Rogue One : A Star Wars Story, Gareth Edwards assombrie son propos dans des plans d’ensemble majestueux
Après une certaine désillusion critique malgré un carton commercial indéniable avec plus de deux milliards de dollars au box office mondial donc 940 aux États Unis, faisant de lui le film le plus lucratif Outre Atlantique, Star Wars Épisode VII : Le Réveil de la Force n’a pas convaincu tous les fans, les divisant en deux catégories. D’un côté, certains reprochent au long métrage d’être une pale copie de l’œuvre originel, repompant allègrement ce qui faisait la sève du Star Wars d’antan, tandis que d’autres sont plus optimistes, en parlant de solides nouvelles bases pour une future saga sombre, épique et moderne. Alors que des rumeurs incessantes concernant des reshoots et la possibilité de voir Gareth Edwards se faire retirer le final cut s’intensifiaient de façon constante, on ne pouvait qu’être inquiet pour le résultat final de Rogue One : A Star Wars Story, surtout à la vue des critiques faites à Star Wars VII. Disney souhaite tendre vers une nouvelle hype générale pour son blockbuster hivernale en nous proposant une bande annonce sombre, épique et signant le retour du plus grand méchant de tous les temps : Dark Vador.
Ce qui semble nécessaire de souligner, c’est la beauté retranscrite par les plans d’ensemble à l’image. Gareth Edwards, après un Godzilla très accès sur l’humanisme en montrant l’action à l’échelle humaine, semble répéter ce parti pris pour souligner le gigantisme de l’action. Il en résulte donc une sensation assez vertigineuse avec des perspectives très immersives au sein de l’univers du space opéra. La bande-annonce garde une durée raisonnable, ne dépassant pas les deux minutes, permettant au film de garder au secret la majorité de son contenu. Pourtant, cette courte vidéo n’est pas avare en nouveauté, puisqu’elle présente le protagoniste masculin du film, le capitaine Cassian Andor, interprété par Diego Luna. De même, on aperçoit plus en détail le character design du droïde K-2SO, doublé par Alan Tudyk, qui s’était déjà chargé de la voix de Sonny dans I. Robot. En dehors de la beauté visuelle et des enjeux plutôt simples du long métrage, le plaisir final revient évidemment à la présence de Dark Vador, bad guy le plus iconique de l’histoire du cinéma, qui revient logiquement par rapport à la chronologie de l’histoire, le temps peut être de l’intégralité du film, du moins, on espère.
Entre le premier trailer et cette nouvelle bande annonce, il convient d’avouer que Disney sait vendre ses blockbusters et il en est donc de même pour Rogue One : A Star Wars Story qui réussit la prouesse d’être plus intéressant que Star Wars VII lui même. Par la beauté de ses plans d’ensemble et la caractérisation visuelle de ses personnages, le spin-off promet assurément un spectacle plus sombre que son prédécesseur l’an dernier. Du moins, c’est le cas sur le papier puisque Disney semble résolue à orienter l’histoire vers l’humour et la légèreté avec ses reshoots et à ne pas donner à un Gareth Edwards lessivé de son expérience, le final cut de son long métrage. On attend donc le 14 décembre avec impatience mais aussi avec la plus grande méfiance, notamment quand on connaît la politique créative de Disney, accès sur l’aseptisation du récit.
Pour rappel, Rogue One : A Star Wars Story se situe dans une période de guerre civile, les populations doivent faire face à la nouvelle arme de l’Empire galactique, l’Étoile Noire. Cette nouvelle arme fait également office de base militaire, elle est capable d’anéantir des planètes entières. Un groupe de résistants s’unit pour en voler les plans. Agissant pour le compte de l’Alliance rebelle, une jeune femme solitaire (Jyn Erso) est chargée de cette mission, aidée par son coéquipier (le capitaine Cassian Andor) et par une équipe de mercenaires ainsi que par un ancien droïde impérial. Leur périple les conduira sur différentes planètes comme Jedha, une planète qui connait un hiver permanent ayant abrité les premiers adeptes de la Force ou encore la planète tropicale Scarif, contrôlée par l’Empire et disposant d’une installation militaire importante. En chemin, ils seront confrontés aux forces impériales, équipées d’immenses véhicules terrestres (AT-ACT) et de vaisseaux spatiaux. Sous les ordres directs du cruel Directeur Orson Krennic qui contrôle la mise en place de l’Étoile Noire, les stormtroopers impériaux, les Shoretroopers et les Death troopers doivent à tout prix repousser les rebelles. Le terrible Dark Vador supervise en effet de près les opérations.
