Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
A le voir adopter ses costumes old-fashion, son accent à couper au couteau et sa posture vouté, il semble que Brian Cox était un choix évident pour incarner Winston Churchill. Pourtant, sa prestation ne rentrera pas dans la légende. A qui la faute?
Jason Clarke incarne un haut dignitaire nazi aussi épouvantable que Ralph Fiennes dans La Liste de Schindler. Sa prestation suffit-elle à faire du film de Cédric Jimenez une reconstitution historique pertinente ou un film de guerre spectaculaire?
Avec War Machine, David Michôd fait son entrée sur Netflix avec son film le plus accessible et le moins percutant. Mais qui reste une satire efficace menée par un très bon Brad Pitt.
Une pléthore de films, et toujours la même passion pour François Ozon de l'identité trouble, de l'identité double. L'amant double ne faillit pas à la règle et pousse d'ailleurs le bouchon très loin. Trop, peut-être?
Departure de Andrew Steggall, est LE film aux six récompenses. Véritable ode à l'amour, ce drame familial nous plonge avec poésie, subtilité et délicatesse, au cœur des désirs d'une mère et d'un fils.
Après un quatrième opus foncièrement mauvais, la nouvelle aventure de Jack Sparrow, intitulée La Vengeance de Salazar, se devait de rectifier le tir. Pari réussi ou nouvelle déception ?
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.