Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Les films de Philippe Lacheau, c'est du pop-corn. On sait quel genre de produit on consomme en entrant dans la salle. On sait qu'on va rire, parfois beaucoup. On sait que notre vie sera exactement la même à la sortie. On sait que l'on va avoir l'essentiel de ce qu'on attend d'une comédie : de l'évasion et du rire. Retrouver la Bande à Fifi, c'est se retrouver entre potes, un après midi ou un soir, pour un moment de franche rigolade. Et, disons-le maintenant, Alibi.com 2 est de très loin les meilleures retrouvailles dont on pouvait rêver.
Dans le cadre de notre cycle sur les addictions au cinéma, focus sur des films qui creusent l'idée d'un pouvoir par le discours que les actes trahissent. Un pouvoir auquel s'accrocher est dangereux pour les personnages qui s'y frottent. On pourra y découvrir une employée un peu trop Corporate, une femme prête à tout pour être Numéro Une, plein de Promesses déçues ...
En 1997, Titanic sortait dans les salles. Le film de James Cameron allait bouleverser toute une génération de spectateur.trice.s. Vingt-cinq ans après, rien n'a changé. L'oeuvre culte de James Cameron continue de nous émouvoir. Pourtant, le film pâtit d'une réputation pour le moins ambiguë. On voit en lui aussi bien un chef-d'oeuvre qu'un long-métrage fortement stéréotypé.
Tar a l’immensité des films qui épèlent la beauté du médium en sons et en images au détriment des attentes du spectateur. Et Cate Blanchett, celle des actrices qui viennent de poser une barre beaucoup trop haute pour toutes ceux et celles qui ne sont pas elle. Qu’on se le dise : si Tar regarde le monde en contre-plongée, c’est aussi et beaucoup grâce à elle.
Pas moins de quatre réalisateurs et une pléiade de stars se sont rassemblés pour donner vie à ce monument du film de guerre qui demeure encore aujourd’hui un classique indépassable. Le déroulé de l’opération Overlord y est raconté avec minutie, précision et grand spectacle à l’ancienne.
Astérix est la ! Ca va faire mal ! Oui, malheureusement. Après un premier épisode sympathique et un second exceptionnel, les aventures du célèbre Gaulois ont perdu de leur superbe avec les deux opus suivants, l’un moyen et l’autre vraiment mauvais. Mais, finalement, Astérix et Obélix : L'empire du Milieu pourrait presque les réhabiliter !
En janvier, pour compenser les nominations aux César 2023, nous avons découvert trois films de femmes : Divertimento de Marie-Castille Mention-Schaar, Nos Soleils de Carla Simon et Brillantes de Sylvie Gautier.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »