’intrigue et aux personnages des précédents films, permettant ainsi de boucler la boucle. Cet ultime long-métrage disposait d’une fin relativement ouverte ne fermant pas définitivement la porte à la possibilité de voir un jour une nouvelle suite sur grand écran. La violence graphique des longs-métrages estampillés Saw a contribué à qualifier la saga avec le sobriquet assez douteux de « torture porn ». Pour celles et ceux qui ne seraient pas du tout familiarisés avec l’univers des films, chacun d’entre eux plonge un groupe d’individus dans une course contre la montre pour leur survie. Ils doivent déjouer une succession d’épreuves inhumaines et atroces afin de se libérer de pièges mécaniques et d’instruments de torture imaginés par le tueur au puzzle, Jigsaw, John Kramer et par ses imitateurs. L’ensemble des sept films dispose pourtant d’une intrigue en toile de fond bien plus riche qu’elle n’en a l’air. Les liens entre les personnages sont particulièrement bien exploités et réservent quelques bonnes surprises aux spectateurs.

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La rédaction de Bloody Disgusting a pu obtenir des informations en exclusivité sur la trame scénaristique de Saw Legacy, ce nouveau volet tant attendu par les mordus d’horreur. Cette prouesse est colossale au vu du mystère, des zones d’ombre et de l’opacité qui entourent sciemment le film et le tournage. Le scénario était pour le moment tenu secret. Aucune bande-annonce n’avait filtré jusqu’à présent. La production souhaitait ainsi, par cette démarche de discrétion, ne pas décevoir ou « spoiler » les passionnés de la saga.

Saw Legacy devrait donc être une suite directe des précédents films. Plusieurs corps sont découverts à travers la ville. Les victimes ont toutes connu un sort atroce. Les investigations menées et les preuves recueillies vont contraindre les enquêteurs à se rendre à l’évidence : tout porte à croire que John Kramer, Jigsaw, le tueur au puzzle, est derrière ces scénarios macabres. Pourtant cette piste défie l’entendement humain et est totalement impossible. L’homme qui agissait sous l’identité de Jigsaw est mort depuis une dizaine d’années.  Est-ce que ces nouveaux crimes atroces et ces pièges inhumains sont l’œuvre d’un imitateur ou d’un apprenti de John Kramer ? Et si l’auteur de ces actes barbares n’était pas malheureusement quelqu’un au cœur du dispositif de l’enquête qui aurait pu ainsi avoir accès aux tous premiers éléments et aux détails machiavéliques des scènes de crimes du tueur au puzzle ?

Selon des révélations de Bloody Disgusting, les comédiens Costas Mandylor et Cary Elwes ne devraient pas être de retour dans ce huitième film. Ils ne seraient donc plus les remplaçants de Jigsaw à nouveau. Le comédien Tobin Bell serait en revanche bien présent ! Il pourrait réapparaître dans le film d’une manière ou d’une autre en incarnant à nouveau le personnage fascinant du tueur au puzzle. Ces séquences exceptionnelles pour les fans pourraient intervenir par l’intermédiaire de flash-backs ou alors dans un twist improbable comme seuls les scénaristes d’Hollywood en ont le secret. Le casting de Saw Legacy va réunir les acteurs Mandela Van Peebles, Hannah Anderson, Laura Vandervoort, Brittany Allen, Callum Keith Rennie, Matt Passmore, Josiah Black, Shaquan Lewis, Michael Bolsvert et James Gomez.

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Ce nouveau long-métrage de la franchise Saw a été écrit par Josh Stolberg et Pete Goldfinger. Le duo avait déjà œuvré sur Sorority Row, Piranha 3D et la suite Piranha 3DD. Un duo de choc est aux commandes de ce huitième opus. Les frères Peter et Michael Spierig auront la lourde tâche de ne pas décevoir les fans hardcore tout en proposant un film de qualité, ambitieux, pas uniquement commercial et qui ne sombre pas dans la facilité. Les cinéastes australiens s’étaient auparavant illustrés avec Undead, Daybreakers ou bien encore Predestination.

Plus que quelques mois à patienter donc avant de découvrir cette énième suite de la franchise Saw dans les salles obscures. Saw Legacy sortira aux Etats-Unis le 27 octobre prochain. Le tueur au puzzle s’apprête à terrifier les spectateurs français le 8 novembre. La saga Saw est donc en route pour battre tous les records au box-office à l’occasion d’Halloween 2017. La poupée articulée terrifiante et son tricycle sont même en bonne voie avec ce huitième opus pour rattraper et dépasser des franchises cultes de l’horreur en termes de longévité et de nombre de films comme Halloween (Michael Myers), Vendredi 13 (Jason Voorhees), Les Griffes de la Nuit (Freddy Krueger), Massacre à la tronçonneuse (Leatherface) ou bien encore Hellraiser (Pinhead). L’annonce de l’annulation pure et simple de la sortie d’un nouveau volet de la saga Vendredi 13 pour Halloween 2017 risque de laisser un boulevard à Saw Legacy au box-office pour la fin octobre et le début du mois de novembre.

Logan, un film de James Mangold : critique cinéma

Logan, troisième et dernier volet de la saga « Wolverine », embarque notre super-héros retraité dans sa dernière aventure, aussi intimiste que sanglante. Une surprise bien assumée, après tant de tentatives ratées. James Mangold retrouve enfin ses marques, perdues depuis Walk the Line. Coïncidence?

Synopsis : En 2029, 14 ans après les récits de X-Men : Days of Future Past, la race des mutants n’existe plus. Logan est l’un des derniers survivant et travaille en tant que chauffeur privé au Nouveau-Mexique pour prendre soin du Professeur Charles Xavier, nonagénaire et malade. Celui qu’on appelait « The Wolverine » n’est plus que l’ombre de lui-même ; fatigué, affaibli, amère, et vieillissant. Tout semble perdu jusqu’au jour où sa rencontre forcée avec une jeune mutante, insuffle une lueur d’espoir à sa fin de carrière.

“Que suis-je devenu, mon cher ami, tout le monde s’en va, à la fin”

Ces paroles de Johnny Cash résument parfaitement le synopsis du dernier opus de la saga X-Men de la Fox. James Mangold réalise son deuxième film sur le mutant « grognon » et, cette fois-ci, y met plus du sien que dans le mitigé The Wolverine (2013). Ce réalisateur new-yorkais, qui oscille entre « navets » commerciaux et films indépendants, est surtout connu pour avoir réalisé le très bien accueilli Walk the Line en 2005.

Il serait débilitant de ne pas évoquer le parallélisme ambivalent entre le plus gros succès de Mangold et Logan. Le biopic sur Johnny Cash est la palette sur laquelle se repose le style et le propos du réalisateur en tant qu’artiste de cinéma. Si Logan est un film plutôt réussi, il est nécessaire d’essayer de comprendre comment le réalisateur a pu accomplir une telle prouesse, vu l’échec de ses prédécesseurs. Il faut donc revenir à ce film musical de 2005, quand le western contemporain revenait à la mode.

Walk the Line conte l’histoire de Johnny Cash, un jeune homme du sud des États-Unis, désabusé par la vie, ayant perdu une bonne partie de sa famille très jeune, excepté son père, distant et agressif. Johnny regagne espoir en l’avenir en rejoignant l’armée de l’air et en épousant sa copine. Mais très rapidement, ses talents uniques dans l’univers musical l’arrachent à cette paix retrouvée et l’obligent a faire face à ses démons d’antan. Son amour pour sa collègue mariée sera sa perte mais aussi son épiphanie en ce qui concerne le vrai sens à donner à sa vie. Après plusieurs démêlés avec l’alcool, la violence, et la drogue, Johnny trouve sa rédemption en prison et décide d’utiliser son don pour le bien d’autres âmes perdues comme lui-même et pour aider ceux qu’il aime. Il essaie de rompre ce cycle faisant de lui un « messie malgré lui » qui a coûté la vie à un bon nombre d’êtres chers à ses yeux.

James Howlett alias Logan serait le Johnny Cash de l’univers Marvel. Souvenez-vous, en 2000, Hugh Jackman incarnait pour la première fois « Wolverine » à l’écran, derrière la caméra de Brian Singer dans X-Men. Si Logan est un mutant, il est avant tout un homme sans quête, vivant dans le passé. Logan a un talent. Ce n’est ni ses griffes en « Adamantium », ni sa capacité à guérir de toute blessure, son talent est de venir en aide aux solitaires et aux opprimés tels que lui. Ce talent sera certes sa perte car il le force, tout au long de l’intrigue, à confronter son passé et l’essence même de son besoin d’aider et de parrainer.

Attardons nous sur l’objet même du discours ; Logan. En 2029, les X-Men ne sont plus. Le monde a changé et l’humanité se gave de stéroïdes et se nargue d’avoir supplanté les mutants grâce à la sélection naturelle. Si Wolverine parvient à sauver les mutants d’un génocide, en changeant le passé dans Days of Future Past, leur extinction advient quand même, sous la forme d’un phénomène naturel et hormonal dans cette nouvelle « timeline ». Logan et le Professeur Xavier sont les survivants et les seuls témoins de ce temps où les mutants étaient l’avenir de l’humanité. Dans ce monde où l’espèce humaine n’a plus besoin d’eux, Logan est chauffeur privé (« Uber X ») et subvient au besoins médicaux de Charles, souffrant de dégénérescence cérébrale. Ils n’ont qu’une seule quête, s’acheter une vie tranquille au bord de l’eau en attendant la mort. Cependant, le passé les rattrape quand une jeune fille en détresse se met en travers de leur chemin. Cette jeune fille, contrairement à Marie (X-Men), Charles (Days of Future Past) ou Mariko (The Wolverine), n’est pas un être sans défense. Au contraire, elle ne sait que trop se défendre et se met, de ce fait, en danger. Qui d’autre que Logan pour la protéger en de telles circonstances ?

Cependant, en 2029, Logan est vieux, Logan est malade, Logan ne guérit plus aussi rapidement qu’avant. Il passe son temps à s’occuper de Charles, nonagénaire, dont la sénilité rend son puissant don de télépathie dangereux pour toute personne se trouvant à proximité de lui. Charles est la dernière âme en peine que Logan s’efforce à sauver et il n’a plus la capacité, ni l’envie de se soucier d’autres opprimés solitaires.

En résumé, le but ultime de cet opus est de mener Logan à sa dernière aventure, malgré les obstacles ci-dessus. Une mission bien ingrate et solitaire pour James Mangold. Si le parallèle entre Walk the Line et Logan existe, c’est qu’il est volontairement mis en place par le réalisateur, lui-même, pour contrer les blocages d’une telle entreprise. Une telle fin ne peut se faire sans parti pris, ni proposition définie de réalisation

Dans The Wolverine, Mangold se cache sous des couches épaisses de velléités et de contraintes de la Fox, de Marvel Entertainement, de Jackman, des producteurs, et des fantômes du très mauvais X-Men Origins : Wolverine et X-Men : The last StandThe Wolverine n’était pas un film du réalisateur mais une commande à terminer pour accéder à quelque chose de plus personnel.

Le parallélisme découvre subséquemment une stratégie de réalisation tripartite. Elle met en place un univers mais aussi un espace d’évolution pour le récit, et esquive toute contrainte liée à des moyens extérieurs à la création. Si le scénario est en grande partie la réussite de ce film, sa réalisation le différencie des autres opus X-Men car on y voit une proposition claire et assumée. Logan est un road-movie aux airs de western contemporain.

Comme dans Walk the Line, le personnage central passe par trois phases ; le désert surexposé où il survit à ces démons et se laisse aller en attendant un avenir incertain. Puis il valse dans l’entre-deux, aux paysages modernes et nocturnes, donnant un air propre et aseptisé à tout, même aux casinos du Nevada où il lutte pour et contre sa quête. Puis, arrive la forêt et ses verts pâturages. Sous une photographie bien plus épurée et froide, pour faire ressortir la chlorophylle de l’histoire sur grand écran, le héros accepte sa quête, après coup. Après la perte de sa motivation première, il trouve l’absolution dans sa peine et son tourment. La finalité n’est pas réjouissante et sans douleur mais belle et apaisante car elle conclut et donne sens à la quête de toute une vie.

Mangold use de cette stratégie depuis Walk The Line et en fait « inconsciemment » sa marque. Ce parti pris crée la surprise dans Logan car il vient nous propose un film indépendant à la place d’un énième film de super-héros. Un film émancipé des velléités des studios, des contraintes du film de genre, et surtout, de la limite dans l’action.

Les failles de ce troisième opus, plutôt réussi, seraient peut-être sa démarche tardive dans une franchise qui se cherche depuis 2003, suite au poétique X2. Logan n’a pas plus de failles qu’une tentative de film indépendant de sa génération. Le récit aurait pu être plus développé vers la fin, surtout par rapport aux enfants rescapés d’Alkali. On aurait aimé plus de temps à l’écran pour le duo Jackman/Steward, moins de blancs dans la rythmique du scénario, un méchant beaucoup plus prononcé qu’énoncé, une finalité moins devinée, à mi-chemin de la fin… Cependant, aucune de ses failles n’enlève le fait que la démarche surpasse l’anomalie. La proposition du réalisateur séduit assez facilement et la mélancolie se fait ressentir de A à Z. Un devoir accompli pour la conclusion d’une franchise fatiguée.

