Critiques films

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Big Bug : voyage en absurdie

Pour celles et ceux qui connaissent la filmographie de Jean-Pierre Jeunet, Big Bug aura de quoi les étonner. Le huitième long-métrage du réalisateur pousse jusqu'au paroxysme les caractéristiques qui ont fait le succès de son réalisateur. L'œuvre oscille, en effet, entre plusieurs genres, allant de la captation théâtrale au film de science-fiction classique.

Un autre monde : Lindon et Brizé toujours en guerre contre le système

Après La Loi du marché (2015) et En Guerre (2018), Stéphane Brizé clôt avec Un Autre monde le dernier chapitre d'une trilogie consacrée au monde de l'entreprise. Un nouveau dilemme moral s'offre à Vincent Lindon, enfin au personnage qu'il incarne. Après avoir cherché un emploi, combattu pour sauvegarder son usine, l'acteur incarne cette fois un patron qui doit licencier, pour la seconde fois en très peu d'années, une partie de ses salariés au nom de la rentabilité du grand groupe qui l'emploie. Un film marqué par la solitude et le besoin de redéfinir l'humanisme pour se (re)construire.

Uncharted de Ruben Fleischer : quand adaptation rime avec trahison (et déception)

Sans doute est-ce là la conséquence d’une production à ce point chaotique qu’elle aura duré pas loin de 15 ans et aura mis sur les rotules au moins 5 réalisateurs et un Mark Whalberg qui a ainsi perdu possiblement le rôle de sa vie ; mais l'adaptation tant attendue d'Uncharted s'avère être un spectaculaire ratage. Plat, uniformisé et terriblement conventionnel, la mouture signée Ruben Fleischer est hélas la nouvelle preuve qu'Hollywood ne sait pas comment adapter un jeu vidéo.

Moonfall de Roland Emmerich ou l’ironique autodestruction du Master of Disaster

Jadis maitre incontesté du genre, force est d'admettre que Roland Emmerich a définitivement perdu de sa superbe avec Moonfall, projet de longue date qui échoue à peu près à tous les niveaux, tant derrière ses atours de série B qui vise le kamoulox comme ligne directrice, se cache un blockbuster vide, laid et incroyablement laborieux.

Scream (2022) : Un retour réussi ?

Ainsi, pour mettre celle-ci dans le bain, le personnage de Sam Carpenter qui est nouveau, est aidé par Sidney, Dwight et Gale, qui sont les anciens et qui ont survécu au tueur plus d’une fois. Parmi les amis de Tara, il y a la jeune Mindy Meeks-Martin. Meeks comme Randy Meeks qui nous expliquait le genre de l’horreur. Et cette fois, c’est elle qui nous explique le principe du « Requel ».

Les Jeunes Amants de Carine Tardieu : s’aimer jusqu’aux fantômes

Pierre sort en pleine nuit, cherche Shauna et lui parle, lui rappelle tout, lui rend la photo oubliée. Ici naissent les histoires, dans une superbe nuit américaine, cette nuit née d'une journée, une des techniques cinématographiques les plus belles à mettre en scène et pourtant si difficile à réaliser. Quelque chose finalement d'aussi fragile que la romance dont nous venons de voir la naissance.

The Souvenir Part I et Part II de Joanna Hogg : L’Art et la manière

The Souvenir Part I et Part II avancent masqués. Sous des dehors feutrés se cachent des trésors de cinéma. La cinéaste Joanna Hogg raconte le double apprentissage amoureux et artistique de son héroïne largement autobiographique d’une manière magistrale.

Les Promesses de Thomas Kruithof : tous accros à la politique ?

Les Promesses de Thomas Kruithof se présente comme "un film sur la politique et non pas un film politique".  Ce sont les mots employés pendant la promotion du film par les acteurs Reda Kateb et Isabelle Huppert, tous deux impeccables dans leur rôle respectif. Soit une maire et son directeur de cabinet pris dans une spirale entre choix de carrière et humanité. A partir d'un propos classique (et plutôt vu et revu), Thomas Kruithof parvient à construire un film en tension permanente, porté par une vraie soif du verbe et un duo qu'on prend plaisir à accompagner.

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Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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