Seth Rogen, le scénariste de la série fantastique Preacher a commencé le tournage du pilote et partage ses photos.
Depuis quelques jours, le scénariste et acteur déjanté de L’Interview qui tue, C’est la fin et The Green Hornet, nous distribue un peu de sa série Preacher au coup par coup histoire de nous faire languir !
Le 13 mai, Seth Rogen twittait une photo du clap de la série réalisée par Sam Catlin (Breaking Bad). Le 15 mai son acolyte Evan Goldberg (réalisateur et scénariste de C’est la fin et L’Interview qui tue) et lui, postaient des photos du tournage de Preacher.
Tiré de la série de comics de Garth Ennis et Steve Dillon, qui fit fureur dans les années 90, Preacher raconte avec humour et sarcasmes l’histoire de Jesse Custer, un pasteur hostile dans une petite ville du Texas, qui fusionne avec une créature échappée du Paradis. Il développe alors la faculté de manipuler les gens et de leur faire exécuter ce qu’il exige d’eux. S’associant avec Tulip, son ex petite-amie ainsi que Cassidy, un vampire irlandais, Custer embarque pour une quête à la recherche de Dieu.
Maintenant que le tournage est officiellement commencé pour une sortie en 2016, Seth Rogen a pu réaliser une première photo de Dominic Cooper (Captain America : Le Soldat de l’hiver, Agent Carter) alias Jesse Custer avec Ian Colletti (Jimmy, Phoebe in Wonderland) dans le rôle de Arseface.
Seth Rogen et Evan Goldberg ont réalisé le pilote de Preacher, d’après leur propre scénario en s’inspirant du Comic.
Joseph Gilgun (Rudy dans la série Misfits) jouera le vampire Cassidy tandis que Ruth Negga (Nikki dans Misfits, Les Agents du S.H.I.E.L.D.) sera Tulip.
Une belle brochette d’acteurs anglo-saxons du même bord que nos réalisateurs. Autant dire que la série Preacher promet d’avoir une pêche d’enfer !
Le réalisateur Paolo Sorrentino dirigera cet été la série dramatique Le Jeune Pape avec Jude Law, une production conjointe de Sky, HBO et Canal +
« Les signes clairs de l’existence de Dieu. Les signes clairs de son absence. Ô combien la foi peut-elle être trouvée puis perdue. La grandeur de la Sainteté, tellement grande que c’est insupportable lorsque vous combattez les tentations et que tout ce que vous faites vous pousse vers celles-ci. La lutte intérieure entre l’immense responsabilité de la direction de l’Église Catholique et les souffrances d’un simple humain que le destin (ou le Saint Esprit) a choisi pour être le pontife. Finalement, comment manier et manipuler le pouvoir dans un état dont la dogme et la morale impérieuse sont la renonciation à ce pouvoir et un amour dévoué à votre voisin. Voilà le sujet de la série Le Jeune Pape. » – Paolo Sorrentino.
CANNES, le 17 mai 2015 – La production se prépare à commencer cet été le tournage de Le Jeune Pape, une série dramatique en huit épisodes réalisée par Paolo Sorrentino (Les Conséquences de l’amour, La Grande Bellezza) et avec Jude Law (Le Talentueux Mr Ripley, Sherlock Holmes, Retour à Cold Montain) dans le rôle titre.
Le jeune Pape (The Young Pope) est une production conjointe entre Sky, HBO et Canal + dont les huit épisodes seront réalisés et par Sorrentino et écrits par Sorrentino avec la collaboration de Tony Grisoni (scénariste de How I live now), Umberto Contarello (scénariste de La Grande Bellezza de Sorrentino) et Stefano Rulli (La Belle Endormie, Un silence particulier).
La série Le Jeune Pape raconte l’histoire controversée des débuts du pontificat du Pape PIE XIII, né Lenny Belardo et interprété par Jude Law. Un personnage complexe et conflictuel, conservateur à l’extrême dans ses choix, à la limite de l’obscurantisme mais plein de compassion à l’égard des faibles et des pauvres. C’est l’homme d’un grand pouvoir qui résiste obstinément aux agents du Vatican, indifférent aux implications de son autorité. Durant la série, Belardo devra faire face à la perte de ceux qui lui sont proches et à la peur constante d’être abandonné, surtout par Dieu. Un homme qui n’a pourtant pas peur de s’investir dans la mission ancestrale pour la défense de ce même Dieu et du monde qui le représente.
Le Jeune Pape sera produit par Wildside et coproduit par Haut et Court TV. Lorenzo Mieli, Mario Gianani et John Lyons étant les producteurs exécutifs pour Wildside. Caroline Benjo, Carole Scotta et Simon Arnal seront quant à eux les producteurs exécutifs pour Haut et Court TV.
Nicolas Cage et le scénariste-réalisateur Paul Schrader réunis dans Dog Eat Dog
CANNES 2015 – Les studios Arclight Films et Pure Dopamine annoncent la sortie sur le marché mondial de Cannes du nouveau Thriller Dog Eat Dog, inspiré du roman primé du même nom par le célèbre auteur Eddie Bunker.
Le film, tout juste acquis par les Studios Arclight, sera réalisé par Paul Schrader, deux fois récompensé aux Golden Globe, nominé à la Palme d’Or et gagnant du WGA Laurel Award (Raging Bull, Taxi Driver, Afflicted). Il tournera avec Nicolas Cage, Lauréat des Golden Globe qui continue à occuper mondialement le Box Office et a rassemblé près de 5 milliards de dollars.
Matt Wilder et Paul Schrader sont les scénaristes de Dog Eat Dog.