James Mangold signe une parfaite révérence pour 17 ans de récit qui malheureusement ne trouve sa voix qu’à sa toute fin. Comme la quête de James Howlett dans Logan, la saga a eu sa période désertique où tout été surexposé et dispersé (X-Men Origins : Wolverine), sa période aseptisée et nocturne où le travail doit être fait mais prudemment et de façon neutre (The Wolverine), et la fin verte, froide, et épurée, dans l’acceptation et l’épiphanie amère mais enfin assumée (Logan).

 Logan : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=li4g3I7Xosk

Logan : Fiche technique

Réalisation : James Mangold
Scénario : Scott Frank, James Mangold, Michael Green
Interprétation : Hugh Jackman (Logan / Wolverine), Patrick Stewart (Charles Xavier / Professeur X), Dafne Keen (Laura), Boyd Holbrook (Donald Pierce), Eriq La Salle (Will Munson), Stephen Merchant (Caliban), Richard E. Grant (Dr Rice)…
Image : John Mathieson
Décors : François Audouy
Costumes : Daniel Orlandi
Montage : Michael McCusker, Dirk Westervelt
Musique : Marco Beltrami
Producteur(s) : Hutch Parker, Lauren Shuler Donner, Simon Kinberg
Production : Donners’ Company, Kinberg Genre, Marvel Entertainment, TSG Entertainment
Distributeur : Twentieth Century Fox
Durée : 2h17
Genre : Action, Science fiction, Aventure
Date de sortie : 1 mars 2017

États-Unis – 2017

Auteur : Pascal J-H.C Topige

Les oubliés, un film de Martin Zandvliet : Critique

Les Oubliés est basé sur une histoire vraie peu connue de la seconde guerre mondiale : celle des prisonniers allemands utilisés pour déminer les plages danoises, dans un parfait mépris de la Convention de Genève. L’occasion de mettre en scène des exactions particulièrement explosives.

Synopsis : 1945. La guerre vient de s’achever et le Danemark est libéré de l’occupant nazi. Celui-ci a laissé derrière lui plusieurs tonnes de mines sur les plages, en vue d’un éventuel débarquement. La mission de déminage étant terriblement dangereuse, l’armée danoise a la bonne idée d’exploiter les prisonniers de guerre. Le sergent Rasmussen se retrouve chargé d’une douzaine de ces jeunes allemands captifs dont le destin semble désormais scellé.

Chair à canon

Bien qu’inconnu en France, Martin Zandvliet a à son actif plusieurs longs-métrages, mais c’est incontestablement Les Oubliés qui lui a offert une reconnaissance internationale, allant jusqu’à une nomination à l’Oscar du Meilleur film étranger. Il faut dire qu’il s’attaque à un genre les-oublies-Roland-Møllerultra-balisé et une période historique dont on pensait avoir déjà tout entendu, le film de guerre entre 39 et 45, tout en lui trouvant une approche relativement neuve. Les crimes de guerre des vainqueurs restent toujours un sujet délicat et le déminage est un aspect de la guerre peu exploité sur grand écran. Le Démineurs de Kathryn Bigelow a pourtant prouvé qu’il s’agissait d’une source de tension parfaitement cinégénique. Ici, Zandvliet transforme de vastes plages ensoleillées en un espace exigu et lugubre. C’est là toute la force de son Les Oubliés : avoir réussi à installer, dans un huis-clos à ciel ouvert, cette sensation de mort omniprésente qui caractérise l’horreur de la guerre.

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En nous plaçant du point de vue de ces garçons contraints de risquer leur vie et en s’ouvrant sur le regard farouche du sergent qui les surveille, le film pose aussitôt une ambiance oppressante qui tiendra le spectateur en haleine jusqu’à la fin. Ou presque. Le manque de considération dont fait preuve cet officier scandinave à l’égard de ces pauvres adolescents traumatisés et affamés pose également un autre postulat purement manichéen. Ici, et contrairement aux codes classiques du genre, les allemands sont les victimes de méchants danois, eux-mêmes supervisés par des anglo-saxons parfaitement inhumains. Impossible de ne pas penser que la volonté de dénonciation du réalisateur aboutit à une réalité historique quelque peu biaisée. Une simple évocation des horreurs les-oublies-Joel-Basmancommises par le 3éme Reich dans lequel ont grandi ces enfants-soldats suffirait à amoindrir cette relecture binaire. Au lieu de ça, Zandvliet fait un tout autre choix, celle d’humaniser peu à peu le sergent, au risque d’amoindrir la cruauté qu’il voulait pointer du doigt. Un choix d’écriture qui se voudrait humaniste mais qui, pour l’exploitation morale de son sujet sensible, se révèle particulièrement maladroit.

Quand les gentils vainqueurs deviennent les oppresseurs, les méchants perdants sont transformés en victimes attendrissantes, mais au final tout le monde prendra la voie de la rédemption. Un schéma simpliste, dites-vous ?

Toutefois, le comportement de Rasmussen vis-à-vis de ces jeunes prisonniers ne s’améliore  qu’au fur et à mesure qu’il réalise lui-même l’horreur de la mission qui leur est assignée. Ceci se fait au cours de scènes au suspense imparable. Les passages consacrés au déminage s’étirent volontairement, en multipliant les gros plans, laissant ainsi planer une tension morbide, celle de nous faire attendre, la peur au ventre, l’explosion fatale si redoutée. Avoir précédemment partagé la souffrance, mais aussi les espoirs de liberté, des pauvres gamins envoyés sur ces plages, appuie l’effet dramatique de ces morts inévitables. Et à chaque fois que celles-ci arrivent, le film prend une tournure dramatique d’une incroyable violence. Une atmosphère d’une incroyable lourdeur se créé et augmente, une mine dégoupillée après l’autre, et pourtant c’est sans le moindre artifice de mise en scène que Zandvliet réussit à nous tenir en haleine.

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les-oublies-Roland-Møller-Louis-HofmannL’approche âpre, réaliste et épurée qu’il entreprend prouve son efficacité à nous placer aux côtés des personnages aux moments les plus inconfortables. Les prestations pleines de nuances du casting international n’est pas non plus pour rien dans l’empathie qui se créé à leur égard et, par extension, à la peine qui nous submerge à chaque fois que l’on voit l’un d’eux partir littéralement en fumée. C’est en cela que ce drame historique est d’une violence humaine relayée à l’écran avec une justesse qui n’a pas fini de nous hanter.

Pourtant, la bien-pensance qui nait dans les moments où le sergent Rasmussen et l’Allemand Sébastien devisent comme de bons amis sur la plage, façon Will Hunting, ou plus encore lorsque ce même sergent s’offre une partie de ballon rond avec ses prisonniers, la cruauté fait brutalement place à une certaine naïveté. Le plaidoyer sur la vengeance perd tout son sens quand la bonté devient le moteur du soi-disant bourreau qui nous entraine vers un happy-end consensuel qui met à plat une majeure partie des efforts de réalisme historique entrepris jusque-là. On retiendra tout de même ces moments difficilement supportables sur cette plage pleine de mines et le suspense qu’elles ont su générer. Une réussite mitigée en somme.

Les Oubliés : Bande-annonce

Les Oubliés : Fiche technique

Titre original : Under Sandet
Titre international : Land of Mine
Réalisation : Martin Zandvliet
Scénario : Martin Zandvliet
Interprétation : Roland Møller (Sgt Carl Rasmussen), Mikkel Boe Følsgaard (Lt Ebbe Jensen), Louis Hofmann (Sebastian Schumann), Joel Basman (Helmut Morbach), Leon Seidel (Wilhelm Hahn), Emil Belton (Ernst Lessner), Oskar Belton (Werner Lessner), Oskar Bökelmann (Ludwig Haffke), August Carter (Rodolf Selke), Laura Bro (Karin), Zoë Zandvliet (Elisabeth)…
Image : Camilla Hjelm Knudsen
Montage : Per Sandholt, Molly Malene Stensgaard
Décors : Gitte Malling
Costumes : Stefanie Bieker
Son : Johannes Elling Dam, Rasmus Winther Jensen, Lars Ginzel
Musique : Sune Martin
Production : Mikael Christian Rieks, Malte Grunert
Sociétés de production : Nordisk Film, Amusement Park Films
Distributeur : Bac Films
Genre : Guerre, drame historique
Durée : 101 minutes
Date de sortie : 1 mars 2017

Danemark, Allemagne – 2015

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Sortie DVD & Blu Ray de Viral, un film d’infectés avec des vers

Ce mercredi 1er Mars sort en Direct-To-DVD et Blu-ray Viral, un film d’infectés avec des vers manipulateurs de cerveaux, et qui n’aiment pas le scotch.

Synopsis : 2016. Le monde est subitement infecté par un mystérieux virus… Dans une petite ville des Etats-Unis, Emma et sa sœur Stacey découvrent horrifiées que les habitants contaminés se transforment en créatures féroces. Coupées du monde extérieur et prises au piège dans la ville, elles vont tenter de trouver un abri en attendant les secours. Mais le danger est partout…

Partout, en vous, en moi, dans la rue… PARTOUT !

Quel synopsis alléchant n’est-il pas ? Le film, vendu comme « le nouveau choc des producteurs de Sinister, Insidious et Ouija ! », a aux commandes « le duo explosif ultra courtisé Henry Joost et Ariel Schulman, réalisateurs du phénomène Nerve ». Ça vous donne envie de supplier votre banquier de vous accorder un micro-crédit de vingt euros pour vous acheter le Blu-ray du film, n’est-ce pas ?

Si oui, mettez-vous une claque, respirez longuement et lisez attentivement les quatre mots qui suivent : Viral est une daube.

Du teenage boursouflé, plat, cliché et puritain à en mourir (notez que les survivants seront les deux qui n’auront pas consommé leur passion ardente), aux dialogues stupides d’un film de genre plus bête qu’il ne l’est, Viral accumule tout ce qu’il ne faut plus avoir et faire dans un film de genre, et même dans un film tout court. 

Un infecté (le beau-père du lycéen tout gentil, Evan Klein, joué par un acteur beaucoup trop vieux, Travis Tope, 26 ans) a essayé de forcer la porte, puis il rôde autour de la maison. On le voit passer devant les fenêtres, on l’entend faire son bruit étrange avec sa gorge. Que dit le jeunot joué par le vieillot ? Réponse : « Il est tout près… », puis le beau-père saute à travers la fenêtre et pénètre donc dans la demeure. Ah Evan… Ce « Captain Obvious » (Capitaine évidence) qui nous manquait tant en ces temps troubles… Non merci.

L’héroïne, Emma, jouée par Sofia Black D’Elia (aperçue dans le récent et inattendu remake de Ben-Hur), est plus intelligente que ça, enfin presque. Après qu’elle ait dû faire un acte difficile pour elle à coup de flingue, Evan lui dit qu’ils doivent se sauver. Bien sûr, elle oublie l’arme de poing. Beh oui. Ils passent par une fenêtre, qu’ils ne referment pas, eh oui. D’ailleurs, ils n’avaient pas pris leurs masques, ce qui aurait pu les aider à éviter une possible infection mais non. Au début du film, son papa – ancien doctorant devenu prof’ de chimie et qui aurait trompé sa maman, rendant instable son couple et sa famille – oui le background est « très recherché » comme vous pouvez le lire –, explique aux élèves ce que sont les organismes multicellulaires et unicellulaires, notamment les parasites, qui apparaissent à l’écran à de multiples reprises sous la forme de vers. Le papa ajoute d’ailleurs que pour les retirer, il suffit de mettre un scotch sur leur ouverture, étouffant alors le parasite qui se doit de sortir pour respirer. Et devinez quoi, l’infection du film se fait sous la forme de vers monstrueux. Ainsi Emma, intelligente comme tout, va vouloir sauver un être cher en écoutant son père. S’en suit une séquence très absurde où elle étudie les boîtes de médicaments, digne de la séquence d’entraînement de Rocky avec Apollo dans Rocky III. Puis elle vient sur le toit pour vérifier si elle a retrouvé du réseau mais surtout pour placer un dialogue avec Evan. Que de scénaristes doués ! Bref, reprenons. Elle va au final donner des somnifères à sa sœur, puis placer un scotch sur l’ouverture placée sur sa nuque. Elle a un scalpel et de l’alcool. Devinez quoi, la bébête sort, et est vaincue ! Comment a-t-on pu écrire et encore plus accepter de réaliser une idée pareille ? On ne saurait dire, mais l’un des scénaristes et/ou réalisateurs a su rester raisonnable et ne pas laisser la situation se terminer proprement sur le ver crevé à coup de pieds du gentil Evan. Mais ça n’est pas pour autant que la suite vaut le coup. L’avant dernière séquence, digne d’un film catastrophe de haut niveau, est ainsi ridicule au possible, que ce soit dans l’action même que dans sa résolution improbable semblable à celle d’Aliens vs Predator Requiem. C’est pour dire…

« D’après le jeu vidéo multi-récompensé The Last of Us » ou presque.