Rogue One : A Star Wars Story, Bande Annonce
Le 1er spin-off de la saga intergalactique sortira dans les salles de cinéma le 14 décembre prochain
Brad Pitt et David Fincher vont-ils retravailler ensemble sur World War Z 2 ?
World War Z devrait bientôt connaître une suite dans les salles obscures. L’acteur américain Brad Pitt essaye de pousser le réalisateur David Fincher à prendre les rênes du tournage de la suite de World War Z. Fincher ne semblait pas convaincu par le projet mais les nombreuses rencontres et les multiples échanges avec Brad Pitt ont permis de faire évoluer ce projet qui pourrait bel et bien aboutir.
Selon Variety, le cinéaste David Fincher serait en négociation avancée avec les studios Paramount pour réaliser un film d’action où les zombies représentent une nouvelle menace pour l’humanité toute entière.
Les deux hommes se seraient rencontrés à de nombreuses reprises pour parler de ce projet. La suite du film horrifique adapté du roman de Max Brooks pourrait donc connaitre un tournage au début de l’année 2017.
Le nom de Juan Antonio Bayona avait longtemps été évoqué pour cette suite tant attendue par les aficionados de films de zombies. Mais le cinéaste espagnol va être contraint de décliner ce projet pour cause de programme de tournage surchargé. Juan Antonio Bayona est en effet annoncé sur le plateau de Jurassic World 2.
World War Z 2 ayant perdu son réalisateur, l’acteur principal du film, Brad Pitt a donc tenté de contacter et d’impliquer le réalisateur. Les deux hommes se connaissent bien, s’apprécient énormément et ont travaillé sur de nombreux films ensemble: Seven, FightClub et L’étrange histoire de Benjamin Button.
L’implication de David Fincher pour ce nouveau long-métrage serait vitale pour Brad Pitt. Il serait prêt à refuser de participer au tournage si le réalisateur de Zodiac, Millenium, The Social Network, Gone Girl et The Gamedéclinait cette proposition de réalisation.
Les réticences de David Fincher pour cette suite d’une grosse production Hollywoodienne doivent être liées aux souvenirs du traumatisme qu’il a vécu lors du tournage douloureux du film Alien 3.
Le film World War Z, sorti en 2013, réalisé par Marc Foster et produit par Brad Pitt, avait connu un grand succès en salles sur le marché américain (202 349 504 de dollars de recettes) et en France également (2 444 735 entrées).
Affaire à suivre donc, David Fincher pourrait apporter tout son talent et son génie au service d’un blockbuster horrifique qui ferait date dans l’histoire du cinéma Hollywoodien face aux choix controversés du premier opus (l’absence de profondeur des personnages, de critique sociale ou d’effets gores).
9 ans après une première trilogie qui a marqué les esprits par sa manière de révolutionner le genre du thriller d’espionnage, tout en poussant la concurrence à évoluer – Mission Impossible, les James Bond ainsi que l’apparition de nombreux films « bourniens » tel que Taken -, le duo à l’origine du deuxième et troisième opus se reforme pour mettre la saga à nouveau sur de bons rails suite à un spin-off emmené par Jeremy Renner tout bonnement mauvais.
Synopsis : La traque de Jason Bourne par les services secrets américains se poursuit. Des îles Canaries à Londres en passant par Las Vegas…
L’efficacité dans la peau
Les producteurs semblent avoir compris que la saga Jason Bourne n’est à son meilleur que lorsque que Jason Bourne est présent, et ont réussi à convaincre Matt Damon et Paul Greengrass de rempiler, eux qui ont toujours dit qu’ils reviendraient à condition d’avoir la bonne idée. Un retour qui sent donc bon le gage de qualité surtout que les deux hommes ont vraiment insufflé l’énergie si particulière de la saga, celle qui a permis de la populariser. Un retour qui a la lourde tâche d’accoucher d’un opus qui se doit d’offrir ce que les fans ont toujours attendu d’un Jason Bourne tout en apportant un renouveau dans la franchise qui doit s’imposer comme un vent de fraîcheur ainsi qu’un concurrent sérieux face aux autres films du genre. Autant dire que les attentes étaient élevées et que comme à chaque fois dans ces cas-là, il y aura des déçus, un film étant bien plus jugé maintenant parce qu’il aurait pu ou dû être selon les attentes, plutôt que pour ce qu’il est réellement.
