Critiques films

C’est un navet ? C’est un étron ? Non, c’est Supergirl !

Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.

On l’appelait Robin des Bois : la dette de sang

Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.

André is an Idiot : le dernier cri d’un condamné

On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.

L’ennemi, de Stephan Streker : thriller passionnel

Quatre ans après le très intéressant Noces, le cinéaste belge Stephan Streker est de retour avec un drame inspiré d’un fait divers très médiatisé, l’affaire Wesphael. Particulièrement habité, Jérémie Renier y incarne un jeune prodige de la politique qui se retrouve impliqué dans un crime passionnel. Si le film parvient à recouvrir l’intrigue et son antihéros tourmenté d’un voile d’incertitude et de doute, tout en ne prenant intelligemment pas parti, il est en revanche fragilisé par plusieurs choix d’écriture maladroits ainsi que par une trame nébuleuse dont on finit par se désintéresser…

Nos Ames d’enfants de Mike Mills : à la folie, passionnément…

Nos Ames d’enfants de Mike Mills est un de ces films dont on sait qu’ils vont  vous coller à la peau pour très très longtemps. Des images très belles de l’Amérique en noir et blanc, de la douceur et de la bienveillance font du métrage un des meilleurs films de ce début d’année

Un monde de Laura Wandel : cruelle cour de récré

Un monde met l'enfance à l'honneur, non pas par nostalgie, mais par volonté de décrire une microsociété où trouver sa place est un enjeu de tous les instants. L'histoire de cette petite fratrie en proie à la violence de ses pairs, à son indifférence aussi, à la peur, et au désir d'être comme les autres, est filmée avec une exigence et une finesse de tous les instants. Exigence et finesse qui rendent un hommage vibrant à tous les écorchés de l'école, de l'intégration scolaire. A découvrir au cinéma dès le 26 janvier.

Nightmare Alley de Guillermo del Toro : le noir lui va si bien

Nigthmare Alley de Guillermo del Toro est en quelque sorte l’anti Forme de l’eau : une histoire classique, un noir hollywoodien, sans aucune espèce étrangère, mais des humains comme vous et moi, tout monstrueux soient-ils. Une réussite.

« Les poings desserrés », les yeux ouverts

Sans doute pas le film le plus attendu du dernier Festival de Cannes, « Les poings desserrés » n'en est pourtant pas moins l'une des grandes découvertes. Une œuvre difficile et anxiogène qui interroge cependant notre regard au monde.

Macbeth, de Joel Coen : « La sécurité est la plus grande ennemie des mortels. » (W. Shakespeare)

Pour sa première mise en scène en solo, Joel Coen a fait un choix étonnant en s’attaquant au classique intemporel de William Shakespeare. Si l’œuvre remporte globalement son pari, c’est surtout par ses qualités visuelles donnant lieu à quelques séquences mémorables. Le génie de Joel Coen sort en revanche perdant de la confrontation avec celui de Shakespeare. Le film semble ainsi à la fois respectueux du texte et corseté par lui.

The Lost Daughter, de Maggie Gyllenhaal : une nouvelle figure de mère

Pour son premier film derrière la caméra, la comédienne américaine Maggie Gyllenhaal n’a pas eu froid aux yeux en s’attaquant à une adaptation difficile d’un roman d’Elena Ferrante. Si nous saluons la prise de risque et que le film présente une vision de la maternité rarement vue au cinéma, nous assumons un regard quelque peu isolé au milieu du concert de louanges qui a accompagné sa sortie. Un premier film prometteur, assurément. Une réussite totale, nullement.

Mes frères et moi : chanter sur du sable brûlant

Mes frères et moi est le premier long métrage de Yohan Manca. Le film parle d'une fratrie dont le plus jeune frère découvre le chant lyrique et y trouve un peu de joie. Un film d'été, une histoire d'amour fraternel et artistique, jamais mièvre.  A découvrir en salles dès le 5 janvier 2022 après sa diffusion à Cannes en juillet 2021.

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Blacksad stories : Weekly ou les origines d’un personnage

« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna… - … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… » - Paf - Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir… - Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili. - Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »

« L’Origine de l’humour » : l’homme qui inventa la blague

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