« Nous sommes complètement excités à l’idée de travailler aussi bien avec des légendes de l’industrie du cinéma comme Paul Schrader et Nicolas Cage qu’avec des producteurs de renom tels que Mark Earl Burman et David Hilary de Pure Dopamine. », a avoué Gary Hamilton, producteur et manager des studios Arclight Films. « Dog Eat Dog a tous les éléments d’une grosse production et l’équipe qu’il faut pour y parvenir. Nous sommes excités de présenter le film aux acheteurs pour la première fois à Cannes. »
Dog Eat Dog est un Thriller contemporain portant sur un trio d’anciens escrocs, dans les profondeurs des bas quartiers de Los Angeles, qui se font engager pour un kidnapping.
Lorsque l’enlèvement bâclé se passe mal et devient totalement hors de contrôle, les malfrats se retrouvent à prendre la fuite, pour éviter la prison à tout prix.
Selon Paul Schrader, «Ed Bunker est le patron des scénaristes de thrillers. C’est le maître et l’un des premiers à maîtriser le scénario du crime moderne. » explique Schrader. « Il a vécu cette vie et l’a vécue pour raconter l’Histoire. Dog Eat Dog c’est le meilleur de Bunker.»
Les producteurs sont Mark Earl Burman et David Hillary de Pure Dopamine et les producteurs exécutifs sont Gary Hamilton, Don Rivers, Tim Peternel, Shaun Redick et Ray Mansfield.
« En rassemblant tous les éléments d’une combinaison gagnante que sont le scénario d’Eddie Bunker, la réalisation de Paul Schrader et la performance d’acteur de Nicolas Cage, on a tous les matériaux pour faire un thriller précurseur. » ajoute Burman.
La production de Dog Eat Dog débutera en Octobre de cette année.
Arclight Films s’occupe de la gestion internationale et de la présentation de Dog Eat Dog aux acheteurs pour la première fois à Cannes.
Ce samedi 16 mai marque la 4e journée du festival de Cannes, mais les premiers pas de Cineseries sur la Croisette. Au programme des rencontres, la course aux invitations et deux films en compétition, tout ça en plus du soleil et de la joie d’une toute première fois. C’est en effet une découverte pour Cineseries que Cannes en vrai ! Récit de cette première journée en deux films et une remise de prix.
Ce matin à 11h, France Culture remettait son premier prix Cinéma des étudiants à Jean-Charles Hue pour « Mange tes morts« . On vous en parlait il y a moins d’un mois, le film a été choisi par des étudiants parmi cinq films. Le réalisateur était présent ce matin pour recevoir sa récompense et échanger avec les étudiants. CineSeries l’avait particulièrement remarqué pour sa forme sans concession, au cœur d’une communauté peu représentée au cinéma et pour son côté récit d’émancipation où un jeune garçon vivait sa dernière nuit avant son baptême chrétien. Plutôt décalé. On comptait aussi Aderamanne Sissako parmi les personnalités présentes. Le réalisateur a été récompensé d’un prix de Consécration. Son dernier film, Timbuktu avait tout autant marqué CineSeries que les Césars qui l’avaient fortement récompensé en février dernier.
« The Lobster » : les aventures de Colin Farrell en homard
Après les mondanités, CineSeries a eu l’occasion de voir « The Lobster » de Yorgos Lanthimos grâce aux « Séances du lendemain ». Une très belle surprise que ce film de science-fiction sélectionné en compétition officielle et dont les échos sont très bons depuis sa diffusion hier soir. Le film prend le temps de construire un univers parallèle où tout semble commun, mais où, en réalité, des hommes et des femmes sont changés en animaux s’ils ne trouvent pas l’amour au terme d’un étrange séjour à l’hôtel.
Au coeur d’une mise en scène léchée, le réalisateur pose des questions essentielles sur nos choix, nos rencontres et l’animalité qui réside en l’homme. C’est ici par un tout simple point commun, parfois incongru, que les couples se forment. Basculant peu à peu dans une forme d’angoisse, toujours savamment dosée, le film se démarque tout autant par son rythme et sa musique que par ses acteurs. On est plongé dans cet univers où Colin Farrell surprend, loin de ses rôles habituels. A ses côtés, la plupart des « seconds rôles » et parfois grands noms du cinéma (Rachel Weisz, Ariane Labed, Léa Seydoux, Michael Smiley) sont également remarquables. Un vrai plaisir de cinéma virtuose et intelligent à la fois !
Changement total de décor et de registre avec la seconde séance de la journée, le dernier film de Nanni Moretti, « Mia Madre« , écrit suite au drame personnel du réalisateur: la perte de sa mère. Comme à son habitude, Moretti mêle l’intime et le cinéma avec un John Turturro très en forme et dont le rôle, très drôle, offre une véritable respiration au film. C’est ça l’art du réalisateur italien, sélectionné en compétition officielle, parler de nos drames intimes avec rigueur et humour au sein d’une mise en scène, tantôt classique, tantôt inventive poussant jusqu’à la mise en abîme avec un plateau de « cinéma social » filmé en même temps que la vie des personnages. A ce jeu là, Margherita Buy, femme en pleine crise de nerf, mais aussi en plein bilan s’en sort à merveille. Le film finit même par toucher en plein coeur, tout en laissant l’espace à ses personnages de penser au lendemain malgré la perte qu’ils viennent de subir. L’analyse psychologique de Moretti est toujours aussi fine. Un vrai régal de mieux en mieux rythmé au fil des séquences. Le réalisateur revient au style « journal intime » de ses débuts, se démarquant un peu de ses derniers films, notamment « Habemus Papam » . Ici, il mêle de nouveau le réel et la fiction avec beaucoup de dérision et d’émotion.
