Loin De La Foule Déchainée: Musique, Bande Originale

Loin De La Foule Déchainée – La B.O./Trame sonore/Soundtrack

Musique Classique

Loin De La Foule Déchainée, qui sortira le 3 juin prochain, s’annonce comme une grande et belle romance dans la lignée des grandes références du genre comme Hollywood en a le secret. Du coup la bande originale composée par Craig Armstrong (Time Out, Gatsby Le Magnifique) s’inscrit dans cet héritage des grandes histoires d’amour, faites de drames, de déchirements et d’injustices propres au genre. Si Craig Armstrong s’inspire d’une certaine tradition musicale, ce n’est pas en singeant ce qui a déjà été fait.

C’est un classicisme assumé qui règne sur cette musique, presque de la « grande » musique de film. Les violons sont bien entendu de sortie une fois n’est pas coutume, sans rien de péjoratif. Bref c’est beau, souvent émouvant et, même si ce film n’atteint pas les sommets du genre que peuvent être Autant En Emporte Le Vent ou d’une autre manière Sur La Route De Madison, il aura le mérite d’avoir trouvé, avec cette bande originale, la voie de ses illustres prédécesseurs.

Bande Originale – Loin De La Foule Déchainée

https://www.youtube.com/watch?v=DrNZ-lYFM48

Sortie : 17 avril 2015

Distributeur : Sony Classical

Durée : 57’

Tracklist :

1. Opening 4’40

2. Jerusalem The Golden 1’56

3. Corn Exchange 1’27

4. The Great Misunderstanding 2’25

5. Spring Sheep Dip 2’19

6. Oak Returns 2’18

7. Let No Man Steal Your Thyme 2’06

8. Never Been Kissed 3’01

9. Hollow In The Ferns 3’39

10. Batsheba And Troy Wedding 3’06

11. Dribbles Of Brandy 1’10

12. Swiss Boy 1’50

13. Fanny And Troy 4’05

14. Troy Swims Out 1’17

15. O Come O Come Emmanuel 2’47

16. Boldwood Variation 2’32

17. Michael Turner’s Waltz 1’47

18. Jenny Lind Polka 1’52

19. Time Moves On 1’08

20. Oak Leaves 1’11

21. Bathsheba And Oak Unite 1’36

22. End Credits 2’08

23. Let No Man Steal Your Thyme 2’33

24. Far From The Madding Crowd Love Theme 3’43

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

Fjord : La Grande Fureur des bien-pensants

"Fjord", Palme d'or 2026 de Christian Mungiu, suit une famille roumano-norvégienne accusée par les services sociaux d'un pays scandinave, entre conservatisme religieux et progressisme libéral. Un film ambigu et intelligent, mais un peu trop scolaire et démonstratif, qui questionne nos préjugés.

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

La Bataille de Gaulle : pourquoi Antonin Baudry a confié son diptyque à deux compositeurs opposés

En confiant les deux volets de La Bataille de Gaulle à Volker Bertelmann puis à Théo Cascio, Antonin Baudry fait de son diptyque un objet musical rare, dont la rupture sonore éclaire aussi la réception critique.

La Baleine et le musicien, L’Illusion de Yakushima, Backrooms : trois compositeurs face à un destinataire qu’on n’attendait pas

Rone seul sur un catamaran au large de La Réunion, à attendre plusieurs jours avant de jouer ses premières notes pour une baleine à bosse. Koki Nakano qui compose ses 27 minutes de musique pour les deux heures de film de Naomi Kawase sur le don d'organe pédiatrique au Japon. Kane Parsons, vingt ans, qui co-compose la bande originale du plus gros succès de l'histoire d'A24, pour des espaces 3D vides hérités d'un mythe internet. Trois films sortis cette semaine, trois compositeurs face à un même geste : continuer à composer quand la garantie du destinataire est partie.

John Williams, David Holmes, Dupieux : trois musiques de films qui brouillent les pistes

Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.