En parlant des bruits de gorge de l’autre beau-papa transformé… Il faut aussi dire que le film n’apporte rien d’original au genre des histoires d’infectés. Du son de gorge/langue des infectés – devenus à un certain stade de l’infection – aveugles traquant leur proie à partir du bruit avec quelques augmentations physiologiques dues au parasite, en passant par les nids avec divers individus regroupés ensemble, Viral emprunte beaucoup trop au formidable, inspiré et original jeu de Naughty Games, The Last of Us, sorti en 2013 sur PS3, ressorti en version remasterisée pour la PS4 l’année suivante. De la séquence en véhicule après celle du lycée où la famille et Evan croisent en route deux voitures de police gyrophares allumés, tout droit sortie du premier épisode de l’adaptation éponyme signée Telltale, The Walking Dead, aux reprises d’éléments de The Last of Us, mêlées aux clichés et au pire d’un genre déjà bien riche, Viral n’apporte rien à ce genre. L’image est propre malgré le fait qu’on retrouve éternellement des plans clichés (parfois incohérents dans leur montage), les décors manquent souvent de figurants, et le récit est une mécanique de moments d’épouvante mêlés à d’autres d’horreur, ainsi que des instants de discussion teenage et de romance prépubère. Pire que ça, Viral, produit aussi par les frères Weinstein, nous apparaît comme une production infectée, voire même le fruit de l’infection increvable qui dégrade le cinoche malgré quelques rares surprises produites (Sinister et American Nightmare par exemple) : l’appât du gain.

Viral n’invente donc pas l’eau chaude. L’édition vidéo présentée non plus.

Elle ne contient aucun bonus, que vous achetiez l’édition DVD ou Blu-ray. Oh si, pardon, il y a les crédits et la bande-annonce dans les « Compléments » du support. La bonne blague n’est-ce pas ?

L’image du Blu-ray est propre, malgré du bruit vidéo et un manque de détails, peut-être plus dû à la pauvreté de ceux-ci dans les images (et même à la pauvreté de celles-ci) du film qu’à cause de l’édition de la version HD. Viral est vendu à 14,99 euros en DVD et 19,99 en Blu-ray. Au final, une déception tant par ce choix de film à éditer que par le contenu de l’édition pour Wild Side, qui nous a habitués à bien mieux.

https://www.youtube.com/watch?v=2a2ymd614go

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

Viral-DVD-sortie-film

Format image : 2.40, 16/9ème compatible 4/3

Format son : Anglais & Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres : Français

Durée : 1h29

Prix public indicatif : 14,99 €

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Blu-ray

Viral-Blu-ray-sortie-film

Format image : 2.40 – Résolution film : 1080 24p

Format son : Anglais & Français DTS HD Master Audio 5.1

Sous-titres : Français

Durée : 1h32

Prix public indicatif : 19,99 €

Sorties cinéma Mars 2017 : des mines, des maths, du sang et une malédiction

Les sorties à venir avec votre agenda cinéma du mois de Mars. Le mois de février fut le mois des récompenses, avec les Bafta, les Césars et les Oscars qui se sont suivis de près, une consécration pour La La Land et Manchester by the Sea côté anglophone, et pour Juste la fin du monde et Elle côté francophone. Un mois riche en cinéma certes, mais Mars ne sera pas en reste, avec de nombreuses grosses sorties. Chaque mois LeMagduCine vous propose un zoom sur les sorties du mois dont vous n’avez peut être pas encore eu vent.

Les Oubliés, de Martin Zandvliet. Le 1er Mars

Le film raconte l’histoire de jeunes soldats allemands faits prisonniers par l’armée danoise après la 2nde Guerre Mondiale. A peine sortis de l’adolescence ils vont devoir nettoyer une plage du Danemark de plusieurs milliers de mines posées par le régime nazi. Les mines, en dehors d’être l’une des plus grande machine de mort dont l’être humain ait eu l’idée, sont un excellent moyen d’apporter de la tension dans un film. Imprévisibles, destructrices et spectaculaires, ajoutez à cela quelques adolescents présents contre leur gré et vous obtenez quelques sueurs froides garanties.

Les figures de l’ombre, de Theodore Melfi. Le 8 mars

Les figures de l’ombre, ce sont les mathématiciennes afro-américaines qui ont permis par leurs calculs d’envoyer John Glenn dans l’espace et par la même occasion de faire avancer la cause des femmes et des noirs aux Etats-Unis. Le film est un carton gigantesque aux Etats-Unis avec 145 millions de recettes, dépassant même l’intouchable La La Land. Un succès publique et critique qui ne sera malheureusement pas suivi par les Oscars : arrivé en challenger, Les figures de l’ombre repartira les mains vides de la cérémonie. Le succès du film de l’autre côté de l’Atlantique et son sujet devraient néanmoins vous convaincre d’y jeter un œil.

 

Grave de Julia Ducournau, le 15 mars

Que se passe-t-il quand on met en contact une jeune étudiante vétérinaire, végétarienne depuis toujours et de la viande crue ? Une réaction en chaîne qui mène au cannibalisme, rien que ça. Grave est un film gore français, et rien que cette association de mots devrait être suffisante pour vous donner envie d’aller voir cet étrange projet. Un bon coup de pouce au film de genre français, que beaucoup imaginent en train de se noyer sous un océan de comédies plus remplies de clichés et de drames dépressifs. Le film a pour joyeuse réputation d’avoir provoqué quelques malaises lors de ses diffusions en festival. 

https://www.youtube.com/watch?v=5FB_9zONNtQ

La rage du démon de Fabien Delage. Le 25 mars

En janvier 2012, un collectionneur organise une projection privée d’un film de Georges Méliès (tout simplement le père des effets spéciaux) au musée Grévin à Paris. La séance tourne à l’émeute et la cause semble en être le film diffusé : la rage du démon. Le film semble provoquer des réaction très étranges chez celui qui le regarde. Ce documentaire va essayer de retrouver la trace de ce film et de comprendre d’où vient cette « malédiction » qui pèse dessus, le tout agrémenté d’interviews d’Alexandre Aja et Christophe Ganz. Le film est en réalité un Mockumentary, (ou documenteur dans la langue de Gérard Depardieu) c’est-à-dire qu’il présente sous la forme d’un documentaire un peu de vérité enroulé dans une couche de mensonge, ou inversement. Un projet innovant pour un réalisateur français qui avait déjà essayé de combiner le documentaire et l’horreur avec Dead Crossroads, documentaire sur les lieux hantés de France.

Également au cinéma ce mois-ci:

Le 1er mars:

  • Logan de James Mangold
  • Patients de Grand Corps Malade
  • T2 Trainspotting de Danny Boyle
  • Paula De Christian Schwochow
  • 20th Century Women De Mike Mills

Le 8 mars:

  • Miss Sloane de John Madden
  • Kong: Skull Island de Jordan Vogt-Roberts
  • Confession de Nicolas Boukhrief
  • Babyphone de Olivier Casas
  • Monsieur & Madame Adelman de Nicolas Bedos

Le 15 mars:

  • Chacun sa vie de Claude Lelouch
  • The Lost City of Z de James Gray
  • Jours de France de Jérôme Reybaud

Le 22 mars:

  • La Belle et la Bête de Bill Condon
  • Fantastic Birthday de Rosemary Mayers
  • Brimstone de Martin Koolhoven
  • Sage Femme de Martin Provost

Le 29 mars

  • Ghost In The Shell de Rupert Sanders
  • Gangsterdam de Romain Lévy
  • Baby Boss de Tom McGrath
  • A United Kingdom de Amma Asante

Auteur : Yvan Ribollet

Box-office France 2016 : Top 20 des films les plus vus au cinéma

Box-office France 2016 : chiffres, analyse et classement des films d’une année dominée par les comédies populaires, Chocolat, Radin !, les films d’animation, Zootopie, L’Âge de glace et les blockbusters, Rogue One : A Star Wars Story. Le Top 20 des sorties cinéma montre une envie de rire chez les français, les tendances de la fréquentation hexagonale en 2016 plébiscitent les suites de Tuche et de Camping. Parmi les autres longs-métrages les plus vus, l’oscarisé The Revenant, Deadpool, Les Animaux Fantastiques, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers…

Bien que l’année 2016 se soit montrée moins bonne que la précédente (46 films ayant passé la barre du million d’entrées au lieu de 48, un seul ayant dépassé les 5 millions de spectateurs l’année précédente…), elle n’en reste pas moins une année mémorable pour le box-office français. Et pour cause, avec ses 210 millions de billets vendus, elle se présente comme la seconde meilleure année pour les salles hexagonales depuis 50 ans (derrière 2011 et ses 217 millions de spectateurs). Un fait que l’on doit surtout à l’intérêt du public pour les films d’animation, les blockbusters mais surtout le cinéma français (qui représente à lui-seul 36% des fréquentations en salles). Ce dernier peut remercier les comédies, principales attractions allant des Tuche 2 à Pattaya, en passant par Les Visiteurs – La Révolution et Brice 3. Reste à sa voir si l’année 2017 se présentera avec de meilleurs chiffres ! Mais en attendant, attardons-nous encore sur 2016 et plus précisément les 20 longs-métrages les plus vus en France, leur exploitation venant tout juste d’être bouclée !

20. Suicide Squad, avec 2 284 058 entrées

Il aura fait couler beaucoup d’encre. Que ce soit lors de sa sortie en salles, devant affronter une vague de déception de la part des spectateurs qui se sont retrouvés face à un divertissement bancal et haché par la production. Ou bien lors de sa sortie dans les bacs, cette dernière mettant en avant une version longue aussi inutile que le film en lui-même. Mais grâce à une promo gargantuesque de la part de Warner/DC Comics et à quelques fervents défenseurs, Suicide Squad fait partie des plus grands succès de l’année 2016, talonnant de près son homologue en termes de blockbuster (voir film suivant). Et s’il se positionne à la 20e place chez nous, le long-métrage s’offre la 10e dans le monde (744 700 054 $) et la 9e aux États-Unis (325 100 054 $). Et pour un film de 175 millions de dollars, qui n’était pas spécialement attendu à la base (la Suicide Squad n’était pas connue du grand public), autant dire que le pari est gagné haut la main ! Surtout après avoir remporté l’Oscar des Meilleurs maquillages et coiffures !

Le succès sera-t-il cependant au rendez-vous pour sa suite, d’ores et déjà programmée ? Difficile à dire pour le moment, étant donnés les mauvaises critiques du premier opus ainsi que des nombreux problèmes de production que rencontre Warner/DC Comics pour mettre en place son univers de la Justice League. Quoiqu’il en soit, Suicide Squad 2 reste prévu. le projet fait même parler de lui actuellement par un changement de réalisateur plutôt surprenant. Et pour cause, les studios chercheraient à remplacer David Ayer (en charge du spin-off Gotham City Sirens) par Mel Gibson, fort de son retour notable avec Tu ne tueras point. Affaire à suivre !

19. Batman v Superman : l’Aube de la Justice, avec 2 500 796 entrées

L’homologue de Suicide Squad, c’est lui ! Le blockbuster le plus attendu de 2016. Ce qui était annoncé comme l’adaptation ultime des comics. Le fantasme absolu des geeks qui attendaient de voir leur affrontement sur grand écran. Nous voulons bien entendu parler de la suite de Man of Steel Batman v Superman, le duel entre l’Homme Chauve-Souris et l’Homme d’Acier. Malheureusement pour Warner/DC Comics, les retours critiques ne seront pas du tout à la hauteur des espérances, le film étant descendu à sa sortie. Un constat sévère qui causera une remise en question du projet Justice League et qui nuira par la suite à Suicide Squad et l’impact des futurs film de cette entreprise (comme Wonder Woman). Sans parler des récents Razzie Awards, pour lesquels il reçut de nombreuses nominations (dont celle du pire film de 2017). Mais avec l’engouement qu’il a créé et son ampleur promotionnelle, le long-métrage a su trouver son public, engrangeant 872 662 631 $ à travers le monde (dont 330 360 194 $ aux États-Unis). C’est loin du succès escompté, mais cela reste un score des plus honorables, surtout pour une telle production ayant coûté 250 millions de dollars.

Mais comme il est dit dans le paragraphe précédent, les avis négatifs sur Batman v Superman ont conduit les studios à revoir leur politique d’action concernant la Justice League. Un revirement de situation qui essaye de rattraper le tout, afin de satisfaire le moindre spectateur qui, pour le moment, critique les films de Warner/DC Comics à cause de leur manque d’humour et de leur aspect trop sombre. Poussant pour le coup la production à « marveliser » leurs futurs projets, alors que le problème principal provient d’elle-même : une promotion beaucoup trop clinquante (des bandes-annonces révélant le film avant de le voir en salles), un montage charcuté pour permettre la vente d’une version longue lors de la sortie en DVD/Blu-ray… Warner/DC Comics ne semble pas maîtriser son entreprise de contrecarrer Avengers et commence à en payer le prix. Dernier exemple en date : le film The Batman perd son réalisateur Ben Affleck (il est même question qu’il abandonne le rôle éponyme), remplacé par Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer, La Planète des Singes : l’Affrontement) qui évoque tout de même des tensions au sein même de la production (cette dernière voulant sortir le film « à n’importe quel prix », selon les paroles du cinéaste). L’année 2017 se présente donc comme celle de la dernière chance, tous les espoirs reposant désormais sur Wonder Woman et Justice League.