En 1984, Starfighter (The last Starfighter),tout premier film réalisé avec une partie en images de synthèse fait sa sortie. Il raconte l’aventure d’un jeune homme, Alex Rogan, accro au jeu vidéo Sarfighter qui se révèle être un simulateur de vol pour recruter les pilotes d’un vaisseau de combat interstellaire. Alex sera recruté par une race Alien pour combattre une armada extra-terrestre et sauver l’univers.
Le scénario de Johnathan Betuel est original et visionnaire, et les moyens mis en œuvre par Nick Castle sont extraordinaires : 20 minutes de scènes spatiales entièrement virtuelles, un exploit pour l’époque !
Les acteurs aussi sont assez prometteurs notamment Will Wheaton (Stand by Me, Star Trek : la nouvelle génération, The Big Bang Theory) et Catherine Mary Stewart (Le Droit à l’Amour).
Pour autant, à sa sortie, Starfighter fait un flop. Le film a le malheur de sortir en même temps que trois grosses productions : Ghostbusters, Indiana Jones et le Temple Maudit et Les Gremlins. Et il passe inaperçu.
Plus tard, Starfighter deviendra un de ces films qui, en sortant en vidéo puis en DVD, se trouve une nouvelle existence et devient le symbole de toute une époque, un film culte.
L’idée d’un second Starfighter émerge rapidement. En 2010, la rumeur d’un remake se répand puis, suite à des complications liées aux droits d’auteur, elle tombe dans l’oubli.
En novembre 2014, suite à la bande-annonce modernisée réalisée par Tim Gonzales, Seth Rogen pense à refaire Starfighter. Malheureusement, les droits du film sont presque impossibles à acquérir. D’après Seth Rogen, Steven Spielberg lui-même ne parviendrait pas à les obtenir.
Mais récemment, le scénariste Jonathan Betuel, qui travaille sur la suite du film, a exprimé son optimisme à Yahoo quant à sa sortie prochaine :
« Nous sommes impliqués dans toutes sortes de choses concernant la prochaine étape et je travaille dessus en ce moment. Beaucoup de choses sont en train de se passer et seront bientôt révélées au grand jour. C’est compliqué, c’est énorme, c’est un privilège et cela va être pris en charge. C’est agréable de travailler avec une équipe qui veut que le projet démarre. Je pense que l’histoire mérite de continuer. »
Si la série Allegiance avait été produite dans les années 80, le succès aurait probablement été au rendez-vous et elle n’aurait pas été déprogrammée dès le sixième épisode, pour agoniser dans les limbes d’internet. Mais le public est exigeant de nos jours, il demande toujours plus de qualité et que chaque nouvelle série soit potentiellement cette série mythique qui enterrera la précédente. Allegiance vise malheureusement à côté de la cible…à côté de toutes les cibles en fait et parvient péniblement à tirer un maigre chaland de quelques spectateurs égarés.
Syndrôme 9/11
Il y avait un potentiel pourtant, bien sûr il s’agit d’une énième histoire de terrorisme qui réchauffe une nouvelle fois les attentats du 11 septembre 2001. Mais cette idée d’une famille d’espions transfuges, victimes et prisonniers de leurs passés, présageait de mieux que ça. Alors quelle idée que d’être allé nous placer cette éternelle « doctrine » de la haine de la Russie ? Car, même si le contexte politique s’y prête, même si les Russes de la série ne sont pas tous caricaturaux, cette recette accouche d’un plat qu’on a bien assez savouré et qui finit par écœurer.
Du sang !
Puis c’est trop propre tout ça, ça sent le terrorisme de salon. Il y a des héros qui souffrent, c’est vrai. Mais le public a pris goût à l’ignoble, à la monstruosité sans limites de Homeland, au cynisme arrogant de House Of Cards. Car en fin de compte, voilà le problème d’Allegiance, c’est que la morale est sauve. Que les gentils, même s’ils sont un (tout petit) peu ambigües, sont bien identifiables et identifiés. On se salit les mains, mais on sait tout de suite que c’est pour la bonne cause. Les scénaristes n’amènent pas le spectateur à remettre en cause ses valeurs morales. La morale ici, est prémâchée pour rendre tout ça bien digeste, que rien ne reste sur l’estomac.
Platitude
Jusque dans la mise en scène on ressent cette absence de proposer quelque chose, de remuer les tripes du spectateur. Là où les séries les plus ambitieuses se donnent les moyens du cinéma, Allegiance est plat. Alors là aussi c’est propre, tout roule sans anicroche, mais que c’est ennuyeux une mise en scène sans audace, sans un montage qui prend des risques, sans aucune imagination pour les transitions. C’est dommage, parce-que ce seul élément aurait pu suffir à décupler l’intérêt pour Allegiance.
Et molitude
Même chose pour les acteurs en fait, plutôt bons dans l’ensemble, mais cantonnés à des rôles très balisés. Des rôles qui ne leur ont certainement pas permis de proposer quoi que ce soit aux metteurs en scène. Que dire de Gavin Stenhouse (American Horror Story) dans son rôle de petit génie qui nous fait croire que l’intelligence rendrait associable, limite autiste. Hope Davis (Cœurs Perdus En Atlantide, L’Expérience Interdite) et Scott Cohen (L’Echelle De Jacob, Love Et Autres Drogues) qui jouent ses parents semblent ne même pas profiter de leur expérience. On joue, mais on joue peu. Margarita Levieva (La Défense Lincoln, Toy Boy) de son côté est belle, très belle. Quoi d’autre ? Rien… Finalement c’est Morgan Spector qui s’en tire le moins mal. Même si son jeu d’espion russe est un peu appuyé, c’est bien lui qui laisse le moins indifférent.
