Cannes 2015 : la sélection Cannes Classics, de Citizen Kane à La Marseillaise de Jean Renoir

Cannes 2015 : la sélection Cannes Classics célèbre le centenaire de la naissance d’Orson Welles et d’Ingrid Bergman

Après la sélection officielle du Festival de Cannes, la54e Semaine de la Critique, la sélection Un certain regard, la section Cannes Classics a été dévoilée avec Costa-Gavras en invité d’honneur, prix du jury à Cannes en 1969 avec Z et Palme d’or avec Missing en 1982…L’événement permettra aux cinéphiles de découvrir le long-métrage d’Alexis Veller, The Golden Palm’s Legend (2015) célébrant le 60eme anniversaire de la création de la palme d’or.

In The Mood For Sélection Cannes Classics

Revivre des moments mythiques, voilà ce qu’attendent les cinéphiles, palpiter au son de ses films et à l’occasion, du centenaire de la naissance d’Orson Welles, des œuvres restaurées seront projetées en 35 mm, en DCP 2K ou 4K. Trois classiques seront présentés: The Lady from Shanghai (1948, 1h27), Citizen Kane (1941, 1h59) et The Third Man, en Version française, Le Troisième homme (1949, 1h44). de Carol Reed. Deux documentaires sur le cinéaste figurons au palmarès de cette sélection Cannes classics: Orson Welles, Autopsie d’une légende d’Elisabeth Kapnist et This Is Orson Welles de Clara et Julia Kuperberg.

ingrid-bergman-centenaire-Selection-Cannes-Classics

Cette sélection opulente rendra hommage à Ingrid Bergman avec trois films réalisés par Alfred Hitchcock: La Maison du docteur Edwardes, Les Enchaînés et Les Amants du Capricorne. Le documentaire Ingrid Bergman, in Her Own Words de Stig Björkman sera egalement diffusé.

La sélection complète des Cannes Classics 2015:

Z (1969) de Costa-Gavras
Citizen Kane (1941) d’Orson Welles
La Dame de Shanghai (1948) d’Orson Welles
Le Troisième homme (1949) de Carol Reed
More (1969) de Barbet Schroeder
Visita ou Memórias e Confissões (1982) de Manoel de Oliveira, un film posthume inédit
La Noire de… (1966) de Ousmane Sembene, précédé du documentaire SEMBENE ! de Samba Gadjigo et Jason Silverman
Rocco et ses frères (1960) de Luchino Visconti
Les Sans espoir (1965) de Miklós Jancsó
Marius (1931) de Alexander Korda, scénario et dialogues de Marcel Pagnol
Ascenseur pour l’échafaud (1958) de Louis Malle
Panique (1946) de Julien Duvivier
Les Yeux brûlés (1986) de Laurent Roth
Les Ordres (1975) de Michel Brault
Le Sud (1988) de Fernando Solanas
La Historia Oficial (1984) de Luis Puenzo
Conte des chrysanthèmes tardifs (1939) de Kenji Mizoguchi
Jingi Naki Tatakai (1973) de Kinji Fukasaku
Welcome or No Trespassing (1964) de Elem Klimov
A Touch of Zen (1973) de King Hu
Insiang (1976) de Lino Brocka
La Marseillaise (1938) de Jean Renoir

Les documentaires sur le cinéma

Je suis Ingrid de Stig Bjökman
La légende de la palme d’or d’Alexis Veller
Orson Welles, Autopsie d’une légende d’Elisabeth Kapnist
This Is Orson Welles de Clara et Julia Kuperberg
Hitchcock/Truffaut de Kent Jones
Depardieu grandeur nature de Richard Melloul
Steve McQueen : The Man & Le Mans de Gabriel Clarke et John McKenna
By Sidney Lumet de Nancy Buirski
Harold and Lilian : a Hollywood love story de Daniel Raim

Cinéma de plage:

Ran (1985) d’Akira Kurosawa
Ivan Le terrible 1 et 2 (1944-45) de Sergueï Eisenstein
Jurassic Park 3D (1993) de Steven Spielberg
The Terminator (1984) de James Cameron
The Usual Suspects (1995) de Brian Singer
Hôtel du Nord (1938) de Marcel Carné
Joe Hill (1971) de Bo Widerberg
Le Grand blond avec une chaussure noire (1972) d’Yves Robert
Hibernatus (1969) d’Edouard Molinaro
Les Enragés (2015) de Eric Hannezo (avant-première mondiale)

Le Cinéma de la Plage offrira aux festivaliers en avant-première mondiale Les Enragés, en version originale Rabid Dogs de Eric Hannezo avec Lambert Wilson, Guillaume Gouix et Virginie Ledoyen.

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Newsletter

À ne pas manquer

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

The Lobster, un film de Yorgos Lanthimos : Critique

Dans la droite veine de son cinéma qui dissèque l'espace social par l'absurde, Yorgos Lanthimos nous livre avec The Lobster une nouvelle représentation des contradictions et absurdités de notre société. Mais est-ce-que cela en fait un Prix du Jury cannois mérité ?

Macbeth, un film de Justin Kurzel : Critique

Derrière une retranscription très textuelle de l’œuvre, Justin Kurzel fait preuve d’une vraie proposition de cinéma et offre à cette pièce une modernité insoupçonnée [...] Le Macbeth de Justin Kurzel atteint la noirceur et la grandeur du texte, tout simplement.

Le Tout Nouveau Testament, de Jaco Van Dormael : Critique, Quinzaine des Réalisateurs Cannes 2015

L'histoire est une parodie du Nouveau Testament racontée au travers de la fille de Dieu, Ea. Elle est l’héroïne de cette épopée et part en quête de six nouveaux apôtres. Entre alors en scène des personnages hauts en couleurs et pourtant banaux, interprétés par des acteurs de renom.