Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
En détournant les clichés sur l'adolescence par une virée fantastique, Rosemary Myers livre un film drôle et très vif sur le sujet. L'humour y est maître, l'esthétique aussi. A découvrir en salles le 22 mars.
Si on pensait avoir tout vu du western, genre usé jusqu'à l'os s'il en est, le nouveau film de Martin Koolhoven se voulait plus radical et avait l'ambition de faire parti d'un nouveau sous-genre. Mais malgré d'évidentes qualités, Brimstone ne fera pas date dans l'Histoire.
Lesté de tous les handicaps, et notamment de celui la communication et de la barrière de la langue, Le secret de la chambre noire, premier film français du réalisateur Kiyoshi Kurosawa est plutôt réussi, et voit son auteur renouer avec le film de genre tout en gardant la nouvelle facette très spirituelle de son travail.
De plus belle est le premier long métrage d’Anne-Gaëlle Daval, une costumière à la fois réalisatrice et scénariste. Un coup d'essai qui divise et qui tend vers le récit de série américaine, très empathique et générique..
Nos trois héroïnes Katherine Johnson (jouée par Taraji P. Henson), Dorothy Vaughan (Octavia Spencer) et Mary Jackson (interprétée par la star de R&B Janelle Monae) font vibrer cette fiction historique par leur génie, leur sensibilité et leur force.
Son style est identifiable entre mille, mais jamais encore Aki Kaurismäki ne s'était lancé le défi de nous ouvrir les yeux sur un drame aussi grave que le manque de considération dont sont victimes les migrants à leur arrivée en Europe. Une telle détermination humaniste est-elle soluble dans le cinéma baroque et surréaliste du cinéaste finlandais ? La réponse est loin d’être évidente.
20th Century Women de Mike Mills est un film riche et capiteux qui envoûte aussi bien par son esthétique que par son propos qui reste très moderne pour les années 70, par ses actrices incroyables que par une bande son éclectique, mais soignée aux petits oignons.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.