Mission Impossible 6 se tournera à Paris

Le réalisateur Christopher McQuarrie (Mission Impossible – Rogue Nation) a révélé que le tournage du 6ème volet de la saga d’espionnage posera ses valises dans la capitale ! 

Après Dubai, Shanghai & le Vatican, place à Paris.

C’est en tout cas ce qu’a révélé Christopher McQuarrie (déjà à l’œuvre sur le film précédent – une première dans la saga) à nos confrères d’Empire. Le réalisateur en a, par ailleurs profité pour révéler le début des festivités, puisque ça sera le 10 Avril prochain qu’Ethan Hunt reviendra faire le show dans la capitale française. Et autant dire qu’après les galipettes sur le toit d’un zinc en plein décollage du dernier film, on est curieux de savoir dans quelles péripéties va s’engager le facétieux Tom Cruise. Une question qui semble aussi travailler le réalisateur, puisqu’il n’aurait à ce jour pas encore trouvé la scène sensée surpasser l’ouverture de Rogue Nation :

Je ne sais pas encore, mais il est vrai que j’ai une petite idée. Je suis allé voir Tom (Cruise), avec l’image d’un lieu de la capitale ; il l’a regardée et m’a dit : C’est génial, je veux tomber du haut de ce truc ! Forcément après ça, ça ne peut que me donner des idées mais j’ignore encore où ça va nous mener… 

Ceci dit, McQuarrie n’en demeure pas moins ferme sur les autres aspects du films. Quand on lui parle de la scène d’ouverture, ce dernier n’hésite pas à dire qu’elle sera très différente de celle du dernier film :

L’ouverture du film sera très différente, « non-conventionnelle » puisque il ne s’agira pas d’une scène d’action. Ce fut d’ailleurs ce qu’il y avait de plus compliqué à vendre pour ce film. 

Idem pour ses personnages car, outre le retour attendu de Tom Cruise et Rebecca Ferguson (de mémoire l’un des personnages les mieux écrits/interprétés par une femme des 10 dernières années dans un blockbuster), McQuarrie commence déjà son boulot de leasing, puisqu’il annonce le retour de personnages inattendus…

Le film contiendra des personnages auxquels vous ne vous attendiez pas…

A ce titre, les spéculations vont bon train. Serait-ce le signe du retour de Nyah Nordoff-Hall (le personnage joué par Thandie Newton dans le deuxième opus), de Théodore Brassel (le supérieur de Tom Cruise campé par Laurence Fishburne), ou de Swanbeck (campé par Anthony Hopkins dans le deuxième volet) ?

Le mystère reste entier…

La bande-annonce de Mission Impossible : Rogue Nation, le dernier opus en date de la saga

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Wildwood, ou le vertige de la démesure

Depuis "Coraline" en 2009, LAIKA n’a cessé de repousser les limites de l’animation en volume. Présenté au Festival Lumière 2026, "Wildwood : La Prophétie de la forêt" pousse cette ambition à son paroxysme. Si son scénario peine parfois à convaincre, sa prouesse plastique témoigne d’un savoir-faire assez exceptionnel, porté par le travail du chef opérateur Caleb Deschanel qui était présent à Lyon.

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Newsletter

À ne pas manquer

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.
Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.