The Originals saison 1 à 4, une série de Julie Plec : Critique

En 2013 fut lancée The Originals, une série qui s’intéresse aux Originaux, les touts premiers vampires installés à la Nouvelle-Orléans. Fort d’une intrigue plus sombre et des protagonistes plus adultes que sa série mère, retour sur le spin-off de The Vampire Diaries, qui commencera sa cinquième (et dernière saison) en 2018. Attention, risques de spoilers.

Synopsis : Le vampire Niklaus Mikaelson retourne à la Nouvelle-Orléans pour détrôner son ancien ami Marcel qui règne sur la ville depuis le départ des Originaux. La louve-garou Hayley, enceinte de Klaus, arrive aussi en ville dans l’espoir de découvrir ses origines, mais elle sera en danger à cause des sorcières qui perçoivent le futur bébé comme une menace.

Un spin-off plus mature que la série mère.

Alors que The Vampire Diaries a tiré sa révérence en mars dernier, il est temps de dresser le bilan des quatre premières saisons de The Originals.
Autant dire que ce spin-off est assez réussie. La première saison sert d’introduction et de mise en place pour l’ensemble des protagonistes et montre le rôle qu’ils vont jouer à la Nouvelle-Orléans. La série se recentre essentiellement sur la famille Mikaelson, et surtout les liens conflictuels entre Klaus (joué par Joseph Morgan), Elijah (Daniel Gillies) et Rebekah (Claire Holt), les derniers Originaux survivants. La saison 1 et les suivantes tournent autour de leur relation (même si l’actrice qui joue Rebekah est moins présente par la suite, elle trouve toujours le moyen de revenir de façon récurrente).
Par rapport au casting justement, les acteurs sont très bons et charismatiques dans leurs rôles, on reprend les points forts de The Vampire Diaries pour faire cette série dérivée. Par ailleurs, les fans comme les non-initiés trouveront leur compte dans cette histoire. On reconnait l’univers bien amené par Julie Plec, tout en apportant quelques nouveautés sans que le spectateur ne s’y perde. Chaque personnage montre un bon développement, et les secondaires ne sont pas en reste : Camille ‘Cami’ O’Connell (Leah Pipes), Davina Claire (Danielle Campbell) et Vincent Griffith (Yusuf Gatewood) ont chacun leur rôle à jouer dans la guerre entre les Mikaelson et Marcel Gerard (Charles Michael Davis).

Les saisons 2 à 4 sont clairement plus abouties que la première, avec plus d’ampleur dans son scénario. Même si la querelle avec les sorcières et Marcel perdurera un peu tout le long, la seconde saison place son danger au sein même de la famille de vampires avec la résurrection de plusieurs Originaux et l’arrivée d’une nouvelle sœur (Freya Mikaelson, interprétée par Riley Voelkel) dans la bande. Enfin, la troisième saison se renouvelle en faisant découvrir aux spectateurs les « premiers vampires » créés par les Originaux. Ils souhaitent se venger de leurs maîtres, ce qui provoquera encore de vives tensions au sein de la famille. The Originals n’a pas peur de tuer ses personnages, surtout lors de cette saison 3, qui montre une noirceur et une fatalité plus profonde que The Vampire Diaries qui était plus ciblé pour un public adolescent. La créatrice Julie Plec ne refait pas les mêmes erreurs décelées dans la série de Nina Dobrev. Dans The Originals, les personnages morts restent (pour la plupart) morts, ce qui est une bonne chose pour garder une certaine crédibilité.

