Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Tunnel, un thriller sud-coréen qui a conquis le box-office de son pays en août dernier, débarque sur nos écrans après avoir été présenté dans plusieurs festivals internationaux. Thriller claustrophobique à mi-chemin entre le survival et la satire sociale, ce film mélange les genres et nous fait habilement passer de l'angoisse au rire pour livrer une vision caustique et acérée de la société et des pouvoirs publics sud-coréens.
D'amuseur public, Jordan Peele accède à un tout un autre niveau avec ce premier long métrage : Get Out. Sur fond de satire sociale relative au racisme plus ou moins rampant dans son pays, le cinéaste s'attaque au film de genre sous très haute tension avec beaucoup de brio.
Avec Voyage of Time, Terrence Malick signe un documentaire poétique et provocateur sur l'origine du temps, dont les prémices avaient déjà pu être entraperçues dans Tree of Life.
Braquage à l'ancienne, le nouveau film de Zach Braff, est une comédie pépère sans la moindre prétention qui fait passer, sur l'instant, un agréable moment mais qui se laisse très vite oublier.
Colossal avec Anne Hathaway, mélangeant rom-com, drame et fantastique ne sortira en France qu'en e-cinema. Critique d'un nouveau film à ne pas avoir les honneurs d'une sortie salle.
Ce mercredi 3 mai sort dans les salles le premier long-métrage de la pop-star chilienne, Alex Anwandter. Plus Jamais Seul est un drame universel, inspiré d'une histoire vraie. Le réalisateur y pointe du doigt un sujet grave et récurrent, celui de l'homophobie.
Adieu Mandalay est à la fois la chronique d’un système qui mène ses jeunes gens à leur perte, habituellement servant de chair à canon et le portrait extrêmement compassionnel d’une dérive humaine qui aboutira à des éclaboussures de sang inévitables.
Noma au Japon est une véritable immersion dans les coulisses d'un des plus grands restaurants du monde. Avec un travail novateur de poids et une implication sans faille des chefs de Noma, on se rend vite compte que ces derniers sont des magiciens qui font de ce restaurant d'envergure, un lieu d'exception où l'art culinaire est maître mot.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.