Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Ce mercredi 19 avril est sorti dans les salles 11 Minutes, le nouveau thriller de Jerzy Skolimowski. Perdu au milieu d'une accumulation de styles, ce drame polonais déçoit autant par son scénario trop ambitieux, que par sa mise en scène clinquante. Retour sur un puzzle narratif, non accompli.
En faisant prendre quelques kilos à Matthew McConaughey, Stephen Gaghan espère transformer le plomb en or. Sa réalisation et son scénario peu inspirés risquent toutefois d'empêcher au film de prétendre à la moindre statuette dorée.
Dans Les initiés, le Sud Africain John Trengove balance sa vision d'une love story homosexuelle secrète au milieu de rites africains machistes et archaïques. Le résultat : un drame poignant où éclate le talent de Nakhané Touré.
Au départ diffusé à la télévision, À voix haute, La force de la parole a pu se frayer un chemin vers le grand écran grâce à son succès. Un succès mérité pour un documentaire qui met du baume au coeur.
A force de cultiver la bêtise crasse tout autant que le sérieux, Fast and Fuirous 8 s'enlise dans un entre-deux particulièrement usant, quitte à se demander si la fin de la saga ne serait pas souhaitable.
Qu'a bien pu faire Fabrice Du Welz, dont les films Calvaire et Alléluia ont prouvé le jusqu'au-boutisme et le potentiel transgressif, à l'occasion de sa première collaboration avec des studios hollywoodiens?
"Je danserai si je veux" est une ode à la ville de Tel Aviv et ses jeunes habitants. Une génération en décalage avec l'héritage culturel et religieux de ce pays tiraillé. Ce premier film de Maysaloun Hamoud oscille entre fiction et réalité, proposant une vision très peu étudiée de la position de la femme au Moyen Orient.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.