La quatrième saison diffusée cette année, fait un bond dans le temps de plusieurs années, avec Hope, la fille de Klaus et Hayley Marshall (Phoebe Tonkin) qui a bien grandi. Finies les querelles au sein de la famille Mikaelson, mais aussi les tensions avec Marcel qui s’amenuisent, car ils vont devoir lutter tous ensemble pour affronter un adversaire plus redoutable, Le Hollow, une sorcière morte qui cherche à revenir et qui est à l’origine de la création de l’espèce loup-garou. Faute d’audiences, et avec la fin de The Vampire Diaries, la saison 4 est beaucoup plus courte. Composée de 13 épisodes, on va à l’essentiel : nous n’avons pas d’épisodes bouche-trous (même si ce n’était pas déjà le cas pour les trois premières saisons). Les storylines se concentrent sur Hope, la fille de Klaus, qui, finalement, est le cœur de la série depuis ses débuts, et la forme de rédemption que le vampire Klaus a toujours espéré obtenir. Toute la famille Mikaelson -Marcel y compris- reste à présent soudée afin de protéger la gamine. Reste à savoir comment ils comptent vaincre définitivement Le Hollow en saison 5.

Une bonne histoire tout le temps soutenue, un bon casting avec des intrigues équilibrées pour l’ensemble des protagonistes. Espérons que la dernière saison de The Originals sera à la hauteur.

La quatrième saison de The Originals a réuni en moyenne 0,94 millions de téléspectateurs et un taux de 0,32 sur les 18/49 ans.

The Originals : bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=t4iq622koiw

The Originals Saison 1 à 4 : fiche technique

Créateurs : Julie Plec
Réalisation : Chris Grismer, Jesse Warn, Jeffrey G. Hunt, Matthew Hastings, Leslie Libman, Michael A. Allowitz, Michael Robison
Scénario : Julie Plec, L.J. Smith,  Michael Narducci, Diane Ademu-John, Ashley Lyle, Marguerite MacIntyre, Bart Nickerson, Michelle Paradise, Charlie Charbonneau, Declan De Barra, Michael Russo, Christopher Hollier, Carina Adly MacKenzie
Interprétation : Joseph Morgan (Klaus), Daniel Gillies (Elijah), Claire Holt (Rebekah), Phoebe Tonkin (Hayley), Charles Michael Davis (Marcel), Leah Pipes (Cami), Danielle Campbelle (Davina), Yusuf Gatewood (Vincent), Riley Voelkel (Freya)
Direction artistique : Bill Eigenbrodt, Chester Kaczenski, Garreth Stover
Décors : Carol Bayne Kelley, Gary Baugh
Costumes : Jennifer L. Bryan
Photographie : Paul M. Sommers, Kurt Jones et Darren Genet
Montage : Erik Presant, Peter Basinski et Tyler L. Cook
Musique : Michael Suby
Producteurs : Julie Plec, Leslie Morgenstein, Michael Narducci et Gina Girolamo ; Diane Ademu-John, Matthew Hastings, Michael Narducci et Lance Anderson
Société(s) de production : Alloy Entertainment, My So-Called Company, Warner Bros. Television, CBS Television Studios
Format : 22 épisodes de 42 minutes
Diffusion : CW
Genres : dramatique, fantastique

États-Unis – 2013

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Maxime Kasparian
Maxime Kasparianhttps://www.lemagducine.fr/
Etudiant master cinéma-audiovisuel, je suis un passionné du cinéma depuis mon plus jeune âge grâce la saga intergalactique Star Wars (il est évident de vous dire que mon film préféré jamais détrôné à ce jour est L’empire contre-attaque). J’ai aussi une profonde addiction pour les séries télévisées notamment Lost et 24h chrono qui sont pour moi les plus novatrices, et malgré mon âge qui a largement dépassé la vingtaine, je garde une âme d’enfant en continuant de regarder avec amour les nouveaux films d’animation Disney, Pixar et compagnie. Mes artistes de références : James Cameron, Steven Spielberg, Ridley Scott, JJ Abrams, Joss Whedon, Shonda Rhimes, Ewan McGregor, Michael Fassbender, Matthew McConaughey, Meryl Streep, Jennifer Lawrence, Sigourney Weaver, Cate Blanchett. J’espère percer dans la critique, j’adore parler et débattre du cinéma, de télévision, de séries télés qui sont, pour moi, les meilleurs moyens de s’évader, de faire rêver, mais aussi de refléter notre société et nos cultures.

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