The Sound Of Silence
L’indifférence est le mot qui colle le mieux à la peau de cette série, tellement inoffensive. Les personnages sont beaux et propres sur eux, les méchants sont très cruels les gentils, des victimes évidentes. Rien de louche dans cette série, rien qui vient déranger, ce qui explique peut-être son échec. Nous sommes dans des sociétés qui, même si elles ne trouvent pas les réponses, sont en train de se poser beaucoup de question. Même si on ne s’attend pas à ce que les séries d’aujourd’hui apportent des réponses, on aimerait au moins qu’elles nous les posent, ces questions. Mais du côté d’Allegiance, silence radio…
Synopsis: Alex est un petit génie, décoré de l’armée et recruté par la C.I.A. comme analyste. Ce qu’il ne sait pas c’est que ses parents sont d’anciens espions soviétiques qui vont être « réactivés » par les services secrets russes? pour préparer un terrible attentat contre les U.S.A.
Trailer – Allegiance
Fiche Technique – Allegiance
Création : George Nolfi
Pays : U.S.A.
Diffuseur : NBC
Format : 13 épisodes de 42’
Distribution : Scott Cohen, Hope Davis, Margarita Levieva, Gavin Stenhouse & Alexandra Peters
Retour sur un géant, découvrez l’homme derrière le mythe, celui dont Jean Cocteau vantait la force « sauvage et désinvolte » Orson Welles est mort il y a trente ans, et il aurait eu cent ans cette année.
Célébré à Cannes, dans la sélection Cannes Classics avec 3 films: « Citizen Kane », « Le troisième homme » et « La dame de Shangaï » (avec Rita Hayworth qui deviendra sa femme) et deux documentaires « l’Autopsie d’une légende » de d’Elisabeth Kapnist projeté ce mercredi 14 mai à 13h00 et « This is Orson Welles » de Clara et Julia Kuperberg (le 20 mai à 19h). Diffusé sur TCM Cinéma, le 21 mai à 19h45, le cycle Orson Welles a commencé depuis le 7 mai et continuera chaque jeudi soir jusqu’au 28 mai.
This is Orson Welles de Clara et Julia Kuperberg
TCM Cinéma explore le personnage énigmatique, l’ange déchu d’Hollywood, Orson Welles, à travers une interview rare d’Orson Welles et les témoignages exclusifs de ses admirateurs et ses proches. Martin Scorsese, Henry Jaglom, sa fille ainée Chris Welles ou encore ses amis de longue date, Peter Bogdanovich et le critique Joseph Mc Bride nous livrent un portrait intime de celui qui fit voler en éclat toutes les règles du cinéma américain.
Du scandale de La Guerre des Mondes, aux années RKO jusqu’à son exil en Europe, Orson Welles revient avec humour et émotion sur ses erreurs, ses réussites, ses débuts sur scène ou son apprentissage du cinéma.
Fiche technique du film documentaire : This is Orson Welles
Format Documentaire 53’
Chaîne TCM Cinéma
Coproduit par TCM Cinéma / Wichita Films
Ecriture, réalisation, montage Clara et Julia Kuperberg
Image de Peter Krajewski / Mike Nolan
Production TCM Cinéma Falko Jahn / Philippe Touzery
Directrice de production USA – Casting Susan Michals
Orson Welles : La filmographie
1941 : Citizen Kane
1942 : La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons)
1942 : It’s All True (inachevé)
1943 : Voyage au pays de la peur (Journey into fear) avec Norman Foster
1946 : Le Criminel (The Stranger)
1947 : La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghaï)
1948 : Macbeth
1952 : Othello (The Tragedy of Othello: The Moor of Venice)
1955 : Dossier secret ou (Mr. Arkadin/Confidentiel Report)
1957 : Don Quichotte (inachevé)
1958 : La Soif du mal (The Touch of Evil)
1962 : Le Procès (The Trial)
1965 : Falstaff – Chimes at Midnight
1968 : Une histoire immortelle (The Immortal Story)
1970 : The Deep (inachevé)
1972 : The Other Side of the Wind (inachevé)
1973 : Vérités et Mensonges (F for Fake)
1978 : Filming Othello
1984 : The Dreamers (inachevé)
Reprise des films présentés au Festival de Cannes dans la région parisienne
Glamour, tapis rouge, champagne et paillettes, c’est officiel, le Festival de Cannes est lancé. Chaque année, le lancement des festivités s’accompagnent des habituelles difficultés pour les festivaliers à voir les films des différentes sélections. Sans compter que peu de films présents à Cannes ont pour le moment une date de sortie officielle. Qu’à cela ne tienne, en parallèle du festival, c’est Cannes qui vient à vous.De mai à juin, quatre cinémas de la capitale seront les théâtres de projections cannoises exceptionnelles. Une bonne manière de combler les attentes des cinéphiles parisiens.
Les films de la Sélection Officielle
Dans le IXème arrondissement, c’est le Gaumont Opéra qui aura comme chaque année les honneurs de projeter du 22 au 24 mai une quinzaine de films de la compétition.Dheepan de Jacques Audiard, Youth de Paolo Sorrentino, Tale of Tales de Matteo Garrone et Sea of Trees de Gus Van Sant ont déjà été confirmés dans cette programmation éphémère. Peut-être que certains spectateurs auront les honneurs de découvrir en avant-première la future Palme d’Or.
A peine le temps de se remettre de la fin du festival que le Reflet Médicis sera le lieu de projections des films de la sélection Un Certain Regard. Situé dans le Vème arrondissement, ce cinéma indépendant projettera les films de cette sélection du 27 mai au 02 juin. Programmation encore à définir mais An de Naomi Kawase et Je suis un soldat de Laurent Larivière ont déjà leur billet d’entrée pour le Reflet Médicis.