18. Kung Fu Panda 3, avec 2 559 648 entrées

Pour le premier film d’animation de ce top 20, c’est DreamWorks qui ouvre les festivités avec le retour du panda Po, Kung Fu Panda 3. Une valeur sûre pour le studio, qui tente de revenir à ses succès d’antan après avoir connu une petite crise commerciale engendrée par des échecs plutôt cuisants (M. Peabody et Sherman, En route !…). Résultats des courses, un bon score pour ce troisième opus, qui récolte 518 628 619 $ à travers le monde (dont 143 528 619 $ sur le sol américain). De quoi confirmer l’engouement des films d’animation auprès du grand public ! Est-ce une réussite pour autant ? Si les critiques se sont révélées plutôt favorables envers ce Kung Fu Panda 3, les chiffres ne sont pas des plus fameux pour le studio, qui espérait remonter la pente avec ce projet.

Car si le long-métrage fait partie des nombreux top 20 élaborés à l’international et en France, il n’arrive pas à la cheville de ses prédécesseurs, qui avaient rassemblé plus de 600 millions de dollars chacun. Dans toutes les catégories possibles, Kung Fu Panda 3 se trouve être l’épisode le moins lucratif de la franchise. Un constat quelque peu alarmant pour DreamWorks qui, même s’il semble se lancer dans des projets originaux (comme en témoigne le futur Baby Boss), reste toujours ancré dans ses plus grands succès, ne pensant qu’aux suites (Dragons 3, Shrek 5, Le Chat Potté 2 et Madagascar 4). Et le studio a beau avoir annulé Les Croods 2, il lui sera difficile de revenir sur le devant de la scène de l’animation, menée d’une main de maître par Pixar et désormais Illumination Entertainement.

17. Miss Peregrine et les Enfants Particuliers, avec 2 692 266 entrées

Si le film est loin de faire l’unanimité auprès du public et notamment chez les fans de Tim Burton, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers restera comme le grand retour du papa d’Edward aux mains d’argent aux box-office. En effet, lui qui avait perdu bon nombre de spectateurs au fil de ses réalisations (son dernier succès en salles, Alice aux Pays des Merveilles, date déjà de 2010), il renoue avec la notoriété grâce à ce blockbuster manquant certes d’originalité mais se montrant suffisamment sympathique pour attirer les spectateurs les moins difficiles. Résultat des courses : pour un budget avoisinant les 110 millions de dollars, Burton parvient a engrangé 238 711 687 $ de recettes mondiales, dont 87 101 368 $ chez l’oncle Sam. C’est toujours assez faiblard dit comme ça, mais cela reste meilleur que Dark Shadows, Frankenweenie et Big Eyes.

Cette renaissance commerciale permettra-t-elle à Tim Burton d’en finir avec la crise artistique actuelle qu’on lui connait ? Se présentera-t-elle comme l’occasion pour le réalisateur de revenir à des projets plus personnels comme il avait autrefois le secret ? Pas si sûr… À l’ordre du jour, seuls deux projets sont dans l’agenda du cinéaste. Et encore, il s’agit de projets non confirmés ou qui attendent d’être lancés pour réellement faire parler d’eux : Beetlejuice 2, au point mort depuis quelques années (et qui ne semble pas bouger d’un iota), et l’adaptation de Dumbo pour les studios Disney. Si les succès commerciaux sont revenus dans le quotidien de Burton, il en est tout autrement pour des films plus originaux. Quant à un Miss Peregrine 2, ce n’est pas d’actualité.

16. Les Trolls, avec 2 712 699 entrées

Deuxième film d’animation au classement, deuxième production de DreamWorks… et la dernière à mettre au compteur de 2016. Petite surprise qu’est Les Trolls car ayant réussi à s’imposer face à Kung Fu Panda 3 alors que tous les yeux étaient rivés sur ce dernier. Un projet original qui a donc su se faire remarquer chez nous et aux États-Unis, où il occupe la 18e place des plus grands succès de l’année avec 152 746 952 $ (Kung Fu Panda 3 le talonne à la 19e position). Mais tout n’est pas rose au pays de ces petites créatures hautes en couleurs, étant donné que le long-métrage peine à se faire voir à l’international, occupant pour le coup la 26e place avec 337 846 952 $ de recettes mondiales (un moins bon score qu’En route ! qui affiche 396 041 607 $). C’est sûr qu’avec de tels chiffres,  les studios DreamWorks ont bien du mal tenir la distance avec Pixar et Illumination Entertainement qui – vous le verrez plus tard dans ce top – dépassent sans mal les 800 millions de dollars. Et ce grâce à un titre, et non par le cumul de plusieurs projets ! Ils peuvent toutefois être fier d’être nominés aux Oscars 2017, Les Trolls concourant pour la Meilleure musique originale avec Can’t Stop the Feeling ! de Justin Timberlake, Max Martin et Karl Johan Schuster (récompense finalement remportée par La La Land avec City of Stars).

Mais DreamWorks ne compte pas s’arrêter-là ! Outre les suites prévues au programme, le studio fonde également leurs espoirs sur des nouveautés, attendues en salles dans les années à venir. Nous vous avions déjà parlé de Baby Boss (sortie française le 29 mars) par le biais de Kung Fu Panda 3, sachez également que la firme prévoit une autre réalisation le 19 juillet avec Captain Underpants. Un film d’animation surfant sur la vague des super-héros dans lequel un héros de comic book, écrit par des élèves de CM1, va prendre vie. Également présents sur le planning : Larrikins (2018), Everest (2019) et B.O.O. : Bureau of Otherworldy Operations (en projet), sur lesquels aucune information n’a, pour le moment, été divulguée.

15. Radin !, avec 2 920 360 entrées

Dany Boon fait désormais partie intégrante de la comédie française. Lui, l’humoriste participant à divers films a su aussi bien imposer sa présence dans les projets que ses propres réalisations. Avec l’immense succès de Bienvenue chez les Ch’tis, le bonhomme attire le public à chaque fois. Et ce fut encore le cas en 2016 avec Radin !, un film réalisé par Fred Cavayé. Ce dernier délaisse le thriller d’action (Pour elleÀ bout portant et Mea Culpa) pour se lancer dans le comique (c’était déjà le cas avec le segment Le Prologue du film Les Infidèles). Si le long-métrage affiche des avis partagés, critiquant principalement le fait que le film s’enlise dans la facilité plutôt que le politiquement incorrect, il aura su attirer pas loin de 3 millions de spectateurs. Un score qui rattrape les performances « potables » d’Un plan parfait (1 203 215 entrées), Eyjafjallajökull (1 787 433 entrées) et Lolo (906 840 entrées).

Mais c’est plutôt du côté de ses réalisations que le succès est toujours au rendez-vous pour Dany Boon, et ce n’est un secret pour personne ! Même si, à vue d’œil, les chiffres connaissent une baisse de régime à chaque projet, les films de l’humoriste font fureur en salles : Bienvenue chez les Ch’tis (20 489 303 entrées), Rien à déclarer (8 150 825 entrées) et Supercondriaque (5 269 924 entrées). Et il faudra également ajouter à tout cela son tout nouveau film, RAID Dingue, qui vient tout juste de sortir et d’attirer 2 651 164 spectateurs en deux semaines. Dépassant pour le coup sa toute première réalisation, La Maison du Bonheur (1 146 962 entrées), depuis passée aux oubliettes. Avec tout ce palmarès en poche, Boon ne compte pas s’en arrêter-là ! Surtout que le principal intéressé a récemment déclarer vouloir arrêter les one-man shows pour se concentrer sur le cinéma et le théâtre. Une annonce qu’il applique aussitôt en s’attaquant à son tout nouveau projet qu’est Une jolie ch’tite famille, prévue pour le 28 février 2018.

14. Captain America : Civil War, avec 2 983 637 entrées

Encore une fois, le tandem Disney/Marvel aura su dominer Warner/DC Comics en proposant également une bataille de super-héros. Bien que plus enfantin et visant à tout prix l’action, Captain America : Civil War a littéralement mis la pâtée à Batman v Superman en côtoyant les 3 millions d’entrées. Même s’il ne rivalise pas avec les films Avengers, ce troisième opus du super-héros fait partie des plus grand succès de 2016, écrasant même son homologue Doctor Strange (relégué à la 30e place du classement français avec 1 919 955 entrées). Si ce n’est pas une évidence en regardant notre top national, il faut jeter un coup d’œil à l’international pour se rendre compte de la suprématie du blockbuster : 3e place aux États-Unis (avec 408 084 349 $) et tout simplement leader de l’année dans le monde entier (avec 1 152 683 117 $). Ce qui en fait à l’heure actuelle le 12e plus grand succès de tous les temps, talonnant de près Les Minions (1 157 275 017 $).

Mais assez parlé chiffres – en tout cas pour ce film – et profitons-en pour faire un point sur les futurs films estampillés Disney/Marvel ! Autant le dire tout de suite, l’année 2017 sera plutôt chargée, proposant pour le coup trois longs-métrages de la firme. Le premier étant le très attendu Les Gardiens de la Galaxie : Volume 2 attendu en France le 26 avril et qui est déjà considéré, après des projections tests, comme le meilleur film Marvel qui puisse exister. Viendra ensuite le 12 juillet Spider-Man : Homecoming, le premier film en solo de l’Homme-Araignée depuis son apparition dans Civil War. Et enfin Thor : Ragnarok le 25 octobre, troisième opus du dieu nordiste qui verra revenir son comparse Hulk, absent des écrans depuis Avengers : l’Ère d’Ultron. D’autres projets sont également en chantier (Black Panther, Avengers : Infinity War, Ant-Man and the Wasp, Captain Marvel, Avengers 4, Les Inhumains)… mais chaque chose en son temps !

13. Demain tout commence, avec 3 208 905 entrées

Il aura été à l’affiche d’un biopic ayant bien fonctionné (Chocolat, avec 1 920 819 entrées). Il aura poursuivi sa carrière hollywoodienne en faisant face à Tom Hanks dans un opus ayant moins bien marché que Da Vinci Code et Anges & Démons (Inferno, avec 900 311 entrées). Et enfin, il aura prêté sa voix à un oiseau colérique (Angry Birds, avec 828 119 entrées) et à un ours polaire (Norm, avec 490 284 entrées). Bref, Omar Sy aura été des plus polyvalents en cette année 2016, sans toutefois attirer les curieux malgré son fort capital sympathie auprès du public. Seul le film de Roschdy Zem a su gagner son public. Mais c’est avec une « surprise », un long-métrage qui n’était pas spécialement attendu, que l’ex-complice de Fred Testot remporte les suffrages hauts la main. Une comédie dramatique attachante intitulée Demain tout commence qui peut se vanter d’avoir dépassé la barre des 3 millions de spectateurs. Ce qui en fait le second plus gros succès du comédien derrière les 19 440 920 entrées d’Intouchables (si l’on oublie les scores de Jurassic World et de X-Men : Days of Future Past).

Alors que son parcours américain semble pour le moment en suspens après trois gros blockbusters, Omar Sy est revenu à un cinéma beaucoup plus national, comme pourra en témoigner 2017. Il suffit de voir le début de cette année, qui voit le comédien au doublage du film d’animation Sahara. Ce dernier, bien qu’étant toujours en salles, n’est certes pas un carton (seulement 700 577 entrées en trois semaines) mais a su profiter des vacances d’hiver pour ameuter le jeune public. Outre ce petit divertissement, nous devrions également retrouver Omar dans Knock, une comédie française réalisée par Lorrain Lévy (Le fils de l’autre) qui peut déjà compter sur Ana Girardot, Alex Lutz, Chantal Lauby, Pascal Elbé, Anaïs Demoustier et Sabine Azéma à son casting.

12. Camping 3, avec 3 228 313 entrées

En 2006, personne ne se serait douté qu’un Franck Dubosc en maillot de bain et écrevisse gonflable sous le bras, lâchant une réplique devenu culte (« Alors, on n’attend pas Patrick ?« ), serait l’un des plus grands succès de la comédie française. Et pourtant, Camping réussit ce pari pour le moins difficile en réunissant pas loin de 5,5 millions d’entrées. Une surprise qui donna naissance à une suite qui ne lui parvint aucunement à la cheville, dépassant tout de même la barre des 3 millions de spectateurs. Honnêtement, qui aurait pu penser ça ? D’autant plus qu’aujourd’hui, nous en sommes à Camping 3, nouvel opus sorti dix ans après le premier (déjà…) et qui, témoignant tout de même une nette baisse de l’intérêt du public pour la franchise (il s’agit du moins score de celle-ci), arrive à rassembler suffisamment de fidèles pour assurer le succès de la saga. Et ce malgré des critiques pour le moins assassines !

