Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Le Roi Arthur: La Légende d'Excalibur part très mal pour son exploitation en salle et se fait descendre par la critique. mais pourquoi tant de haine? Autopsie d'un échec.
Présenté lors de l'ouverture de la Sélection Officielle du Festival de Cannes, Le nouveau film d'Arnaud Desplechin, les Fantômes d'Ismaël, est la quintessence même de son oeuvre, riche de références littéraires et cinématographiques, un film d'auteur foisonnant au risque de l'éparpillement.
Nana Ekvtimishvili & Simon Groß réalisent avec Une Famille heureuse un troisième film commun qui montre l'écartèlement d'une femme géorgienne entre son chemin intérieur et la voie tracée par la société.Du bel ouvrage finement ciselé...
Dans l'espace personne ne vous entendra crier. Dans la salle de cinéma, personne ne vous entendra vous plaindre. Alien : Covenant est finalement une oeuvre de science-fiction semi-ratée d'un réalisateur qui persiste à ne pas vouloir se détacher de sa création.
Personne ne l'attendait et pourtant, "14 ans, premier amour" est une belle révélation. Cette romance juvénile signée Andrei Zaitsev, nous replonge dans la nostalgie d'une jeunesse en fleur. Retour sur un conte moderne à l'état pur.
Surprenant sur la forme, puisque la comédie de mœurs prend une voie post-apocalyptique, mais cohérent dans son discours, le nouveau film d'Eric Judor a de quoi surprendre. Comment l'acteur fétiche de Quentin Dupieux parvient-il à s'emparer du sujet, encore inexploité au cinéma, des Zones A Défendre et des militants qui les peuplent et à en faire autre chose qu'une vulgaire bouffonnerie?
15 ans après la sortie d'un film oublié en deux semaines, le réalisateur de Bodyguard, Mike Jackson propose, sur un scénario du prodige David Hare, un nouveau film aussitôt oubliable, Le Procès du siècle avec Rachel Weisz dont le roux paraît presque grossier et Timothy Spall dans un énième rôle de "vilain"...
Avec Je ne suis pas votre nègre, le cinéaste haïtien Raoul Peck rend hommage à l'écrivain américain James Baldwin et, à travers les textes de celui-ci, dresse un portrait amer d'une Amérique blanche repliée sur elle-même.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.