Du côté du Ier arrondissement, le Forum des Images est le partenaire officiel de La Quinzaine des Réalisateurs. Du 28 mai au 07 juin prochain, l’intégralité de la sélection y sera diffusée. L’occasion de voir avant tout le monde Trois Souvenirs de ma Jeunesse, le nouveau Arnaud Desplechin, Mustang de Deniz Gamze Ergüven ou Les Mille et une Nuits de Miguel Gomes.
Enfin la Cinémathèque Française sera le point d’accueil de la sélection La Semaine de la Critique. L’ensemble de la sélection aura les honneurs d’y être projetés du 03 au 08 juin, avec une session pour les courts métrages le 06 et 07 juin.
Sans oublier que depuis mercredi, vous pouvez déjà retrouver en sallesLa Tête Haute d’Emmanuelle Bercot et Mad Max : Fury Road de George Miller en salles.
D’ici le début de l’été, d’autres films de la sélection cannoise auront également droit à une sortie nationale. En ce qui concerne la sélection officielle, La Loi du Marché de Stéphane Brizé sera en salles dès le 19 mai. Isabelle Huppert et Gérard Depardieu seront réunis pour Valley of Love devant la caméra de Guillaume Nicloux d’ici le 17 juin prochain. Autre prétendant à la Palme d’Or, le conte fantastique de Matteo Garrone intitulé Tales of Tales pourra être visible dans les cinémas nationaux à partir du 01 juillet.
Du côté de la Quinzaine des Réalisateurs, le nouveau film d’Arnaud Desplechin débarquera sur les écrans à partir du 20 mai. Une semaine plus tard, c’est le nouveau film de Philippe Garrel, L’Ombre des Femmes, qui sera dans les salles obscures. Quant à l’épopée des Mille et Une Nuits de Miguel Gomes, elle sortira le 24 juin. Enfin hors-compétition, le dernier Pixar, Vice Versa de Ronnie del Carmen et Pete Docter illuminera les yeux des petits et des grands le 17 juin prochain.
Avec ça, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenu. Bon festival !
La série The Red Roaddiffusée sur Sundance Chanel sortira en DVD le 27 mai 2015.
Série américaine en six épisodes diffusée sur Sundance Chanel depuis février 2014, The Red Road nous conduit sur les chemins sombres et mystérieux des montagnes Ramapo, une chaîne de forêts des Appalaches située au sud de New-York.
The Red Road est un thriller noir crée par Aaron Guzikowski (scénariste de Prisoners) et Bridget Carpenter (producteur exécutif de Parenthood). La série décrit les tensions entre une tribu amérindienne, inspirée de la tribu des Ramapough, et la communauté d’une petite ville fictive du New Jersey.
Quand la réalité rencontre la fiction
The Red Road s’inspire d’un incident dramatique survenu en 2006 : le décès par balle d’Emil Mann, un jeune indien Ramapough, tué par un garde forestier alors qu’il faisait du VTT. Pour autant, ce n’est pas tant le récit de cette triste histoire qui inspira le réalisateur mais plutôt la civilisation des Indiens Lenapes Ramapough.
« Je vivais à côté de cette zone et je n’avais pourtant aucune idée de la situation que connaissaient les Ramapough. » explique Guzikowski à propos de la Compagnie Ford Motor et de la peinture toxique qu’elle déversait sur le territoire indien. « C’était incroyablement intéressant pour moi, alors j’ai commencé à réfléchir à la possibilité d’écrire quelque chose qui se passerait à cet endroit. (…) Je voulais rendre l’histoire authentique, je voulais que ça sonne vrai. »
Et pour que l’histoire de The Red Road « sonne vrai », Guzikowski loue les services d’Automn Wind Scott, un Ramapough à la présidence de la Commission du New Jersey sur les Affaires des Indiens d’Amérique. Le réalisateur n’hésite pas non plus à montrer que la communauté indienne n’est pas reconnue par le gouvernement fédéral en insistant sur le manque d’égard dont la police fait preuve.
Mais à trop vouloir gagner en réalisme, la série se perd parfois dans des longueurs qui altèrent le récit, l’action et le suspense. Les tableaux se multiplient, le spectateur s’ennuie, perd le fil. Fort heureusement, le cadre et les décors invitent au voyage.
Un théâtre mystérieux
Les décors verts et sauvages sont tout simplement magnifiques et contribuent à rendre l’atmosphère de la série ténébreuse et énigmatique. Pour se faire, The Red Road a été tournée dans la région d’Atlanta, dans la Montagne de Pierre (Stone Mountain) en Géorgie. Les personnages, troubles et ambivalents, recèlent des secrets qui ne manquent pas de piquer notre curiosité. Le scénario est complexe et fascinant et les acteurs sont talentueux. Outre Jason Momoa et Martin Henderson, on retrouve dans le casting Lisa Bonnet qui interprétait Denise dans The Cosby Show et Tom Sizemore (La Chute du Faucon Noir).
Par certains aspects, l’ambiance dans The Red Road rappelle celle des séries telles queTwin-Peaks de David Lynch ou Top of the Lakede Jane Campion qui explorent les nuances et les recoins obscurs d’une ville isolée et de ses habitants. Les plans généraux des paysages forestiers et du lac avalent la petite ville perdue et la musique inquiétante de Daniel Licht (compositeur de Dexter) transporte le spectateur dans ce monde aux portes de l’irréel.
