Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Barbet Shroeder nous montre la face sombre d'une religion basée sur la tolérance ; quand le bouddhisme devient synonyme d'intolérance et d'épuration ethnique...
S'attaquant au tabou des tabous, la sexualité des handicapés, la cinéaste suisse Stina Werenfels réussit à éviter le voyeurisme, et le bla-bla moral en montrant une jeune fille toute simple, Dora, à la découverte de sa dimension sexuelle. Un film délicat mais qui n'a pas peur d'aborder de vraies questions de société
Cédric Klapish ravive notre amour du vin et de la famille avec son dernier film : Ce qui nous lie. Le casting est aussi lumineux que les vignes en été.
Abandonnant un temps les grosses productions hollywoodiennes, le réalisateur Doug Liman prend les rênes d'une série B financée par Amazon studios et la transforme en un duel de snipers viscéral à souhait.
Une fusillade de plus d'une heure et des centaines de coups de feu. Le concept peut paraitre absurde. Et pourtant, si Martin Scorsese en personne a tenu à participer au financement du projet, c'est bien la preuve que l'on peut avoir une confiance aveugle en Ben Wheatley. Comment cet extravagant cinéaste britannique a-t-il réussi, en un simple huis clos pétaradant, à marquer l'art de la représentation de la violence comme Sam Peckinpah et Tsui Hark avant lui ?
Il est à peine sorti chez nous que Wonder Woman cartonne déjà à travers le monde, bien plus que les précédents films DC. En ajoutant une touche féminine, la Warner a-t-elle enfin réussi à optimiser sa recette ? Ou bien entreprend-elle un virage radical pour assurer le succès commercial de sa saga super-héroïque jusque-là si décriée ?
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.