Il faut reconnaître qu’effectivement la saga perd sérieusement en intérêt narratif avec cet épisode. Le scénario cède plus souvent aux facilités que par le passé et la manière d’intégrer Jason Bourne au récit est plus que poussive. Surtout que toujours ancrer le personnage dans le passé n’est pas des plus judicieux, ses origines ne sont plus aussi intéressantes qu’elles pouvaient l’être ; se focaliser sur l’avenir de celui-ci semble plus pertinent, chose que le film fait mais de manière bien trop succincte. D’une certaine manière, Greengrass a l’air au courant de cet état de fait et offre pour compenser une déconstruction assez passionnante de son héros tout en posant une réflexion plutôt juste sur l’héroïsme moderne et ce que représente le patriotisme dans une société ni toute blanche ni toute noire mais qui évolue dans une zone constante de gris. L’ennemi de la saga a toujours été domestique, les États-Unis sont leur propre Némésis et Jason Bourne s’impose comme le héros paria, celui qui doit évoluer en marge d’une société pourrie, passant pour un traître. Il est le symbole de cet héroïsme moins clinquant qu’il avait l’habitude d’être, celui qui montre toute sa dimension paradoxale, que parfois faire ce qui est juste est quelque chose de plus personnel et qui se fait loin des regards car ça implique de se salir les mains. Ici, Jason Bourne, toujours interprété par un Matt Damon en très grande forme, n’est plus le vecteur d’action qu’il était, les enjeux n’étant plus entièrement focalisés sur lui mais on a affaire à une vraie renaissance du personnage, qui gagne en puissance tout du long et qui promet des nouveaux opus qui pourraient s’avérer plus poussés et rafraîchissants dans leurs intrigues que celui-ci.
Sur ce plan, certaines sous-intrigues présentes ici sont clairement là pour servir la suite. Comme tout ce qui entoure l’histoire du PDG de Deep Dream qui ne sert que de moyen de réunir tous les personnages dans un même endroit dans ce film, mais qui est clairement amené à évoluer de manière plus intéressante dans la suite. La saga, qui n’a jamais autant été tournée vers l’avenir, pense ici vraiment en terme de franchise. Cela lui enlève de l’impact dans sa narration avec des éléments beaucoup trop vagues présentés ici mais qui font preuves d’une ambition qui pourrait être payante sur le long terme. Ici, le film arrive à trouver un juste milieu entre les codes de la saga, les anciens ressorts narratifs et la nouveauté car il s’impose au final comme un reboot plutôt qu’une vraie suite. L’élément narratif qui pousse Jason Bourne à reprendre la course contre le gouvernement ainsi que son parcours renvoie à La Mort dans la peau, le deuxième opus de la saga. Ici, il s’agit de remettre en place le personnage avant de commencer les choses sérieuses, ce qui était un peu aussi les ambitions de son prédécesseur. Alors le scénario n’essaye pas vraiment de chambouler la formule de la saga et se contente juste t’en tirer le maximum, c’est une remise dans le bain de la part du duo qui tente de regagner son public pour que celui-ci accepte de les accompagner dans de nouvelles aventures et c’est une requête qui a de sérieux arguments surtout qu’elle met en place des personnages qu’on a vraiment envie de suivre. Comme par exemple la jeune agent en charge des cyber-opérations incarnée par Alicia Vikander, ici parfaite d’ambiguïté, qui est une arriviste à la personnalité trouble dont on ne saisit jamais vraiment si elle a le sens de la justice ou si elle ne sert que ses propres intérêts. Le face à face qui pourrait avoir lieu entre elle et Bourne par la suite s’annonce diablement engageant. Plus que celui assez classique qui oppose Bourne à un Tommy Lee Jones égal à lui-même, qui se trouve redondant dans ses mécaniques, renvoyant aux anciens antagonistes de la saga. Seul le tueur de la CIA se montre plus travaillé que par le passé, même si le twist le concernant est prévisible et un peu trop poussif. Vincent Cassel offre un charisme assez redoutable à son personnage et s’impose comme un ennemi à la mesure de Jason Bourne.