Aurons-nous droit à un Camping 4 pour autant ? Bien que les chiffres soient en la faveur du projet (et que l’appât du gain est souvent le plus fort), il semblerait que le projet ne soit pas d’actualité. En effet, Franck Dubosc penche actuellement sur d’autres films qui, d’ailleurs, seront prochainement dans les salles : Boule & Bill 2 (19 avril 2017) et Les beaux malaises (une série TV). Mais rien n’est impossible au cinéma ! Surtout que malgré sa réticence, l’humoriste déclarait l’été dernier être ravi d’enfiler à nouveau le « slip » de Patrick Chirac et que quelques idées de scénario auraient déjà été couchées sur papier avec le réalisateur Fabien Onteniente. Bien entendu, rien de lancé ni d’officiel pour le moment, et il se peut qu’un retour aux Flots Bleus soit compromis, le cinéaste travaillant sur son tout nouveau film intitulé 100% bio.

11. Le Monde de Dory, avec 3 429 912 entrées

Que serait une année sans son Pixar au box-office ? Il était évident que 2016 y retrouverait sans mal Le Monde de Dory, qui succède pour le coup à Vice-Versa et Le Voyage d’Arlo. Si le film ne parvient pas à dépasser la barre des 4 millions d’entrées comme les pensées, il surpasse sans mal le petit dinosaure, resté à plus de 2,7 millions de spectateurs. Mais il faut tout de même admettre que l’on en attendait plus de la suite du Monde de Nemo, énorme carton de l’année 2003 dans nos contrées (9 311 689 entrées) occupant sans mal la première place devant Le Seigneur des Anneaux : le Retour du Roi. Est-ce l’effet « y en a marre des n°2 » ?  Néanmoins, si le long-métrage n’a fait que le tiers de son score français, il pulvérise son prédécesseur à l’international (sans doute aidé par les tarifs de la 3D) : second plus grand succès de 2016 et Pixar ayant le plus fonctionné aux États-Unis (486  295 561 $, pour un budget de 200 millions de dollars) ; 22e plus gros carton de tous les temps avec 1 024 395 561 $ de recettes mondiales, ce qui en fait le deuxième Pixar milliardaire (derrière les 1 063 143 492 $ de Toy Story 3). Bref, une bien belle réussite pour le célèbre studio d’animation !

En sera-t-il de même avec ses futurs projets ? En tout cas, il est certain que 2017 sera, comme 2015, une année Pixar car proposant deux titres des papas de Toy Story. Premièrement, déboulant à pleine vitesse dans les salles obscures le 2 août, nous aurons droit au retour de Flash McQueen dans Cars 3, une suite qui s’annonce beaucoup plus sombre et mature que les opus précédents (ce que nous révèle en tout cas la bande-annonce). Ensuite, un film original avec Coco, prévu depuis 2015 qui sortira finalement le 29 novembre 2017, avec pour sujet principal le Jour des morts mexicain. Dans les années à suivre, il faudra également s’attendre à d’autres titres. Mais pour le moment, ce sont des suites qui sont programmées : Les Indestructibles 2 pour 2018 et Toy Story 4 prévu en 2019. Autant dire que le studio ne compte pas se reposer sur ses lauriers et compte bien préserver sa place de grand studio d’animation. Toutefois, il serait tout de même préférable que ce dernier parvienne à cartonner avec des projets originaux et non des sequels malgré les qualités certaines de ces dernières (notamment Toy Story 3 et Le Monde de Dory).

10. L’Âge de Glace : les Lois de l’Univers, avec 3 456 526 entrées

Dans le domaine de l’animation, on parle toujours de Pixar et de DreamWorks. Depuis quelques années, il faut aussi prendre en compte Illumination Entertainment, qui a littéralement supplanté le marché avec sa franchise Moi, moche et méchant. Mais avant l’arrivée de ce dernier, nous parlions également du studio Blue Sky, qui n’avait pas à rougir de la concurrence. Il faut tout de même admettre que 2015 n’était pas une bonne année, ayant dû faire face au faible score de Snoopy et les Peanuts (à peine 243 millions de dollars à travers le monde, dont 829 536 entrées en France). Une déception commerciale balayée avec le retour sur le devant de la scène de leur plus grande franchise avec un cinquième opus, à savoir L’Âge de Glace : les Lois de l’Univers. Mais même là le film déçoit, dépassant à peine le score du tout premier épisode (3 029 752 entrées) alors que les autres films avaient dépassé sans mal la barre des 4 millions de spectateurs (le 3 ayant même atteint celle des 7 millions). Constat identique à l’international, où le film d’animation doit se contenter d’un 404 963 008 $ de recettes mondiales alors que la franchise nous avait habitué à bien mieux (plus de 600 millions pour le 2, et plus de 800 millions pour le 3 et le 4). Une chute qui causerait l’extinction de la saga ? Pas si sûr…

Et pour cause, dans ses futurs projets, Blue Sky compte s’atteler à L’Âge de Glace 6, prévu pour 2019. Mais au vu des chiffres peu encourageants de ce cinquième film, il se peut que le studio révise sa politique d’exploiter le filon à fond et de se tourner bien plus vers ses productions originales. Comme Ferdinand, prévu pour cette année, ou encore Anubis, attendu courant 2018. Il serait même temps pour Blue Sky de se réveiller un peu, n’ayant jusque-là compté que sur l’immense succès de sa franchise phare et de celle de Rio, alors que sa filmographie ne cesse de s’agrandir au fil des années (Robots, Horton, Epic : la Bataille du Royaume Secret, Snoopy et les Peanuts). Avec Pixar, Illumination et DreamWorks en tant que rivaux, il faudra bien plus qu’un Âge de Glace pour revenir sur le devant de la scène !

09. Le Livre de la Jungle, avec 3 715 947 entrées

Dans sa politique de réadapter en film live leurs plus grands chefs-d’œuvre d’animation, les studios Disney n’ont pas encore réussi à battre le précurseur de cette initiative commerciale : Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton (4 536  669 d’entrées en France, 1 024 270 976 $ de recettes mondiales). D’autant plus que l’entreprise semble régresser au fil des films question chiffres, de Maléfique à Peter et Elliott le Dragon, en passant par Cendrillon et Alice – De l’autre côté du miroir. Le Livre de la Jungle de Jon Fravreau aura su, en 2016, redonner confiance à la production, le film ayant été un franc succès grâce à son rendu visuel et son côté nostalgique (même si certains réfractaires crient au remake sans intérêt). Outre son score français, le long-métrage a cumulé 965 601 123 $ à travers le monde, dont 364 001 123 $ sur le sol américain. Ce qui en fait le 5e plus gros succès aussi bien à l’international que chez l’oncle Sam en cette année 2016. Sans compter que le film vient tout juste de remporté l’Oscar des Meilleures effets visuels !

Avec un tel succès, il est évident que les studios Disney ne comptent pas s’en arrêter là. Et pour cause, hormis La Belle et la Bête attendu chez nous le 22 mars 2017 et de nombreuses suites (Maléfique 2 et Le Livre de la Jungle 2, pour le moment en projet), les adaptions des dessins animés de notre enfance en films live vont pulluler dans les années à venir, comme peut en témoigner le planning de la production :

  • Mulan, attendu en France pour le 31 octobre 2018, avec Niki Caro à la réalisation (L’affaire Jason Aimes).
  • Dumbo, avec – comme il a été dit pour Miss Peregrine et les Enfants Particuliers – Tim Burton à la barre.
  • Cruella, une sorte de Maléfique pour Les 101 Dalmatiens (raconté du point de vue de l’antagoniste) produit par Glenn Close et réalisé par Alex Timbers (Mozart in the Jungle). Emma Stone serait pressentie pour incarner la célèbre méchante.
  • Le Roi Lion, réalisé à son tour par Jon Favreau et qui verra le retour de James Earl Jones au doublage de Mufasa. Donald Glover (Lando Calrissian dans le spin-off sur Han Solo) prêtera sa voix à Simba.
  • Christopher Robin, l’histoire du petit garçon ami avec Winnie l’Ourson. Un projet semblable sur le papier à Hook, qui sera réalisé par Marc Forster (Neverland, Quantum of Solace, World War Z).
  • Le Prince Charmant, un film exclusivement centré sur le personnage emblématique des histoires de princesses.
  • James et la Pêche Géante, qui pourrait être dirigé par Sam Mendes (American Beauty, Skyfall), actuellement en négociations  avec la production.
  • Pinocchio, scénarisé par Peter Hedges (Gilbert Grape, Coup de foudre à Rhode Island).
  • Merlin l’Enchanteur, écrit par Bryan Cogman (l’un des scénaristes de Game of Thrones).
  • Aladdin, avec Guy Ritchie (Snatch, Sherlock Holmes) pressenti à la réalisation.
  • Genies, un prequel à Aladdin.
  • Blanche-Neige, écrit par Erin Cressida Wilson (La fille du train).
  • Rose Red, une sorte de suite à Blanche-Neige centrée sur un personnage présent dans le conte des frères Grimm, qui verra la sœur de la princesse se lancer dans un quête avec les 7 nains pour briser la malédiction de celle-ci.
  • La Nuit sur le Mont Chauve, une adaptation du segment sombre et pessimiste de Fantasia dans lequel apparaissait le Diable.
  • La Petite Sirène, en pleine étude financière par le studio afin d’en évaluer la rentabilité (le projet est juste évoqué, pour le moment).

08. Comme des bêtes, avec 3 724 347 entrées

Depuis le début de cet article, à chaque fois que nous évoquions le domaine de l’animation, nous parlions des trois studios en chef de ce style divertissement : Pixar, DreamWorks et Illumination Entertainment. Mais, pour ce dernier, nous n’avions jusque-là aucun représentant au box-office. Il fallait donc attendre la 8e position du classement pour voir que les papas de Moi, moche et méchant ont réussi là où semble patiner Blue Sky : sortir un nouveau succès en dehors de sa franchise phare. Ainsi, après un opus mémorable (Moi, moche et méchant 2) et un carton planétaire avec le spin-off Les Minions (11e plus gros succès de tous les temps avec 1 157 683 117 $), le studio a su livrer en été 2016 un projet original rentable au possible. Outre ses chiffres français, Comme des bêtes a sans conteste séduit le monde entier, engrangeant 874 484 330 $ à travers le monde, dont 368 384 330 $ aux USA. Un bien joli score pour ce film d’animation au budget de 75 millions de dollars, bien inférieur à ce qui se fait chez la concurrence (entre 100 et 150 millions de dollars).

Et l’année 2017 portera également ses fruits pour le studio d’Illumination Entertainment ! Rien qu’avec le tout nouveau film Tous en scène qui cartonne aussi bien en France (actuellement en salles, avec plus de 2 millions de spectateurs au compteur) que de l’autre côté de l’Atlantique (plus de 266 millions de dollars) où il grimpe encore les échelons de l’année 2016 (étant sorti sur le sol américain en décembre dernier). Un beau petit succès qui s’annonce comme une mise en bouche au véritable ouragan qui se prépare pour l’été 2017. Celui de Moi, moche et méchant 3, prévu dans nos salles obscures le 5 juillet, qui a d’ores et déjà toutes ses chances de figurer au top 20 (voire même top 10) de cette nouvelle année. Illumination Entertainment a encore de bien beaux jours devant lui, d’autant plus que le studio compte parmi ses futurs projets bon nombre de suites (Les Minions 2, Comme des bêtes 2 et Tous en scène 2) et autres préparatifs (Comment le Grinch a volé Noël !, Woody Woodpecker et Clifford the Big Red Dog) jusqu’en 2020.

07. Deadpool, avec 3 738 348 entrées

Dire que ce blockbuster n’était pas attendu serait mentir, surtout avec toute la promotion faite autour lors de sa sortie. D’autant que ce film, beaucoup de fans de comics étaient impatients de le voir depuis son annonce en 2009, après X-Men Origins : Wolverine. Par contre, que le public se retrouve avec un carton planétaire, ça, c’était une énorme surprise ! Qui plus est face à un film assurément violent et vulgaire, projet que renient pourtant les productions hollywoodiennes afin d’éviter la censure et de perdre du profit. Deadpool s’est pourtant présenté comme le plus grand film de super-héros de 2016, battant haut la main la concurrence (Suicide Squad, Batman v Superman et Captain America : Civil War) et même son homologue du duo Marvel/20th Century Fox (X-Men : Apocalypse, qui n’a pas eu le succès escompté). Les choses diffèrent cependant à l’international, mais cela n’empêche pas ce petit divertissement de 78 millions de dollars d’occuper la 9e place aux États-Unis (363 070 709 $) et la 6e dans le monde entier (782 612 155 %).

Depuis des années, Ryan Reynolds rêvait d’avoir un rôle de super-héros emblématique. Il l’avait trouvé dans X-Men Origins : Wolverine, mais la qualité douteuse du film a freiné bon nombre de producteurs. Il s’est aventuré chez la concurrence avec Green Lantern pour finalement se retrouver à l’affiche d’un échec commercial et critique cuisant. Mais à force de patience et de persévérance, le comédien est parvenu à ses fins et se retrouve propulsé à la tête d’une nouvelle franchise de super-héros hautement populaire. Et même si le projet semble connaître des hauts et des bas (le réalisateur Tim Miller ayant quitté celui-ci, remplacé par David Leitch), Deadpool 2 est bien parti pour cartonner comme son prédécesseur vers 2018-2019. Sans compter que le premier opus a laissé une trace indélébile dans le cinéma hollywoodien, qui semble enfin laisser une chance à des projets beaucoup plus matures et violents (Rated R, interdits aux moins de 17 ans). Ainsi, grâce à Deadpool, nous aurons droit à un Wolverine retrouvant sa bestialité d’origine (Logan, attendu pour le 1er mars 2017) ou encore notre chasseur extra-terrestre préféré évitant l’aseptisation propre aux blockbusters actuels (The Predator, prévu pour le 7 mars 2018).