Mais là encore, le spectateur peut regretter cette sensation de déjà-vu et, en ce sens, la série manque un peu d’originalité.
Synopsis: Alors que le policier de la ville de Walpole, Harold Jensen (Martin Henderson, Secrets and Lies) tente d’apaiser les tensions entre les habitants et les indiens de la communauté voisine, des disparitions inquiétantes surviennent dans la région.
Dans ce rôle de protecteur et justicier, l’agent Jensen s’oppose à un indien de la tribu, Phillip Kopus (Jason Momoa, Aquaman et Khal Drogo dans Game of Thrones), récemment sorti de prison. Impliqué dans des trafics de drogues, Kopus représente une double menace car il est lié par le passé à l’épouse de Jensen (Julianne Nicholson, New York Section Criminelle).
Lorsque cette dernière, alcoolique et schizophrène depuis la mort étrange de son jumeau plusieurs années auparavant, renverse un jeune indien, la colère monte au sein du le clan. Kopus conclut alors un pacte avec Jensen et fait taire les témoins. Quel sera le prix de ce marché ?
Trailer – The Red Road
Fiche Technique – The Red Road:
2014 – 6 épisodes
Créateur : Aaron Guzikowski et Bridget Carpenter. Pilote réalisé par James Gray
Distribution : Jason Momoa, Martin Henderson, Tom Sizemore, Julianne Nicholson, Kiowa Gordon, Allie Gonino, Tamara Tunie
Musique : Daniel Licht
Producteur : James Bigwood, Avram Kaplan, Ed Tapia
Producteur exécutif : Bridget Carpenter, Sarah Condon, Aaron Guzikowski
Genre : Drame, Thriller
Écrit par le scénariste de Prisoners et porté par James Gray (La Nuit nous appartient), réalisateur du pilote, The Red Road est un polar intense sous haute tension. Le casting prestigieux, Jason Momoa (Game of Thrones), Martin Henderson (The Ring), Julianne Nicholson (Un été à Osage County) et Tom Sizemore (La Chute du Faucon Noir), vous invite dans les montagnes Ramapo où les apparences sont souvent trompeuses.
Mad Max: Fury Road, un trip halluciné aussi jouissif que grandiose !
Synopsis: Ancien policier de la route, Max Rockatansky (Tom Hardy) erre désormais seul au volant de son bolide (une Ford Falcon XB 351) dans un monde dévasté où les clans de cannibales, les sectes et les gangs de motards s’affrontent dans des déserts sans fin pour l’essence et l’eau.
Devenu autant un fantasme de cinéphiles sur pattes qu’un phénomène en devenir depuis le lancement de sa promotion délirante, à mi-chemin entre démonstration de talent et bras d’honneur aux blockbusters actuels, Mad Max, Fury Road en imposait avant même sa sortie. Il faut dire que son auteur George Miller, confiné dans une strate faite de reconnaissance par ses pairs, mais d’ignorance de son public, éprouvait pour la première fois le besoin viscéral de rappeler sa place au sein de la profession, au sein également de ce microcosme délirant qu’est Hollywood, d’où n’émanent aujourd’hui que des franchises marqueteuses au potentiel et à l’ambition interchangeables. Une place qui, à l’aune des années 1980, pouvait se qualifier d’incontestable, tant le monsieur, chantre de l’image et du montage ridiculisait carrément les productions américaines de l’époque niveau ambition et maîtrise. Mais qui restait à prouver à l’époque où le blockbuster était désormais à la portée du premier venu. Et, à force de voir ce cinéaste exceller dans tout ce qui lui est passé sous la main: du film fantastique (Les Sorcières d’Eastwick) au film d’animation (Happy Feet), on commençait à se dire que le cinéma, c’était pour lui comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Et ce constat somme toute enfantin, retrouve sans surprise tout son sens à la vue du rendu de ce Mad Max Fury Road.
Une chevauchée des Walkyries sous acide.
« Il faut tourner chaque film comme si c’était le dernier » George Miller a bien retenu les leçons d’Ingmar Bergman. Cristallisant dans une introduction démentielle tous les composants du mythe: allant du logo de la Warner a moitié effacé par la rouille, aux cris en passant par la figure de l’infatigable Max, vu de dos (rappel subtil au premier film), Miller semble comme attiré par l’irrépressible idée de vouloir condenser tout le passif de sa, déjà très riche, saga dans un seul film, renforçant de lui-même l’idéal propre à cette dernière que celle de jouer et incarner jusqu’au bout la différence et les extrêmes. Et inutile de dire qu’en agitant ce souffle nostalgique et un montage de tous les diables où Tom Hardy castagne à tout va, Miller parvient à transformer l’essai et à donner au public ce qu’il était venu chercher, à savoir une démonstration de cinéma. Littéralement. Pourtant, juger le film sur sa seule introduction serait omettre que Miller ne souhaite pas simplement montrer qui est le patron, il souhaite avant tout montrer que c’est lui le patron.
Car tel un roi qui regagne son trône après 30 ans d’absence, le film cherche avant tout à convaincre d’une chose, celle de montrer sa domination sur le reste du cinéma/monde (la frontière est floue). Et sur ce postulat, Miller y parvient de brillante manière, en dressant une allégorie à peine voilée de l’industrie actuelle. La référence est subtile (quoique), mais personnifier un désert est somme toute couillu, et encore plus quand Miller le fait lui qui, en se faisant dérouler son film dans ces étendues désertiques parvient, outre le fait de restituer l’A.D.N. de sa franchise, à qualifier le niveau de la production actuelle. Autrement dit, vide, sèche, plate ou un bras d’honneur monumental à tous ces pontes d’Hollywood, brassant des milliards certes, mais n’offrant pas un tel niveau de plaisir et d’extase, aisément comparable à une ligne de la meilleure colombienne.