Donc le scénario a beau ne pas être transcendantal même si efficace et pleins de promesses, c’est par sa forme que le film prend toute sa dimension. Jamais un Jason Bourne n’a semblé aussi beau et maîtrisé. Paul Greengrass importe son directeur photo dans la saga pour avoir un style plus posé tout en gardant l’intensité des anciens films. Barry Ackroyd et Greengrass ont l’habitude de travailler ensemble depuis un certain temps et c’est quelque chose qui se ressent ici, le film ayant un style plus harmonieux et léché en l’absence d’Oliver Wood à la photo. Le montage est plus précis sans pour autant sacrifier la nervosité qui faisait le sel de la saga, les scènes musclées sont d’ailleurs admirables d’efficacité, étant très cut mais en se focalisant toujours sur la précision des actions pour ne jamais être illisibles. On est loin de l’aspect brouillon que pouvait avoir certains affrontements dans les précédents opus. La mise en scène gagne aussi en amplitude, Paul Greengrass se faisant plus aérien que par le passé dans l’approche des diverses situations. Même si il reste toujours aussi proche de ses personnages et de l’action, il sait aussi parfois prendre du recul pour montrer tout l’envergure d’une scène chaotique. En cela, la séquence à Athènes est mémorable. Probablement une des courses-poursuites les plus intenses de la franchise qui mélange sens aigu du spectacle et de la dramaturgie avec une ampleur assez dingue. On reste le souffle coupé devant ce passage parfait par son rythme et sa durée qui vient écraser toute concurrence. Greengrass prouve qu’il est toujours en très grande forme quand il s’agit de filmer l’urgence de l’action, son film s’impose comme un shot d’adrénaline salvateur qui ne s’arrête jamais. La tension est constante même lorsqu’il n’y a pas d’action et on ne s’ennuie ni ne se lasse jamais surtout qu’on est aussi accompagné à merveille par le score addictif et prenant de John Powell. Et que dire de ce climax tétanisant à Las Vegas ? Renvoyant à la course poursuite finale de La Mort dans la peau sans pour autant être un plagiat mais s’imposant plus comme un hommage, la scène est admirable de maîtrise et d’intensité accompagnée par une mise en scène toujours aussi virtuose et qui se conclut en rixe aussi furtive qu’implacable. On ressort de ses scènes d’actions avec la mâchoire décrochée, et le sentiment que Greengrass est un cinéaste généreux qui aime nous en mettre plein la vue mais qui à le bon goût de ne jamais tirer ces moments à l’excès, évitant l’écœurement.
Jason Bourne est donc un divertissement haut de gamme, certes plus restreint et moins mémorable par son scénario que la première trilogie mais bien plus maîtrisé et virtuose sur sa forme. Greengrass offre les set-pieces (scènes à gros budget et grosses logistiques) les plus incroyables de la saga et prouve qu’il est toujours un maître pour filmer l’urgence de l’action avec un sens du rythme proche de la perfection. On en prend plein la vue et on en redemande, le film s’imposant comme un vent de fraîcheur au milieu des productions super-héroïques même s’il ne renouvelle pas foncièrement la franchise. Néanmoins, cela fait plaisir de revoir Jason Bourne, surtout qu’il revient avec efficacité. Même si le scénario cède à plus de facilités, il propose aussi pas mal de choses intéressantes et il est soutenu par un casting impeccable. Au final, il n’y a pas vraiment de quoi faire la fine bouche pour ce qui est probablement le shot d’adrénaline de l’année et sans doute aussi le blockbuster de l’été. On a affaire à une œuvre plus intelligente que la moyenne qui en plus du spectacle offre une réflexion sur l’héroïsme et le patriotisme dans une société aux avancées technologiques constantes mais qui reste en son cœur profondément la même. La redondance des mécaniques sert au final un propos assez juste et actuel qui permet un peu de changer de la géopolitique des premiers opus pour s’intéresser au héros moderne. Un très bon film.
Jason Bourne : Bande-annonce
Jason Bourne : Fiche technique
Réalisation : Paul Greengrass
Scénario : Paul Greengrass et Christopher Rouse
Interprétation: Matt Damon (Jason Bourne), Alicia Vikander ( Heather Lee), Tommy Lee Jones (Robert Dewey), Vincent Cassel (l’Atout), Riz Ahmed (Aaron Kalloor), Julia Stiles (Nicky Parsons),…
Image : Barry Ackroyd
Montage: Christopher Rouse
Musique: John Powell et David Buckley
Costumes : Mark Bridges
Décor : Paul Kirby
Producteur : Matt Damon, Gregory Goodman, Frank Marshall, Ben Smith, Paul Greengrass et Jeffery M. Weiner
Société de production : Universal Pictures, The Kennedy/Marshall Company, Captivate Entertainment, Pearl Street Films, Double Negative et Sur-Film
Distributeur : Universal Pictures
Durée : 123 minutes
Genre: Action, Thriller
Date de sortie : 10 août 2016
Le réalisateur de Transformers délaisse les robots pour s’enticher d’une histoire servant encore une fois son crédo : poutrer du vilain à bon coup d’explosifs. Et autant dire que ça vaut le détour.