06. The Revenant, avec 3 783 833 entrées

Vous l’aurez remarqué, ce sont toujours les mêmes genres de divertissements qui se retrouvent en tête du box-office : les comédies françaises, les gros blockbusters et les films d’animation. Mais de temps en temps, il existe des exceptions comme The Revenant. Bien que l’on puisse tout de même parler de blockbuster, notamment avec ses célébrités au casting (Leonardo DiCaprio et Tom Hardy) et son budget pour le moins conséquent (135 millions de dollars), il reste tout de même un film d’auteur à connotation expérimentale. Le genre de long-métrage qui a du mal à dépasser la barre du million de spectateur en France et à récolter suffisamment de billets verts pour faire de l’ombre à des divertissements tels que Warcraft : le Commencent, Jason Bourne ou encore Star Trek : Sans limites. Mais les qualités indéniables mises en valeur par des critiques unanimes et le fait que DiCaprio ait (enfin !) obtenu l’Oscar du Meilleur acteur ont permis à The Revenant d’atteindre la notoriété, cumulant près de 530 millions de dollars dans le monde (dont 183 637 894 $ chez l’oncle Sam).

Jusque-là, le réalisateur mexicain Alenjandro González Iñárritu était connu pour ses films encensés par la critique (Babel, Birdman). Mais comme son compatriote Alfonso Cuarón (Gravity), il va devoir rebondir sur ce succès commercial sans toutefois perdre son savoir-faire ni sa notoriété mondiale. Un défi difficile à relever qui ne doit pas empêcher le cinéaste de revenir à des projets plus personnels, plus intimistes. Pour le moment,  nous ignorons tout du futur long-métrage d’Iñárritu. Même chose pour Leonardo DiCaprio qui, même après avoir obtenu l’Oscar, doit continuer sur sa lancée (comme à son habitude) et offrir de sa personne à des films qu’il semble choisir avec minutie, aussi bien en tant qu’acteur que producteur (le récent Live By Night).

05. Les Animaux Fantastiques, avec 4 000 423 entrées

Retrouver l’univers magique de Harry Potter dans les hautes sphères du box-office était un fait assuré d’avance, même de la part d’un spin-off. Il faut bien avouer que les chiffres ne sont pas faramineux pour autant, le film affichant des scores inférieurs au reste de la franchise. La faute sans doute au fait de ne pas retrouver le célèbre sorcier à lunettes et de faire face à un produit hollywoodien voulant exploiter à fond le filon. Mais en ayant su conserver toute la magie de la franchise originelle et de proposer une histoire inédite, Les Animaux Fantastiques a trouvé son public, qui attend avec impatience les nouvelles aventures de Norbert Dragonneau. Et en dépassant la barre des 4 millions d’entrées tout en cartonnant à l’international (808 627 738 $ dont 232 927 738 $ aux États-Unis), il est certain que la suite de cette nouvelle saga saura attirer bien plus de spectateurs et rivaliser sans mal avec Harry Potter.

À la base prévue pour n’être qu’une trilogie, la franchise Les Animaux Fantastiques va finalement se présenter en cinq opus, tous réalisés par David Yates. Il faudra juste patienter entre chaque épisode, la Warner ayant programmé leur sortie respective à deux ans d’intervalles (du moins pour les deux prochaines suites, prévues pour 2018 et 2020). Le temps de profiter pleinement de l’univers riche et incroyable de J.K. Rowling et d’attendre de voir si le projet d’adaptation de la pièce de théâtre Harry Potter et l’Enfant Maudit se concrétise enfin (le projet étant sans cesse évoqué puis nié avant d’être relancé).

04. Les Tuche 2 – Le rêve américain, avec 4 619 884 entrées

La comédie française de l’année 2016 n’est ni Radin ! ni Demain tout commence. Cela ne sera pas Camping 3 et ce malgré la notoriété de la franchise. Et encore moins la monstrueuse déception qu’est Les Visiteurs – La Révolution, qui ne figure même pas dans ce top 20 (relégué à la 22e position avec 2 195 018 entrées) ! Non, la comédie ayant le plus cartonné l’année dernière est une suite. Celle d’un film Olivier Baroux, ayant déjà fait ses preuves au box-office en 2011 avec plus de 1,5 millions de spectateurs. Le réalisateur a en effet récidivé en réunissant à nouveau toute son équipe de beaufs et fait avec Les Tuche 2 tout bonnement sensation. Les critiques sont très partagées sur le rendu final, le résultat commercial est pourtant bel et bien là : avec plus de 4,5 millions d’entrées, la famille des Tuche fait désormais partie intégrante de la comédie française. Joli parcours !

Et les fans seront ravis d’entendre qu’un troisième opus est déjà en préparation, attendue pour le 7 février 2018. Avec le cinéaste à la barre, mais également le même casting à l’affiche (Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty…). Mais cette fois-ci, après Monaco et les USA, les Tuches se retrouveront propulsés en pleine période électorale, face aux portes de l’Élysée qui leur seront grandes ouvertes ! Un succès assuré d’avance qui peut encore nuire à l’effet « encore une suite »… Cependant, avec le score de ce second opus, pas sûr que l’aura comique de cette famille chute de la sorte en si peu de temps !

03. Zootopie, avec 4 843 877 entrées

Les films d’animation Disney dits modernes (qui diffèrent des histoires de princesses comme Volt ou encore Les Mondes de Ralph), bien que parvenant à réunir suffisamment de recettes mondiales, ne sont pas à proprement parler d’immenses succès commerciaux. Il y aura bien eu Les nouveaux héros, mais nous ne pouvons le compter, ce long-métrage ayant surfé sur la vague actuelle des films de super-héros. Avec Zootopie, ce n’était toujours pas gagné d’avance, surtout avec une banale enquête policière qui semblait n’avoir pour elle que des animaux anthropomorphes comme protagonistes. Mais par le biais d’un scénario beaucoup plus malin et pointu que prévu et une animation aux petits oignons, le film d’animation est devenu le Disney que plus personne n’attendait. Jugé pour beaucoup comme le meilleur de la firme depuis belle lurette, Zootopie est resté de longs mois en tête du box-office français tout en engrangeant en parallèle 1 023 227 498 $ de recettes mondiales (dont 341 268 248 $ aux USA). Ce qui est le 4e plus gros succès de 2017 (le 7e sur le sol américain). Une surprise de taille, récompensée par l’Oscar du Meilleur film d’animation qui plus est !

Alors que les studios Disney semblent revenir à leur politique de suites des films d’animation, il faudra s’attendre dans les années à venir à La Reine des Neiges 2 mais aussi aux Mondes de Ralph 2. Il ne serait dont pas étonnant de voir un jour cette actualité tomber : « la suite de Zootopie est lancée ». Bien que cette décision soit d’emblée discutable – et beaucoup espèrent que cela ne se fera pas -, il faut tout de même avouer que contrairement à d’autre productions de la firme, ce long-métrage se prête aisément au fait d’avoir un second opus : avoir une intrigue basée sur une toute nouvelle enquête policière, avoir d’autres gags à faire avec les animaux (comme le coup des paresseux en fonctionnaires), et, principalement, de voir le message du premier film évoluer avec ce qui se passe dans le monde. Mais pour l’instant, l’heure est aux spéculations et il nous tarde surtout de voir si les studios aux grandes oreilles sauront poursuivre sur leur lancée avec de nouveaux projets originaux et de qualité aussi élevée.

02. Rogue One : A Star Wars Story, avec 4 968 628 entrées

Rogue One est à Star Wars ce que Les Animaux Fantastiques est à Harry Potter : le spin-off d’une franchise culte au possible ! Ce qui, d’entrée de jeu, offrait au projet une étiquette de « vilain petit canard ». De produit purement commercial réalisé dans le seul but d’attirer les foules en jouant à fond la carte de nostalgie, de la notoriété. Et quand viennent s’ajouter des problèmes de production peu encourageants (le ton du film qui ne plaisait pas à Disney pour le marketing qui suivait derrière la sortie en salles, des scènes retournées peu de temps avant celle-ci…), autant dire qu’il y avait de quoi appréhender le résultat. Fort heureusement, Rogue One n’a pas eu besoin de se contenter de son appartenance à la franchise pour rencontrer son succès fort mérité. Il aura fallu un cinéaste talentueux, Gareth Edwards, pour liver ce que beaucoup considèrent comme l’un des meilleurs opus de la saga. Ce qui n’est pas rien ! Et si le film ne parvient pas à atteindre le score pharaonique de l’Épisode VII (deuxième long-métrage à avoir franchi la barre des 2 milliards de dollars dans le monde, derrière Avatar), il reste l’un des plus grands succès de l’année 2017 : leader du classement américain avec plus de 528 millions de dollars, 2nd du classement mondial avec près de 1,05 milliards de dollars en poche. La déferlante Star Wars n’est pas prête de s’estomper !

Surtout avec un planning aussi pointilleux et précis que ce celui érigé par Lucasfilm/Disney, proposant un film Star Wars tous les ans. Ainsi, attendez-vous à retourner dans une galaxie lointaine, très lointaine, avec les projets suivants :

  • l’Épisode VIII réalisé par Rian Johnson (Looper) prévu en France pour le 15 décembre 2017 et qui poursuivra la nouvelle trilogie entamée par Le Réveil de la Force deux ans plus tôt. Alors que les fans s’impatientent de voir débarquer la première bande-annonce, ces derniers ont déjà ouvert bien des débats sur la signification du titre fraîchement dévoilé : Les Derniers Jedi (The Last Jedi en VO).
  • un second spin-off, centré cette fois-ci sur le personnage de Han Solo. Le film, dirigé par le duo Chris Miller/Phill Lord (21 Jump Street) vient tout juste d’entrer en tournage pour une sortie annoncée au 25 mais 2018 (aux États-Unis).
  • l’Épisode IX réalisé cette fois-ci par Colin Trevorrow (Jurassic World) attendu pour 2019 et qui clôturera la nouvelle trilogie.
  • un troisième spin-off annoncé pour 2020.
  • d’autres films, dont une quatrième trilogie, serait également dans les tuyaux.

01. Vaiana, la légende du bout du monde, avec 5 476 072 entrées

Disney domine le box-office, cela va sans dire ! Notamment grâce à ses filières Pixar (Le Monde de Dory), Lucasfilm (Rogue One) et Marvel (Captain America : Civil War), à son ambition d’adapter ses chefs-d’œuvre en films live (Le Livre de la Jungle), à ses propres longs-métrages d’animation (Zootopie). Mais comme si cela ne suffisait, voilà que le studio hisse à la première place du top 20 français son divertissement de Noël 2016, à  savoir sa nouvelle histoire de princesse : Vaiana (Moana en VO). Le film est certes très loin du succès historique de La Reine des Neiges (plus de 1,7 milliards de dollars dans le monde, ce qui en fait le film d’animation le plus lucratif de tous les temps), le nouveau cru du studio à su conquérir le public par son ambiance exotique, son animation sublime et son envie de casser les codes d’un genre que Disney tente de renouveler depuis Raiponce. Avec des recettes mondiales s’élevant à 580 439 000 $ (dont 246 039 000 $ aux États-Unis), Vaiana n’a pas à rougir de la concurrence et peut se vanter d’être en tête, comme en France (étant le seul film à avoir dépasser la barre des 5 millions d’entrées en 2016), de bien des classements !

Si l’année 2017 sera marquée par la sortie de deux titres Pixar (Cars 3 et Coco), il faudra attendre 2018 pour avoir sur grand écran les nouveaux-nés de Disney. Outre Les Mondes de Ralph 2 (cités plus haut) attendu pour le 21 mars, le public aura comme projet original Gigantic. Un film d’animation prévu pour le 28 novembre qui reviendra librement sur la légende de Jack et du haricot magique. Peu d’informations ont jusque-là filtré sur le film, si ce n’est la nomination de Nathan Greno (Raiponce) et Meg LeFauve (scénariste de Vice-Versa et Le Voyage d’Arlo) à la réalisation, ainsi que le tandem Kristen-Anderson Lopez/Robert Lopez (La Reine des Neiges) à la composition des chansons. Un projet qui promet d’être géant et qui peut déjà assurer une place de choix pour Disney dans le futur top 20 du box-office français !

Patients, un film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir : Critique

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Pour une première en tant que réalisateurs, Grand Corps Malade et Mehdi Idir réussissent leur coup et font de Patients un des meilleurs films français de ce début d’année.

Synopsis : Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens… Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre.

Après 5 albums, Grand Corps Malade se lance dans le cinéma en adaptant son livre Patients, sorti en 2012, accompagné de son ami et compagnon de route Mehdi Idir (aka Minos), réalisateur de la plupart de ses clips. Avec un passé atypique mais dramatique, rappelons que le chanteur a plongé dans une piscine où il n’y avait pas assez d’eau ce qui a endommagé sa colonne vertébrale, Grand Corps Malade a su tirer de son expérience une force de vie pour ainsi nous livrer de magnifiques textes de slam, que ce soit Midi 20, Ca peut chémar, Chercheur de phases ou 6ème Sens.
Vint alors cette question : Patients va-t-il être à la hauteur de nos espérances et se présenter comme un prolongement parfait de la carrière de Grand Corps Malade, artiste touche-à-tout ? Il en ressort que oui. Patients est un des plus beaux films de ce début d’année, un véritable coup de cœur.

