Et une saison de plus pour Fear the Walking Dead, une ! Et le moins que l’on puisse dire c’est que les choses ne s’améliorent pas pour la famille Clarke et ses compagnons d’aventures. Séparés en petits groupes ou seuls (Strand, Ofelia, Madison et Alicia, Nick, Travis) à la fin de la saison 2, nos héros rencontrent lors de cette troisième saison de nouveaux obstacles à surmonter.
Synopsis : Dans cette troisième saison de Fear the Walking Dead, les familles Clarke et Salazar seront soumises à un nouveau test, et devront s’unir pour survivre aux abords de l’univers hostile de la frontière mexicaine. Cette dernière ayant été abolie depuis l’apocalypse, les personnages devront tenter de reconstruire la société tout en maintenant l’équilibre de leurs familles.
Attention, cet article contient des révélations sur les saisons 3 et 4.
Le ranch du malheur
Nouvelle saison, nouveau décor. Finis le bâteau de Strand, l’hacienda, le Rosarito Beach Hotel et la Colonia des saisons 1 et 2. La saison 3 voit Madison et ses deux enfants évoluer le temps d’une saison dans le ranch de Jeremiah Otto (joué par Dayton Callie – Deadwood, Sons of Anarchy) et de ses deux fils Troy (Daniel Sharman – Teen Wolf, The Originals) et Jake (Sam Underwood – The Following), à la frontière mexicaine. Abritant aussi d’autres survivants de l’apocalypse zombiesque, le ranch devient très vite une zone de conflits entre les habitants du ranch et une tribu de « native americans » (Indiens d’Amérique/amérindiens).
La saison de l’espoir
L’amélioration indéniable opérée sur cette troisième saison comparée aux deux premières s’explique par le développement des personnages principaux qui nourrissent l’intrigue par leurs personnalités de plus en plus polies pour cette vie post-apocalyptique. C’est ainsi que Madison, Nick, Strand et Salazar confirment par leur naturel intraitable, et souvent impitoyable, l’aisance avec laquelle ils se meuvent dans cet enfer. Ofelia et Alicia, elles, conjuguent avec leur temps. D’ailleurs, une des révélations de cette saison reste sans aucun doute Alicia, dont la ténacité et la sagesse font un personnage exemplaire (malgré quelques inconduites passagères qu’on lui pardonnera).
Forte en action, on dit au revoir à deux personnages principaux cette saison et on en accueille d’autres. Troy, Jeremiah et Jake du côté du ranch, Qaletaqa (Michael Greyeyes) et Crazy Dog (Justin Rain) du côté de la réserve indienne, Lola (Lisandra Tena) et Efrain du côté du barrage d’eau puis Proctor John (Ray McKinnon) du côté du bazar. Des personnages secondaires de premier choix qui épauleront ou donneront du fil à retordre à la bande de Madison.
Une saison 4 d’enfer en prévision ?
Alors que la fin de saison achevée aux États-Unis le 15 octobre 2017 nous tenait en haleine sur le destin d’Alicia, Strand, Nick et Salazar, la saison 4 faisait, elle, déjà couler beaucoup d’encre. En cause, le cross-over prévu avec la série mère The Walking Dead. Axé sur le personnage de Morgan (Lennie James) qui rejoint donc le casting de FTWD, la saison 4 est attendue par beaucoup de fans. Quelle ligne directrice sera prise suite à cette arrivée de poids ? Surtout avec le départ du producteur et scénariste Dave Erickson (qui est l’auteur du beau travail orchestré sur cette saison 3) et l’arrivée en tant que producteur exécutif de Scott Gimple à compter de ce quatrième volet. De fait, après une saison 3 réussie, il est ainsi aisé de dire que la saison 4 marquera un nouvel horizon pour le spin-off de The Walking Dead.
Bande Annonce – Fear the Walking Dead (Saison 3)
Extrait vidéo :
Par les producteurs de The Walking Dead
Avec Kim Dickens, Lorenzo James Henrie, Cliff Curtis, Elisabeth Rodriguez, Frank Dillane, Ruben Blades, Alyvia Debnam-Carey, Mercedes Mason.
Sortis le 05/12/2017

Caractéristiques techniques des DVD et Blu-ray :
Image : 16:9 / 1.78:1
Audio DVD : Anglais, Français Dolby Digital 5.1
Audio BR : Anglais, Français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres : Français
Bonus : Webisodes, Retours sur chaque épisode
Un aperçu de la saison 3
5 DVD / 4 BR – 16 épisodes de 45 minutes
Coffrets 11 DVD / 10 BR – 37 épisodes de 45 minutes
Editeur : Universal Pictures Vidéo
Seule la terre, en effet : c’est surtout de la terre dont il est question dans le film. Une représentation méticuleuse de la vie des fermiers du West Yorkshire, avec de très beaux gros plans sur les détails de la ferme, les animaux qu’on y élèvent et ceux qui y vivent librement, les pieds boueux et les ongles noirs des travailleurs de la terre, la rougeur des visages et celle des nez ; a contrario, on profite également de magnifiques vues en très grand angle sur les vallons du comté, sur de larges étendues d’une terre désolée et riche en même temps. Filmée au printemps, cette terre est hospitalière, contrairement à celle des Hauts de Hurlevent, le film de sa compatriote Andrea Arnold, également dans le Yorkshire, également belle, mais cette fois-là embrumée et inquiétante.