Libye. Septembre 2012. Fort d’un contexte géopolitique pour ne pas dire instable, le pays de feu Mouammar Kadhafi est une poudrière qui n’attend qu’à exploser. Au milieu du déluge : une antenne ultra-secrète de la CIA. Comptant la crème de la crème des forces armées US, elle est chargée de protéger la mission diplomatique américaine et éventuellement renseigner sur le degré de dangerosité de la zone. Manque de pot, voilà que dans la soirée du 11 Septembre, celle-ci s’embrase, sous les assauts de centaines de talibans, sans doute mécontent de l’intrusion de l’Oncle Sam sur ses terres désertiques. Les américains, inférieurs en nombres et pris sous le feu ennemi vont alors rejouer le mythe du Fort Alamo et se battre jusqu’au bout. Cela durera 13h.
L’ENFANT TERRIBLE D’HOLLYWOOD EST DE RETOUR !
Au vu de son attrait non digéré pour l’armée, on se doutait bien que Michael Bay, lorsque rangé de ses délires robotique, allait s’enticher de pareille histoire. Bravoure, courage, abnégation, c’est bien simple : le récit contenait tout les fondamentaux de l’œuvre du cinéaste américain. Et autant dire qu’après une razzia de Transformers, le voir asséner son talent (si si) sur une œuvre en tout point singulière, ça avait du chien. Suffisamment en tout cas pour mériter notre attention. Car oui, loin du délire héroïque et libertaire qu’on pouvait redouter, 13 Hours s’avère être une indéniable surprise. Viscérale, brut de décoffrage et entrainante, cette virée dans l’enfer libyen, en plus d’être plastiquent aboutie, questionne enfin la nature du soldat et laisse transparaitre une vraie critique à l’égard de l’Amérique : une nation puissante certes, mais qui s’immisce partout, quitte à compromettre sérieusement la vie de ses troupes/effectifs. Schizophrène dans son approche, en ce qu’il loue la bravoure des soldats mais condamne la nation qui les as engendré, le film de Michael Bay peut alors s’éloigner du carcan bête et méchant auquel réputation de son auteur oblige, on l’avait parqué, et confirmer enfin le talent de son auteur, relativement mésestimé outre-Atlantique.
UNE EDITION FAISANT HONNEUR A CETTE GUERILLA LIBYENNE.
Un petit exploit qu’on attendait de pied ferme, car vu le maelström de douille et de fumées prodigué par le film, on était en droit d’attendre une édition DVD & Blu-Ray sachant rendre compte de l’enfer vécu par ces soldats. Et ça n’a pas manqué. Niché dans un joli écrin HD et comptant une batterie sonore digne des meilleures enceintes, 13 Hours vous donnera l’impression d’être au plus près des combats et de réellement côtoyer cette bande de barbouzes s’étant battus jusqu’au bout. Un jusqu’au-boutisme qu’on retrouve par ailleurs au rayon des bonus. Rassemblé sur un deuxième disque, la palette proposée par le film est très riche. On retrouvera pêle-mêle un module de 8 minutes, « Consigner l’histoire : trouver la vérité au milieu du chaos » qui explique à quel point ce projet fut motivé par un fait réel difficile à bien aborder ; puis un autre plus long, de 27 min, « A la découverte des soldats secrets de Benghazi » et consacré au travail d’identification que les acteurs ont du mettre en œuvre avec leurs modèles réels. De plus, on notera que le film n’est pas en reste lorsqu’il est question d’aborder ses principales thématiques telles que l’honneur, le courage et la bravoure car on retrouve un module consacré au making-off de 26 min, « Préparation au combat : les coulisses de 13 Hours » ; mais surtout les images de la grande avant-première du film ayant eu lieu à Dallas. Beaucoup de matière donc, même si l’on pourra regretter que Bay ne se soit pas prêté au jeu du commentaire audio.