Une chose est sûre : le duo Grand Corps Malade / Mehdi Idir fonctionne à merveille. Patients est un moment hors du temps, touché par la grâce.
Esthétiquement et techniquement parlant, le film regorge de bonnes idées et le duo de réalisateurs s’essaie-à de nombreux partis pris techniques qu’ils parviennent à accomplir. La démultiplication des plongées, travellings, jeux avec les accélérés ainsi que les approches des personnages sont tous magistralement maitrisés. Difficile de croire qu’il s’agit d’un premier long-métrage tant une certaine expérience de l’image se fait ressentir. Certes, Mehdi Idir est réalisateur de clips, mais clip et long-métrage de fiction sont deux domaines biens distincts, et pour notre plus grand plaisir, il excelle dans les deux.
Le centre de rééducation, est remarquablement exploité et se place comme un personnage à part entière du film tant il est au centre de nombreuses conversations. À bien y faire attention, Patients est un huis-clos mais la diversité des lieux, entre couloirs, espaces communs ou chambres des patients, fait oublier à quel point les différents protagonistes sont cloisonnés. L’hôpital n’est pas apparenté à une prison, mais bien à une possible issue vers le bout du tunnel qu’est la guérison, ou la simple possibilité de pouvoir remarcher, un jour. Malgré des séquences tragiques qui viennent nous poignarder en plein coeur, notamment celle du face à face entre Pablo Pauly et Dominique Blanc, le centre de rééducation n’est jamais abordé sous un angle pessimiste. À l’image de Grand Corps Malade, et malgré des coups de gueule ou plaintes des personnages, les personnages restent constamment emplis d’espoir et de vie. On tremble, on rit, on frissonne, on souffre avec eux. Patients est le récit d’une reconstruction, d’un combat contre la morosité en faveur de la vie. Patients est une ode à l’espoir, même si le destin peut parfois être funeste.

Et que dire des acteurs, mis à part qu’ils sont excellents ? Chacun avec leur personnalité, leurs états d’âme et leur sensibilité, ils campent des personnages auxquels on ne peut que s’attacher. Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly, Nailia Harzoune, Franck Falise ou Yannick Renier sont tous de grands acteurs en devenir. Leur complicité crève l’écran et emporte le spectateur. Le handicap comme l’a si souvent souhaité Grand Corps Malade, n’est plus un handicap, et Patients saura aisément transformer le regard de certains à l’égard des paraplégiques ou tétraplégiques. Il faut rappeler que tous les acteurs précédemment cités, à l’exception de Yannick Renier qui interprète François, le kiné, jouent en fauteuil roulant, de quoi compliquer un peu plus la manière d’appréhender leur rôle, mais pour un résultat sensationnel.
Mais, attention, si vous n’êtes pas adepte d’humour noir, vous risquerez d’être parfois brusqués. À la cantine, pas de quartier entre patients. Entre différents « Passe moi le sel », impossibles tant ils n’ont aucun pouvoir sur leur bras, ou d’autres blagues « trash », notamment celle du bus scolaire, certains pourraient être vite décontenancés. Mais Grand Corps Malade l’a parfaitement expliqué « Les tétraplégiques ou paraplégiques sont les premiers à rire de leur handicap. » et Nailia Harzoune de rajouter « Lors de notre immersion en centre de rééducation, en amont du tournage, plus précisément lors du déjeuner, nous [ndlr les acteurs] étions dispersés à différentes tables, entourés de patients. Je peux vous dire que les blagues qu’ils se lancent surpassent toutes les formes d’humour auxquelles nous sommes habitués. Il nous était impossible d’imaginer à quel point ils se vannent sur leur handicap. »
Aux dimensions dramatiques de Patients se mêle donc un humour irritant, voire grinçant, ainsi qu’une petite histoire d’amour mais qui ne prend pas le dessus, ce qui ne conduit à ne pas faire chavirer le film dans le pathos. Durant le visionnage du film, gardez bien en tête que tous les faits racontés et mis en scène sont tirés de l’histoire de Grand Corps Malade, même la romance et son dénouement !
Et bien évidemment, connaissant Grand Corps Malade, on ne pouvait que s’attendre à une bande-originale des plus folles. De Nas à Suprême NTM, les fans de rap sauront trouver leur bonheur.

Patients est ce genre de film dont on ne souhaite pas trop parler tant les propos, la réalisation ainsi que le jeu des acteurs sont à savourer et à découvrir confortablement installé dans l’obscurité d’une salle de cinéma.
Il ne sera pas étonnant de retrouver Patients aux César 2018, que ce soit dans la catégorie espoir ou meilleur premier film, et on ne peut que souhaiter le meilleur à ce long-métrage, qui mérite toutes les louanges qui lui ont pour l’instant été attribuées.
Avec Patients, de nouveaux talents voient le jour et on peut affirmer sans honte que le cinéma français est beau, et que certaines réalisateurs ont encore énormément à nous offrir.

Patients : Bande-annonce

Patients : Fiche technique

Réalisateur : Grand Corps Malade, Mehdi Idir
Scénario : Grand Corps Malade, Fadette Drouard
Interprétation : Pablo Pauly, Soudaine Guerrab, Moussa Mansaly, Nailia Harzoune, Franck Falise, Yannick Renier, Alban Ivanov…
Photographie : Antoine Monod
Montage : Laure Gardette
Musique : Angelo Foley
Direction artistique : Sylvie Olivé
Producteurs : Eric Altmeyer, Nicolas Altmeyer, Jean-Rachid Kallouche
Sociétés de production : Mandarin Films, Kallouche Cinéma
Distribution (France) : Gaumont Distribution
Durée : 110 minutes
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 1er mars

France – 2016

Dracula Now : Une série télévisée va transformer le prince des ténèbres en despote avide de sang

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Après la sortie du dernier opus de la saga Underworld, la série Dracula de NBC avec Jonathan Rhys Meyers et suite à l’annonce d’une série animée Castlevania pour Netflix, les vampires et autres créatures de la nuit semblent donc toujours disposer d’une côte favorable. Une série télévisée serait effectivement en préparation sur le personnage emblématique de la littérature fantastique, Dracula. Ce programme devrait apporter une vision originale et moderne au mythe du plus célèbre vampire.

Selon des informations de Variety, une série télévisée verra le jour très prochainement sur l’inépuisable soif de sang du tristement célèbre comte de Transylvanie. Dracula Now devrait revisiter le grand classique de la littérature fantastique, le roman gothique de Bram Stoker, publié en 1897. Cette série devrait être une adaptation fascinante de l’ouvrage Power of Darkness de l’auteur islandais Valdimar Ásmundsson. Cet ouvrage est une version alternative et réécrite du Dracula de Bram Stoker.

Selon des révélations de Variety, la série comportera dix épisodes. La temporalité pourra surprendre plus d’un spectateur. Les aventures du prince des ténèbres se dérouleront à notre époque, dans une société moderne donc. Le programme devrait souligner et insister sur la dimension politique du roman. Dracula apparaîtra sous les traits d’un homme complètement mégalomane, séducteur et manipulateur. Le comte de Transylvanie partira à la conquête de l’Europe entière à la manière d’un despote. Dracula Now pourrait donc ressembler à une version alternative et pimentée de House of Cards à la sauce horrifique mais sans gousses d’ail bien sûr. La série risque donc de s’apparenter à une charge politique sur la montée des conservatismes à travers la planète et notamment évoquer, voire dénoncer, les récentes poussées de fièvres populistes en Europe.

Ce sont les producteurs Nick Wechsler et Joni Sighvatsson qui vont s’associer pour les besoins de cette série télévisée centrée sur le personnage de Dracula. Joni Sighvatsson, à la tête de la société Scanbox, s’est d’ailleurs confié sur ce projet auprès de médias américains :

Dracula Now sera une allégorie sur ce qui se déroule actuellement aux USA [l’arrivée de Trump au pouvoir], en Angleterre [le Brexit] et en France [les craintes envers Marine Le Pen]. Ce ne sera pas un spinoff de Dracula, il n’y a pas besoin d’un projet comme cela actuellement. La série va explorer l’idée de voir en Dracula un personnage de dictateur qui contrôle les gens avec un règne de terreur et de sang dans le monde moderne.

La série sera en langue anglaise. Le scénariste islandais Otto Geir Borg aura la lourde tâche d’adapter le roman et de moderniser ce monument de la littérature gothique et fantastique pour les besoins du petit écran. Aucun nom n’a encore été dévoilé pour le casting et à la réalisation. La date de sortie de la série n’a pas non plus été dévoilée.

Oscars 2017 : La La Land n’a pas tout raflé, mais qui alors?

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Ce 26 février 2017 a eu lieu la 89ème cérémonie des Oscars. Le palmarès complet, et plein de surprises, est à retrouver ici.

Le suspense aura été à son comble littéralement jusqu’au bout! La La Land ne repart qu’avec 6 des 13 statuettes pour lesquels ils concouraient. Cette soirée a vu émergé un beau palmarès très éclectique dont ressort vainqueur le très beau Moonlight, sacré Meilleur film.

Sans surprise en revanche, la politique était au cœur de la plupart des discours, avec humour dans les interventions de Jimmy Kimmel qui ne s’est pas privé de multiplier les pics à Donald Trump -allant jusqu’à l’interpeller sur tweeter-, mais aussi de façon bien plus grave avec la lettre d’Asghar Fahradi, resté en Iran.

Entre humour, divertissement et engagements, cette soirée a été un beau moment dans le pur esprit hollywoodien.

Palmarès complet de la cérémonie des Oscars 2017 :

OSCAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE : Mahershala Ali, pour son rôle de Juan dans Moonlight

OSCAR DES MEILLEURS MAQUILLAGES ET COIFFURES : Alessandro Bertolazzi, Giorgio Gregorini et Christopher Allen Nelson pour leur travail sur Suicide Squad  

OSCAR DES MEILLEURS COSTUMES : Coleen Atwood pour son travail sur  Les animaux fantastiques

OSCAR DU FILM DOCUMENTAIRE : O.J.: Made in America, réalisé par Ezra Edelman et Caroline Waterlow

OSCAR DU MEILLEUR MONTAGE SON : Sylvain Bellemare pour son travail sur  Premier Contact (Arrival)

OSCAR DU MEILLEUR MIXAGE SON :  Kevin O’Connell, Robert McKenzie, Andy Wright et Peter Grace pour leur travail sur Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge)

OSCAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE : Viola Davis, pour son rôle de Rose Maxson dans Fences

OSCAR DU MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE : Le Client, réalisé par Asghar Fahradi

 OSCAR DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE D’ANIMATION : Piper, réalisé par Alan Barillaro et Marc Sondheimer

OSCAR DU MEILLEUR FILM D’ANIMATION : Zootopie, réalisé par Byron Howard, Rich Moore et Clark Spencer

OSCAR DES MEILLEURS DÉCORS :  Sandy Reynolds, Wasco et David Wasco pour leur travail sur La La Land

OSCAR DES MEILLEURS EFFETS VISUELS : Robert Legato, Adam Valdez, Andrew R. Jones et Dan Lemmon pour leur travail sur Le Livre de la jungle 

OSCAR DU MEILLEUR MONTAGE :  John Gilbert, pour son travail sur Tu ne tueras point

OSCAR DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DOCUMENTAIRE : Les Casques Blancs, réalisé par Orlando von Einsiedel et Joanna Natasegara

OSCAR DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DE FICTION : Sing, réalisé par Kristóf Deák et Anna Udvardy

OSCAR DE LA MEILLEURE PHOTOGRAPHIE :  Linus Sandgren, pour son travail sur La La Land

OSCAR DE LA MEILLEURE CHANSON :  “City of Stars” composé par Benj Pasek, Justin Paul et Justin Hurwitz, dans La La Land

OSCAR DE LA MEILLEURE MUSIQUE DE FILM : Justin Hurwitz, pour son travail sur La La Land

OSCAR DU MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL : Kenneth Lonergan, pour le scénario de Manchester by the Sea

OSCAR DU MEILLEUR SCÉNARIO ADAPTE : Barry Jenkins pour le scénario de Moonlight, d’après la pièce de Tarell Alvin McCraney

OSCAR DU MEILLEUR RÉALISATEUR : Damien Chazelle, pour La La Land

OSCAR DU MEILLEUR ACTEUR : Casey Affleck, pour le rôle de Lee Chandler dans Manchester by the Sea

OSCAR DE LA MEILLEURE ACTRICE : Emma Stone pour le rôle de Mia dans La La Land

OSCAR DU MEILLEUR FILM : Moonlight de Barry Jenkins

 

Mission Impossible 6 se tournera à Paris

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Le réalisateur Christopher McQuarrie (Mission Impossible – Rogue Nation) a révélé que le tournage du 6ème volet de la saga d’espionnage posera ses valises dans la capitale ! 

