Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Baby phone, un film d’Olivier Casas : Critique cinéma

La mécanique parait surannée, mais l'écriture du premier film d'Olivier Casas assure humour, légèreté et surtout bonne humeur. Trop formaté pour prétendre faire date, Baby Phone fait plaisir à voir à l'heure où les comédies françaises sont parasités par une immaturité lourdingue et le narcissisme de ses auteurs.

Traque à Boston, de Peter Berg : critique cinéma

On connait Peter Berg pour ses films de guerre ultra-manichéens, et quand il s'attaque à la reconstitution du dernier attentat survenu sur le seul américain, il ne faut attendre de sa part davantage de subtilité. C'est donc bien vers une ode aux forces de l'ordre qui ont su arrêter les vils islamistes que se dirige son nouveau film. Au delà de son idéologie ultra-sécuritaire, son thriller fait-il effet?

À ceux qui nous ont offensés, un film d’Adam Smith : Critique

À ceux qui nous ont offensés est un film de gangsters dont l'intrigue, basée sur l'ultra-réalisme, lorgne du côté du cinéma vérité. Porté par Michael Fassbender, Brendan Gleeson et Sean Harris, le long métrage britannique souffre d'un scénario trop mince et inabouti mais s'impose comme une réussite formelle sauvée par l'interprétation convaincante de ses acteurs. Cette chronique sociale coup de poing fonctionne-t-elle malgré ses imperfections ?

Logan, un film de James Mangold : critique cinéma

James Mangold signe une parfaite révérence pour 17 ans de récit qui malheureusement ne trouve sa voix qu'à sa toute fin.

Les oubliés, un film de Martin Zandvliet : Critique

Martin Zandvliet signe un film de guerre au ton grave et aux scènes éprouvantes. Le drame historique qu'il nous décrit pose de nombreuses questions morales délicates. Comment le jeune réalisateur danois parvient-il à exploiter ces sujets complexes?

Patients, un film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir : Critique

Au sein du centre de rééducation, entre peines, douleurs et éclats de rires, Patients, premier film en tant que réalisateur de Mehdi Idir et Grand Corps Malade directement adapté du livre de ce dernier, est une des plus belles réussites de ce début d'année.

Fences, un film de Denzel Washington : Critique

Film boursouflé de Denzel Washington, qui met... Denzel Washington dans tous les plans, Fences est pourtant susceptible de rafler tous les Oscars. Un théâtre filmé qui est loin de rendre service à l'excellent texte du dramaturge August Wilson

John Wick 2, un film de Chad Stahelski : Critique

Revival de l'actionner des années 80/90, John Wick 2 est un divertissement explosif et virtuose qui à le bon goût de ne pas délaisser le fond sur la forme. Avec un Keanu Reeves au sommet de son charisme, une suite qui est en tout point supérieure à son aîné.

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