Car, autant règlement de compte envers le système, que volonté de rassasier ses fans de la première heure, Miller assure le spectacle et innove de bout en bout. Plus question ici de disséquer la mythologie punko-dégénérée de l’univers madmaxien comme l’avaient été ses trois premiers films, mais davantage de décliner cet univers rongé par la sauvagerie et l’omniprésence de bandes motorisées. Non dénué de sens ce choix artistique et scénaristique, semble ainsi d’une utilité confondante quand on le compare au rôle tenu par la saga d’origine, ayant bien malgré elle amené le cinéma hollywoodien et par extension, celui de divertissement, vers des oripeaux de standardisation. Au final, Mad Max Fury Road, autant pied de nez envers la profession se mue en une sorte de démarreur de luxe de tout un pan du cinéma aka celui du divertissement, sensé en quelque sorte montrer la voie et faire sortir de leurs zones de conforts nombres de films types Avengers ou Batman, préférant user de ressorts psychologiques post-modernes, en lieu et place de l’ingrédient universel d’un divertissement : sa capacité à faire sortir du quotidien.
Le retour d’un génie
Et là encore, la maestria est de rigueur. Usant d’une intrigue d’une simplicité paradoxale, tant le nombre de thèmes traités est riche, allant scruter autant le thème du mythe (cher à Miller) que celui de la place de l’Homme dans la société, le tout couplé à une vision résolument féministe, Fury Road sort des sentiers battus en permanence et se joue d’ailleurs des conventions et autres règles préexistantes. Jamais il ne sera vu pareilles cascades, parfois défiant les lois de la physique ou celle du danger le plus extrême, jamais il ne sera vu un pareil rythme n’épargnant pas le spectateur, obligé de rester scotché à son siège pour épouser la route et la vitesse de ce convoi, filant à tombeaux ouverts deux heures durant, jamais il ne sera vu pareil dégénérescence et minimalisme de la production, prenant le contre-pied des productions actuelle en jouant la carte de l’épure au maximum…
Car, aussi bruyant et référentiel que peut l’être Fury Road, le film affiche une quiétude verbale rare. « Dans le silence on peut dire bien des choses ». Là encore, Miller a révisé ses classiques et Michelangelo Antonioni en prime, tant le metteur en scène australien, fidèle à son habitude de conteur minimaliste, prend la tangente des productions actuelles et use d’un langage verbal assumé par le corps. Ainsi, jamais un film n’aura ainsi su véhiculer autant de peur, de tension, de stress, ne serait-ce que par l’œil démoniaque d’un méchant, le sourire carnassier d’un quidam ou le regard empli de détermination de Furiosa, campé par Charlize Theron, LA révélation du film.
Véritable hybride entre western, postapo, opéra rock, musique et minimalisme, Fury Road se paie aussi le luxe de supplanter, si ce n’est écraser la concurrence au gré de son ambition somme toute démesurée, que celle de respecter son spectateur en lieu et place de le teaser à outrance, comme se complaît à le faire l’écurie Marvel. Lui offrant ce que le cinéma a vu de mieux depuis … Mad Max 2 en terme de maitrise, d’action et de montage, Fury Road s’affirme alors comme une sorte d’alternative frondeuse pour un cinéma différent.
Autant nihiliste que profondément honnête, la vision du divertissement de George Miller semble ainsi à des années lumières de ce que Hollywood a érigé en hit, à savoir une tripotée de blockbuster boursouflés et désincarnés, portés par des acteurs souvent à la réputation fallacieuse. Car, malgré le peu de paroles allouées à chacun, Fury Road se démarque du lot par l’intensité de jeu des acteurs. Autant Tom Hardy, dont le mutisme et la violence contenus en lui, suffisent pour lui attacher l’étiquette de badass que Charlize Theron, dans un rôle de femme forte et inébranlable, Fury Road résume certes ses personnages à des archétypes assez simplistes, ne cédant ainsi pas aux longueurs obligées pour leur développement, mais les éprouve tellement psychologiquement et physiquement parlant, que leurs simples pérégrinations dans cette contrée hostile terrassée par le soleil et les douilles, suffisent à les faire exister et ce sans demi-mesure puisque Miller, passé maitre dans la direction d’acteur, parvient à laisser flotter l’impression que ce Fury Road n’en compte pas.
Blockbuster massif ou giga film d’auteur (c’est selon), Mad Max, Fury Road s’impose alors d’emblée comme étant l’un des divertissements les plus réussis de tous les temps et ce sans forcer, tant la simplicité et la technique allouées à cette vaste entreprise désarçonnent de générosité et de supériorité.
Un chef d’œuvre assurément !
Bande Annonce – Mad Max:Fury Road
Mad Max – Fury Road : Fiche Technique
Réalisation: George Miller
Scénario: George Miller, Brendan McCarthy & Nick Lathouris
Distribution: Tom Hardy, Charlize Theron, Nicolas Hoult, Riley Keough & Zoe Kravitz
Musique: Junkie XL
Production: Doug Mitchell, Goerge Miller & P.J. Voeten
Société de production: Kennedy Miller Productions
Société de distribution: Warner Bros.
Budget: 150 millions de $
Pays: Australie, U.S.A.
Récompenses : Oscars 2016 du meilleur montage son, du meilleur mixage son, du meilleur montage, des meilleurs décors, des meilleurs maquillages, des meilleurs costumes
Durée: 120′
Un stalker, c’est un harceleur. Une fois que l’on sait cela, le reste de la série est une évidence. Stalker, c’est une série policière racontant les enquêtes d’une brigade de la police de Los Angeles consacrée à poursuivre les harceleurs.