Après Dubai, Shanghai & le Vatican, place à Paris.

C’est en tout cas ce qu’a révélé Christopher McQuarrie (déjà à l’œuvre sur le film précédent – une première dans la saga) à nos confrères d’Empire. Le réalisateur en a, par ailleurs profité pour révéler le début des festivités, puisque ça sera le 10 Avril prochain qu’Ethan Hunt reviendra faire le show dans la capitale française. Et autant dire qu’après les galipettes sur le toit d’un zinc en plein décollage du dernier film, on est curieux de savoir dans quelles péripéties va s’engager le facétieux Tom Cruise. Une question qui semble aussi travailler le réalisateur, puisqu’il n’aurait à ce jour pas encore trouvé la scène sensée surpasser l’ouverture de Rogue Nation :

Je ne sais pas encore, mais il est vrai que j’ai une petite idée. Je suis allé voir Tom (Cruise), avec l’image d’un lieu de la capitale ; il l’a regardée et m’a dit : C’est génial, je veux tomber du haut de ce truc ! Forcément après ça, ça ne peut que me donner des idées mais j’ignore encore où ça va nous mener… 

Ceci dit, McQuarrie n’en demeure pas moins ferme sur les autres aspects du films. Quand on lui parle de la scène d’ouverture, ce dernier n’hésite pas à dire qu’elle sera très différente de celle du dernier film :

L’ouverture du film sera très différente, « non-conventionnelle » puisque il ne s’agira pas d’une scène d’action. Ce fut d’ailleurs ce qu’il y avait de plus compliqué à vendre pour ce film. 

Idem pour ses personnages car, outre le retour attendu de Tom Cruise et Rebecca Ferguson (de mémoire l’un des personnages les mieux écrits/interprétés par une femme des 10 dernières années dans un blockbuster), McQuarrie commence déjà son boulot de leasing, puisqu’il annonce le retour de personnages inattendus…

Le film contiendra des personnages auxquels vous ne vous attendiez pas…

A ce titre, les spéculations vont bon train. Serait-ce le signe du retour de Nyah Nordoff-Hall (le personnage joué par Thandie Newton dans le deuxième opus), de Théodore Brassel (le supérieur de Tom Cruise campé par Laurence Fishburne), ou de Swanbeck (campé par Anthony Hopkins dans le deuxième volet) ?

Le mystère reste entier…

La bande-annonce de Mission Impossible : Rogue Nation, le dernier opus en date de la saga

 

César 2017 : Tous les lauréats

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César 2017 : Palmarès, tous les prix remis… Ce 24 février, la Cérémonie des César a remis ces glorieuses statuettes aux films français et aux artistes qui ont marqué l’année cinéma 2016. Depuis 1973, cette soirée reste l’incontournable rendez-vous des plus grandes vedettes du grand écran hexagonal, mais cette année a surtout été l’occasion de célébrer un grand cru.

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Bien qu’entaché par le scandale Polanski, cette 42ème cérémonie a tout de même été un moment festif grâce à des discours mêlant, tour à tour, humour, émotions sincères et engagements politiques et une présentation assurée par Jérôme Commandeur, bien meilleur que ses prédécesseurs à ce poste. Le plus beau moment de cette soirée restera tout de même l’hommage rendu par Jean Dujardin à Jean-Paul Belmondo.

Palmarès complet des César 2017 :

CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR FÉMININ : Oulaya Amamra pour le rôle de Dounia dans Divines, réalisé par Houda Benyamina

CÉSAR DES MEILLEURS COSTUMES : Anaïs Romand pour La Danseuse

CÉSAR DU MEILLEUR SON : Marc Engels, Fred Demolder, Sylvain Réty et Jean-Paul Hurier pour L’Odyssée

CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR MASCULIN : Niels Schneider pour le rôle de Pier dans Diamant noir réalisé par Arthur Harari

CÉSAR DES MEILLEURS DÉCORS : Jérémie D. Lignol pour Chocolat

CÉSAR DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE : Merci patron ! de François Ruffin qui, sans surprise, ne s’est pas privé d’interpeller industriels et politiques à propos du drame humain provoqué par la délocalisation.

CÉSAR DE LA MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : Ibrahim Maalouf pour Dans les forêts de Sibé­rie

CÉSAR DU MEILLEUR PREMIER FILM : Divines de Houda Benyamina

CÉSAR DU MEILLEUR MONTAGE : Xavier Dolan pour Juste la fin du monde

CÉSAR DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE D’ANIMATION : Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vua

CÉSAR DU MEILLEUR FILM D’ANIMATION: Ma vie de Courgette de Claude Barras

PREMIER CÉSAR D’HONNEUR : George Clooney

CÉSAR DE LA MEILLEURE PHOTOGRAPHIE : Pascal Marti pour Frantz

CÉSAR DU MEILLEUR COURT MÉTRAGE :  Ex-aequo Maman(s) réalisé par Maïmouna Doucouré et Vers la tendresse réalisé par Alice Diop

CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE : James Thierrée pour son rôle de Footit dans Chocolat de Roschdy Zem

CÉSAR DE LA MEILLEURE ADAPTATION : Céline Sciamma pour Ma vie de Courgette

CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE : Déborah Lukumuena pour son rôle de Maimouna dans Divines

CÉSAR DU MEILLEUR FILM ETRANGER : Moi Daniel Blake, de Ken Loach

CÉSAR DU MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL : Solveig Anspach et Jean-Luc Gaget pour L’Effet Aqua­tique

SECOND CÉSAR D’HONNEUR : Jean-Paul Belmondo

CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE : Isabelle Huppert pour son rôle de Michèle dans Elle de Paul Verhoeven

CÉSAR DU MEILLEUR RÉALISATEUR : Xavier Dolan pour Juste la fin du monde

CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR : Gaspard Ulliel pour son rôle de Louis dans Juste la fin du monde, qui malheureusement n’était pas présent, laissant l’opportunité à Xavier Dolan de remonter sur scène.

CÉSAR DU MEILLEUR FILM : Elle de Paul Verhoeven

Fences, un film de Denzel Washington : Critique

Tout tourné vers son interprétation qu’il espère oscarisée, Denzel Washington a oublié de mettre en scène son troisième opus en tant que réalisateur. Fences est un théâtre filmé décevant qui ne doit son intérêt qu’aux dialogues du dramaturge August Wilson.

Synopsis : L’histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences…

Le monologue du voisin

Nombreux sont ceux qui ont eu l’audace ou tout simplement le courage de transformer une pièce de théâtre en une œuvre cinématographique. Un des exercices les plus casse-gueules qui soient. Par exemple, cette adaptation par Roman Polanski de Carnage, la pièce de Yasmina Reza a fait couler beaucoup d’encre, de fiel devrait-on dire. Mais à l’autre bout du spectre, on a pu avoir des pépites comme Incendies de Denis Villeneuve (adaptation d’une pièce de Wajdi Mouawad), ou dans un autre registre, le récent Juste la fin du monde de Xavier Dolan, une adaptation plausible de la pièce de Jean-Luc Lagarce.

Denzel Washington vient donc de se rajouter à cette longue liste, en adaptant Fences, la pièce du même nom d’August Wilson. Créée en 1983, la pièce a été reprise à Broadway en 2010 par Kenny Leon, pour une saison de 13 semaines, avec déjà au premier chef Denzel Washington lui-même, ainsi que Viola Davis. Pour ce qui est du scénario, le dramaturge en avait déjà élaboré une version bien avant sa mort en 2005. Des ingrédients dont Washington s’est emparé pour concocter cette version cinématographique.

L’histoire est celle de Troy Maxson, un homme et un chef de famille éprouvé, façonné par les conséquences d’une ségrégation raciale en vigueur encore à son époque, les années 50, mélangée à un puissant ego destructeur. Le film s’ouvre sur Troy et Jim Bono (Stephen Henderson), deux éboueurs de Pittsburgh à l’arrière de leur benne qui devisent sur l’iniquité de la division du travail d’éboueurs : les Blancs au volant, les Noirs au ramassage. En réalité c’est surtout Troy qui s’exprime, dans un quasi-monologue qui ne s’arrêtera qu’à la fin du service. Ce sera une des rares scènes qui se passent loin de l’arrière-cour de la maison de Troy. Le reste du métrage de 2h19 se déroulera chez lui, devant la maison, dans la cour ou à l’intérieur. Car les (excellents) dialogues de la pièce de Wilson sont si prégnants que l’adaptation de la pièce à l’écran est forcément marquée par ces échanges intenses. Contraint par cette situation, Denzel Washington livrera un film proche du théâtre filmé, sans avoir su vraiment trouver l’inspiration qui aurait transformé le caractère assez figé d’une pièce qui s’adresse à une salle en un film vivant ancré dans un réel et où les acteurs s’adresseraient plutôt les uns aux autres. Voici donc des acteurs qui déclament un texte écrit au cordeau, dans une quasi-unité de lieu, et une quasi-unité de temps, tant le montage, fade pour ne pas dire inexistant, ne met pas en exergue le passage du temps, plus d’une décennie qui s’écoule entre le début et la fin du film…

Denzel Washington est de tous les plans, servant de très longues tirades qui correspondent à divers états d’âme et que l’acteur parvient, plutôt moins que plus,  à nuancer, du fait d’un certain cabotinage qui a tendance à napper l’ensemble d’une uniformité qui finit par être lassante.

Troy passe ainsi d’un état de pure frustration, racontée avec une certaine fanfaronnade à son entourage, sa femme Rose (Viola Davis) et ses fils Lyons (Russel Hornsby) ou Cory (Jovan Adepo), à une véritable tyrannie domestique qu’il justifie en permanence par lesdites frustrations : écarté de son équipe de baseball en raison de sa couleur, cantonné à l’arrière des bennes à ordure pour les mêmes raisons, chassé de chez lui à 14 ans par un père violent, Troy n’est qu’aigreur, que souffrances, que vengeance, que peurs finalement. Apparemment incapable d’amour paternel, il met en réalité le sentiment du devoir accompli par dessus toutes choses, ainsi que sa notion de la responsabilité.

Face à cet ogre qui aspire tout l’air et toute l’énergie de la maisonnée, les autres personnages sont écrasés et peinent à exister. Ce n’est pas le cas bien sûr de son épouse Rose, incarnée magnifiquement par Viola Davis, dont la présence discrète, mais ferme et non dénuée d’humour fait un contrepoint utile et efficace à Troy. Viola Davis habite son personnage avec un certain académisme, mais avec une fougue et une vérité qui donnent sa vraie signature émotionnelle au film, sa longue tirade à mi-chemin du métrage étant véritablement le point d’orgue du film, après qu’au bout de 18 ans de mariage, elle brise enfin les non-dits. Mais pour le reste, enfants ignorés ou même étouffés dans leur identité, frère handicapé dont Troy saura tirer parti, ami de longue date témoin et complice involontaire des frasques du protagoniste, tout le monde est happé par la spirale destructrice de Troy, ce qui le rend plutôt antipathique.

Fences (Barrières en français) est un film plein d’allégories et de métaphores. Les barrières sont là à la fois pour « empêcher les habitants d’en sortir » comme dira un des personnages, et pour empêcher la Grande Faucheuse d’entrer, une des plus grandes frayeurs de Troy, un home qui a frôlé la mort et pas qu’une fois ; elles sont aussi le rempart de Troy contre les autres, ses propres fils, mais surtout contre lui-même, contre le lâcher prise, contre les sentiments.

On ne peut nier à Fences la capacité de nous tenir en haleine, et ce presque exclusivement grâce à la qualité de l’écriture d’August Wilson, et à l’interprétation irréprochable des acteurs. Paradoxalement, c’est pourtant ce qui en fait un film surfait, comme estampillé pour une marche inexorable vers les Oscars. Ça, ainsi que le manque d’audace et d’inspiration de Denzel Washington en tant que réalisateur, qui se solde par une œuvre insipide et interminable qu’on aurait certainement davantage eu de plaisir à voir sur scène qu’à l’écran.

Fences : Bande annonce

 

Fences : Fiche technique

Réalisateur : Denzel Washington
Scénario : August Wilson, d’après sa propre pièce
Interprétation : Denzel Washington (Troy Maxson), Viola Davis (Rose Maxson), Stephen Henderson (Jim Bono), Jovan Adepo (Cory), Russell Hornsby (Lyons), Mykelti Williamson (Gabriel), Saniyya Sidney (Raynell)…
Musique : Marcelo Zarvos
Photographie : Charlotte Bruus Christensen
Montage : Hugues Winborne
Producteurs : Scott Rudin, Denzel Washington, Todd Black, Coproducteurs Jason Sack, Tony Kushner
Maisons de production : Bron Studios, MACRO, Paramount Pictures, Scott Rudin Productions
Distribution (France) : Paramount Pictures
Récompenses : Oscars 2017 de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Viola Davis, Viola Davis Meilleure actrice dans un second rôle Golden Globe et BAFTA 2017, Denzel Washington : Meilleur acteur, Golden Globe, nombreuses autres récompenses et 4 nominations aux oscars.
Budget : 24 000 000 $
Durée : 139 min.
Genre : Drame
Date de sortie : 22 Février 2017
Etats-Unis – 2016