En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.
Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.
Découvrez les nombreux clins d'œil et références cachées dans Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton, un hommage à ses films iconiques. Un décryptage détaillé des allusions et hommages qui ravira les fans de longue date et les nouveaux venus
Huit ans après le célèbre Serpico, Sidney Lumet s’intéresse à nouveau à la corruption qui sévit au sein de la police new-yorkaise au début des années 1970. Avec pour objectif, cette fois, de peindre une réalité nettement plus nuancée. Sur près de trois heures qu’on ne voit pas passer, le maître du « film sur la police » expose la réalité d’une corruption systémique, dans un milieu uniquement peuplé d’anti-héros.
Bien après l’analyse du système judiciaire (12 Hommes en colère) et juste avant sa critique viscérale du monde médiatique (Network : main basse sur la télévision), Sidney Lumet met en lumière la grande fratrie qu’est la police.
Le temps passant, on regardera L 627 avec le recul de spectateurs saturés de nouvelles icônes, d'autres sujets traités avec, ouvrez les guillemets, « réalisme » dans des plans bien dessinés, des transitions parfaitement calibrées, sans caméra qui tremble. Pourtant, ici, si elle tremble sur son épaule, c'est parce qu'elle vit.
Olivier Marchal a construit sa carrière ciné autour du personnage du flic. Un type avec des couilles qui ne s'en laisse pas conter, corrompu, fidèle à son boulot, prêt à mourir. En effet, souvent, un bon flic est un flic mort chez Marchal. Ce regard rempli de testostérone a atteint son paroxysme en octobre sur Netflix avec Bronx. On ne sait plus vraiment où se situe le regard d'un réalisateur qui a été dans les rangs de la police pendant quatorze ans. Une chose est sûre : l'autopsie est brutale. Etude de ce cas atypique dans le cadre de notre cycle police au cinéma.
Copland (1997) n'est que le second long métrage de James Mangold. Son casting réunit pourtant rien de moins que Sylvester Stallone, Harvey Keitel, Ray Liotta, Robert De Niro, Robert Patrick, Michael Rapaport ou encore Edie Falco. Aujourd'hui quelque peu oublié, le film offre une représentation plurielle et complexe de la police.
Alors que le monde subissait un confinement quasi-généralisé, l'année 2020 a également vu émerger outre Atlantique une nouvelle tendance esthétique où de jeunes gens revendiquent leur goût pour les vêtements rétro, les pensionnats et les campus néo-gothique. Leurs références vont de la littérature classique au cinéma mainstream, mais marquent une opposition avec l'image "cool" prônée par les géants de la tech. En conclusion de notre dossier sur "l'école au cinéma", nous avons essayé de faire un peu le tri dans tout cela afin de comprendre ce que représente véritablement le Dark Academia.
Dans son premier long métrage, Le Premier Maître, Andreï Kontchalovski filme la confrontation entre un instituteur bolchévique parfaitement convaincu de son engagement idéologique, et des villageois kirghizes qui ne voient pas l'intérêt d'abandonner leurs traditions pour adopter ce communisme soviétique qu'ils perçoivent comme une nouvelle religion. Cela permet d'instaurer une réflexion sur le rôle politique de l'éducation, ou comment installer une révolution dans les mentalités.
Nous sommes en 1959, où Todd Anderson commence son année à l’Académie pour garçons Welton. Bien qu’extrêmement timide, Todd arrive à se faire des amis et avec ceux-ci, il découvre avec fascination leur professeur de littérature monsieur John Keating, un ancien de l’académie qui n’a rien du tout des autres hommes de Welton. Excentrique, ouvert et passionné, Keating va leur apprendre à aimer les lettres comme jamais et à comprendre leurs émotions d'adolescents.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.