Le Jeune Pape : la série sur PIE XIII avec Jude Law

Le réalisateur Paolo Sorrentino dirigera cet été la série dramatique Le Jeune Pape avec Jude Law, une production conjointe de Sky, HBO et Canal +

« Les signes clairs de l’existence de Dieu. Les signes clairs de son absence. Ô combien la foi peut-elle être trouvée puis perdue. La grandeur de la Sainteté, tellement grande que c’est insupportable lorsque vous combattez les tentations et que tout ce que vous faites vous pousse vers celles-ci. La lutte intérieure entre l’immense responsabilité de la direction de l’Église Catholique et les souffrances d’un simple humain que le destin (ou le Saint Esprit) a choisi pour être le pontife. Finalement, comment manier et manipuler le pouvoir dans un état dont la dogme et la morale impérieuse sont la renonciation à ce pouvoir et un amour dévoué à votre voisin. Voilà le sujet de la série Le Jeune Pape. » – Paolo Sorrentino.

CANNES, le 17 mai 2015 – La production se prépare à commencer cet été le tournage de Le Jeune Pape, une série dramatique en huit épisodes réalisée par Paolo Sorrentino (Les Conséquences de l’amour, La Grande Bellezza) et avec Jude Law (Le Talentueux Mr Ripley, Sherlock Holmes, Retour à Cold Montain) dans le rôle titre.

Le jeune Pape (The Young Pope) est une production conjointe entre Sky, HBO et Canal + dont les huit épisodes seront réalisés et par Sorrentino et écrits par Sorrentino avec la collaboration de Tony Grisoni (scénariste de How I live now), Umberto Contarello (scénariste de La Grande Bellezza de Sorrentino) et Stefano Rulli (La Belle Endormie, Un silence particulier).

La série Le Jeune Pape raconte l’histoire controversée des débuts du pontificat du Pape PIE XIII, né Lenny Belardo et interprété par Jude Law. Un personnage complexe et conflictuel, conservateur à l’extrême dans ses choix, à la limite de l’obscurantisme mais plein de compassion à l’égard des faibles et des pauvres. C’est l’homme d’un grand pouvoir qui résiste obstinément aux agents du Vatican, indifférent aux implications de son autorité. Durant la série, Belardo devra faire face à la perte de ceux qui lui sont proches et à la peur constante d’être abandonné, surtout par Dieu. Un homme qui n’a pourtant pas peur de s’investir dans la mission ancestrale pour la défense de ce même Dieu et du monde qui le représente.

Le Jeune Pape sera produit par Wildside et coproduit par Haut et Court TV. Lorenzo Mieli, Mario Gianani et John Lyons étant les producteurs exécutifs pour Wildside. Caroline Benjo, Carole Scotta et Simon Arnal seront quant à eux les producteurs exécutifs pour Haut et Court TV.

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.