La beauté du film de Francis Lee réside justement dans cette absence d’emphase : les choses sont brutes, le film est naturaliste. Les rencontres sexuelles de Johnny sont pires qu’hygiéniques ; la tendresse, il ne connaît pas. Seules les vaches reçoivent des caresses à la ferme. Puis un jour, le beau et ténébreux Gheorghe (Alec Secareanu) arrive en renfort, un Roumain qui par ailleurs axe le film dans une dimension supplémentaire, celle de la politique, celle du Brexit, même si Francis Lee a déclaré avoir écrit ce film avant que l’idée du référendum n’ait vu le jour. Le cinéaste réussit cette gageure de faire émerger sans heurt et sans sur-dramatisation ces problématiques sociétales (les travailleurs des pays de l’Est, la xénophobie, mais aussi le rapport des gens de la terre avec ceux qui sont partis à la ville), sociales (le devenir des fermes très traditionnelles comme celles des Saxby), personnelles (la lente et magnifique transformation de Johnny au contact de Gheorghe, vers lequel il est très rapidement attiré, et qui est également très rapidement attiré par Johnny). Aidé sans doute en cela par un caractère plus ou moins autobiographique du récit (Francis Lee vient de Halifax, est gay et est d’origine paysanne), Seule la terre est une sorte de cinéma-vérité qui bouleverse par sa justesse.
Seule la Terre est malgré une apparence brutale et âpre, de la même âpreté qu’on ressent dans la trilogie de Bill Douglas (1), un film d’une grande douceur et d’une grande bienveillance. La première scène sexuelle entre les deux protagonistes est bestiale, plus proche du combat de boue qu’autre chose, et pourtant, on y lit de la beauté, dans la soif de l’autre et le début d’abandon de soi en qui concerne le jeune Johnny. Aucun accès de misérabilisme n’est à déplorer dans le film. L’Angleterre rurale est pauvre et aride, mais on y est digne et on y mange à sa faim, et les gens s’aiment tels qu’ils sont. L’homophobie y est inexistante, le racisme y est montré dans sa réalité, ni plus, ni moins (on traite l’autre de paki ou de gyppo –gitan-, mais il est respecté d’égal à égal pour le travail qu’il fournit).
Le tout commence avec Dave Made a Maze de Bill Watterson, une comédie loufoque empreinte d’imaginaire et de rêveries. On sent une influence évidente avec le cinéma très artisanal de
On enchaîne ensuite avec une séance culte, qui nous permet de redécouvrir Le maître des illusions de Clive Barker dans une version restaurée mais aussi en director’s cut. Cependant, avec ses 20 minutes de plus, et donc une vision plus proche de celle voulue par son auteur, le long métrage n’en est pas pour autant meilleur. Clive Barker s’est fait une renommée pour ses univers horrifiques marquants mais son histoire avec le cinéma reste chaotique et très peu couronnée de succès en dehors de son Hellraiser. Et Le maître des illusions n’est rien de plus qu’une série Z flirtant avec le nanar même dans sa version définitive. Visuellement, le film a vieilli et même pour l’époque il dispose de certains effets visuels franchement ratés, mais c’est surtout dans son scénario indigent et ses acteurs peu concernés que le tout souffre le plus. Entre un personnage principal qui ne trouve pas sa place dans le récit et qui semble greffé de force à l’histoire, les seconds rôles stéréotypés et les dialogues risibles, rien ne va dans un film qui peine singulièrement à poser une ambiance et qui enchaîne sans imagination les jumpscares qui s’avèrent en plus inefficaces.
C’est finalement The Endless de Justin Benson et Aaron Moorhead qui crée la première surprise de ce festival. Même s’il se montre assez classique dans sa forme et son déroulé, surtout avec sa manière de flirter avec le fantastique, le film aurait vraiment pu aller plus loin pour nous surprendre, il reste pour autant une franche réussite. Personnages nuancés et vraie réflexion autour des rapports de force et de la ténacité des idées, parfois dangereuses et virales, le récit s’impose par son intelligence à défaut d’éblouir pour son originalité. L’œuvre ne tombe jamais dans le manichéisme de rigueur quand il s’agit d’histoire de secte et va chercher à creuser plus loin pour véritablement toucher au fondement de l’esprit humain. Souvent prenant et assez accessible, The Endless s’impose comme un divertissement solide, bien joué et surtout qui tire profit de sa mise en scène minimaliste. L’ensemble ne paraît jamais cheap même si au final on ne voit que très peu de choses notamment pour les éléments fantastiques et, une fois dévoilés, il n’a pas à rougir de la manière. Donc sans être mémorable, The Endless s’impose comme un bon film.




Ils sont trois, deux frères, une sœur. Leur père vient d’être victime d’une attaque qui ne lui a pas pris la vie, mais la mobilité. Ils doivent donc se retrouver tous dans la maison familiale. Pour l’une d’entre eux, c’est un retour douloureux, presque impossible, car c’est une petite fille qui est morte, noyée. Leur villa est une sorte de petit bijou en plein soleil du sud, accent très Guédiguian en prime. Elle trône telle une reine au-dessus d’une calanque presque abandonnée de ses touristes, de ses habitants. Les personnages sont au centre d’un petit théâtre des mœurs donc où chacun tente de sortir la tête de l’eau. On se croirait presque dans la pièce Les Trois sœurs écrite par Anton Tchekhov et récemment
Pourtant, le passé est aussi le souffle qui permet de se recentrer, de se retrouver, de se découvrir aussi peut-être. Il y a alors une lenteur presque pesante dans La Villa, une forme de naïveté assumée aussi, comme lorsque la famille découvre dans les broussailles des enfants migrants qui semblent comme des perles miraculées, sans accrocs. C’est qu’ici la mort n’est que suggérée, repoussée, presque sublimée. Il y a aussi une douceur infinie, comme la relation qui lie un médecin (encore Tchekhov !) à ses parents amoureux et bien décidés à rester ensemble à tout prix. Il y a aussi de la farce ou plutôt des facéties à travers notamment le personnage d’amoureux transi et souriant joué par le toujours aussi juste