Synopsis : à Los Angeles, la brigade de police dirigée par le lieutenant Beth Davis est chargée de retrouver des harceleurs, qui vont parfois jusqu’aux menaces de mort. La brigade accueille un nouveau détective venant de New York avec son passé trouble…
Schéma répétitif
La série est produite et les épisodes sont invariablement écrits par Kevin Williamson, scénariste de Scream. D’ailleurs, les premiers épisodes font penser au fameux film de Wes Craven : un personnage, une femme généralement, téléphone à un(e) ami(e) pour lui dire qu’elle sent une présence malveillante, qu’elle a l’impression qu’on la suit, qu’on l’observe, etc… Et là, un personnage, tout de noir vêtu pour bien montrer que c’est un méchant, le visage caché, apparaît de façon plus ou moins violente selon les cas. Bien entendu, il fait nuit. Bien entendu, victime et harceleur sont seuls dans la rue, dans l’immeuble, dans la maison, etc…
Le reste est une enquête policière tout ce qu’il y a de plus banal. Les héros arrivent, ils interrogent les suspects, la victime se fait encore harceler deux ou trois fois, puis on trouve le coupable et on l’arrête à temps. La série fonctionne sur un schéma très répétitif : les mêmes actions, au même moment. Et, hélas, les mêmes coupables, que l’on devine assez vite.
Fausse angoisse
La série mise beaucoup sur deux aspects. Le premier, c’est l’angoisse.
Les réalisateurs tentent de recycler les techniques des pires films d’horreur. Les attaques se déroulent souvent la nuit, dans des endroits déserts. De façon presque systématique, le harceleur éteint les lumières de la maison ou de la pièce. La musique se fait angoissante. On voit une ombre qui se faufile en arrière-plan ou qui apparaît subitement derrière le personnage, dans le reflet d’un miroir ou autres détails du genre.
La réalisation mise aussi beaucoup sur les « jump scare », les effets de surprise dus à l’apparition soudaine d’un personnage. La série cherche à nous faire peur, à nous faire sursauter. Le problème, c’est que ces effets, rendus systématiques, perdent leur intérêt tant ils sont attendus. Et la volonté d’angoisser le spectateur tombe à l’eau.
Personnages formatés
Le second aspect, ce sont des personnages qui se veulent originaux.
La patronne, c’est Beth Davis (Maggie Q, actrice de films d’actions qui se traîne paisiblement dans cette série). C’est le type « femme forte qui cache un lourd secret », secret qui sera dévoilé progressivement au fil des épisodes.
À ses côtés, nous avons Jack Larsen, interprété par Dylan McDermott, que le scénario essaie de nous présenter comme un « bad guy » qui espionne une femme blonde dès les premiers épisodes. Bien entendu, l’honneur sera sauf, mais on n’a jamais vraiment eu peur.
Les autres personnages sont des faire-valoir, bien habillés, bien coiffés, et dépourvus du moindre intérêt, des ombres sans épaisseur.
Perry
Le seul intérêt de cette série, c’est la présence de Perry. Nous le rencontrons dès le premier épisode. C’est un étudiant psychologiquement instable qui harcèle ses camarades. Il va jeter son dévolu sur Beth et tout faire pour se rapprocher d’elle. Il constitue une sorte de fil rouge qui va unir les épisodes décousus de cette trop prévisible série. On va le suivre en train de préparer son plan.
En conclusion, Stalker est une série certes peu désagréable, qui peut se regarder comme un divertissement innocent, mais qui est d’une grande banalité, d’une grande absence d’ambition et qui échoue totalement à nous angoisser. C’est sûrement la raison de son échec commercial, puisque la série est interrompue suite à la première saison (20 épisodes en tout et pour tout).
Bande Annonce – Stalker
Fiche technique – Stalker
Une saison, 20 épisodes
Créateur, producteur exécutif et scénariste : Kevin Williamson
Réalisateurs : Liz Friedlander, Kevin Bray, Jeff Thomas T. et Fred Toye
Monteurs : Rosanne Tan, Tom Costain, Chi Chung Yoon et Rob Seidenglanz
Musique : John Frizzell
Production : Warner Bros Television, Outerbanks entertainment
Société de distribution : CBS
Avec Dylan McDermott (Jack Larsen), Maggie Q (Beth Davis), Mariana Klaveno (Janice Lawrence), Victor Razuk (Ben Caldwell), Erik Stocklin (Perry), Eion bailey (Ray Matthews), Warren Kole (Trent).
Loin De La Foule Déchainée – La B.O./Trame sonore/Soundtrack
Musique Classique
Loin De La Foule Déchainée, qui sortira le 3 juin prochain, s’annonce comme une grande et belle romance dans la lignée des grandes références du genre comme Hollywood en a le secret. Du coup la bande originale composée par Craig Armstrong (Time Out, Gatsby Le Magnifique) s’inscrit dans cet héritage des grandes histoires d’amour, faites de drames, de déchirements et d’injustices propres au genre. Si Craig Armstrong s’inspire d’une certaine tradition musicale, ce n’est pas en singeant ce qui a déjà été fait.
C’est un classicisme assumé qui règne sur cette musique, presque de la « grande » musique de film. Les violons sont bien entendu de sortie une fois n’est pas coutume, sans rien de péjoratif. Bref c’est beau, souvent émouvant et, même si ce film n’atteint pas les sommets du genre que peuvent être Autant En Emporte Le Vent ou d’une autre manière Sur La Route De Madison, il aura le mérite d’avoir trouvé, avec cette bande originale, la voie de ses illustres prédécesseurs.