Dracula Now : Une série télévisée va transformer le prince des ténèbres en despote avide de sang

Après la sortie du dernier opus de la saga Underworld, la série Dracula de NBC avec Jonathan Rhys Meyers et suite à l’annonce d’une série animée Castlevania pour Netflix, les vampires et autres créatures de la nuit semblent donc toujours disposer d’une côte favorable. Une série télévisée serait effectivement en préparation sur le personnage emblématique de la littérature fantastique, Dracula. Ce programme devrait apporter une vision originale et moderne au mythe du plus célèbre vampire.

Selon des informations de Variety, une série télévisée verra le jour très prochainement sur l’inépuisable soif de sang du tristement célèbre comte de Transylvanie. Dracula Now devrait revisiter le grand classique de la littérature fantastique, le roman gothique de Bram Stoker, publié en 1897. Cette série devrait être une adaptation fascinante de l’ouvrage Power of Darkness de l’auteur islandais Valdimar Ásmundsson. Cet ouvrage est une version alternative et réécrite du Dracula de Bram Stoker.

Selon des révélations de Variety, la série comportera dix épisodes. La temporalité pourra surprendre plus d’un spectateur. Les aventures du prince des ténèbres se dérouleront à notre époque, dans une société moderne donc. Le programme devrait souligner et insister sur la dimension politique du roman. Dracula apparaîtra sous les traits d’un homme complètement mégalomane, séducteur et manipulateur. Le comte de Transylvanie partira à la conquête de l’Europe entière à la manière d’un despote. Dracula Now pourrait donc ressembler à une version alternative et pimentée de House of Cards à la sauce horrifique mais sans gousses d’ail bien sûr. La série risque donc de s’apparenter à une charge politique sur la montée des conservatismes à travers la planète et notamment évoquer, voire dénoncer, les récentes poussées de fièvres populistes en Europe.

Ce sont les producteurs Nick Wechsler et Joni Sighvatsson qui vont s’associer pour les besoins de cette série télévisée centrée sur le personnage de Dracula. Joni Sighvatsson, à la tête de la société Scanbox, s’est d’ailleurs confié sur ce projet auprès de médias américains :

Dracula Now sera une allégorie sur ce qui se déroule actuellement aux USA [l’arrivée de Trump au pouvoir], en Angleterre [le Brexit] et en France [les craintes envers Marine Le Pen]. Ce ne sera pas un spinoff de Dracula, il n’y a pas besoin d’un projet comme cela actuellement. La série va explorer l’idée de voir en Dracula un personnage de dictateur qui contrôle les gens avec un règne de terreur et de sang dans le monde moderne.

La série sera en langue anglaise. Le scénariste islandais Otto Geir Borg aura la lourde tâche d’adapter le roman et de moderniser ce monument de la littérature gothique et fantastique pour les besoins du petit écran. Aucun nom n’a encore été dévoilé pour le casting et à la réalisation. La date de sortie de la série n’a pas non plus été dévoilée.

Festival

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Deauville 2026 : The Last Pickpocket in New York, les mains dans les poches

Comment survivent les voleurs à la tire dans notre société moderne ultra connectée, où l'argent est devenu virtuel et les téléphones des traceurs ambulants ? En partant de cette question simple, "The Last Pickpocket in New York" propose un polar urbain délicieusement rétro qui rend hommage aux classiques du genre. Porté par la performance impeccable de John Turturro, le film convainc plus par son atmosphère nostalgique que par son scénario ingénu.

Newsletter

À ne pas manquer

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.