Universal Pictures Vidéo annonce la sortie de 13 Hours en DVD et BR pour le 16 août 2016
13 Hours : Recap DVD/Blu-Ray
Caractéristiques techniques du DVD :
Durée: 2h27
Image: 16/9 1.78:1 Full Frame
Audio : Anglais et Français Dolby Digital AC3 5.1 Surround -Sous-titres: Anglais, Néerlandais, Français
Bonus: Consigner l’histoire : trouver la vérité au milieu du chaos/A la découverte des soldats secrets de Benghazi/Préparation au combat : les coulisses de 13 Hours/Opération : L’avant-première de 13 Hours/Hommage Interdit aux moins de 12 ans
Dans la longue série des reboot/remake/sequel qui prennent Hollywood d’assaut, ce nouveau S.O.S fantômes prend aujourd’hui des allures de cas d’école. À l’inverse des Star Wars (Le réveil de la force et Rogue One prochainement), des univers partagés Marvel et DC ou encore, dans une certaine mesure Independance Day Resurgence, celui-ci s’est vu gratifié d’une anti-hype démesuré avant même le début du tournage.
Synopsis: Erin Gilbert et Abby Yates sont deux écrivains en devenir, auteures d’un livre expliquant que les fantômes existent. Quelques années plus tard, Erin décroche un prestigieux poste d’enseignante à l’université Columbia. Mais quand son livre refait surface, elle devient la risée de l’académie. Elle recontacte alors Abby et tente de prendre sa revanche lorsque des fantômes apparaissent vraiment à Manhattan.
Girls vs the world
Premier objet du délit ? La volonté des producteurs de reprendre un film porté par une équipe masculine pour en faire un film presque intégralement féminin. Scepticisme total dans le monde de la « culture geek », nouveau censeur et parangon du « bon goût ». Deuxième problème, les actrices choisies pour endosser les combinaisons ne correspondent pas véritablement au canon de beauté établi, n’étant pas particulièrement sexy ou érotisée à l’écran. Donc exit le fantasme puéril, dont le manque sera probablement corrigé par une flopée de « fan art » et de dessins amateurs (et pourquoi pas une version porno?). Et enfin, affront ultime, l’un des nouveaux personnages est une afro américaine avec un accent du Bronx. Ce qui apparemment serait suffisant pour taxer le film de « racisme ordinaire », tout en se dédouanant de sa propre bêtise (certains ont tendance à oublier que Ernie Hudson a vu ses apparitions réduites dans les deux premiers films pour laisser plus de place à ses copains blancs). Une bande annonce plus tard et le mal était fait. Voilà que la vidéo devient la plus détestée de youtube. Plus personne n’attend de voir le film et le juge dans son entièreté au simple regard de ces quelques images. Pas assez de gag, le film ne sera pas drôle. Leslie Jones a son accent, le film sera raciste etc. Posant alors un autre problème réciproque et opposé : pour certains, ne pas aimer le film serait faire preuve d’un machisme outrancier. Après une longue bataille d’ego et quelques concours de bites, le film sort en salle et on va peut être pouvoir en parler, vraiment.
La bataille semble déjà perdue, le fameux « bad buzz » entretenu avec soin par des hordes de geek déchaînés semble avoir déjà fait son office. S.O.S fantômes version « girl power » est déjà un semi-échec au box-office américain. L’argument hypocrite final étant « c’est un reboot pour faire du fric, n’allez pas le voir » (parce que tout le monde sait que Suicide Squad et Star Wars 7 c’était pour la beauté de l’art, c’est évident). C’est finalement triste car au regard du produit fini, cette reprise est probablement la moins honteuse sortie depuis un moment. En deux heures de film, on ne s’ennuie pas vraiment et la nouvelle Némésis des « vrais fans », le quatuor d’actrices, tient largement la route, sans qu’aucune ne tente véritablement de prendre l’ascendant sur les autres (là où Bill Murray se taillait quand même la part du lion). Melissa McCarthy est drôle, ce qui depuis Spy, du même Paul Feig, n’était plus à prouver, idem pour Kirsten Wiig. Et force est d’admettre que les deux sont plutôt crédibles en scientifiques délurées. Leslie Jones trouve tout à fait sa place dans l’équipe et prouve qu’elle est une actrice comique tout à fait honorable. Oui elle a un accent prononcé, mais personne ne semble s’être demandé si ce n’était pas tout simplement son phrasé naturel (bizarrement quand Daniel Day Lewis imite pauvrement tous les accents du monde personne ne crie au racisme). D’autant que l’argument « racial » n’est jamais mis au premier plan, le personnage étant rapidement admis dans l’équipe à l’égal des autres. Ajoutons à cela que la phrase « Je connais New York » entendue dans la bande annonce ne signifie pas du tout « Je vient de la street » mais « Je connais l’histoire de New York », ce qui n’est pas exactement pareil. Reste la quatrième, Kate McKinnon, encore peu vue sur les écrans, qui tire son épingle du jeu. Dans un rôle de Tank Girl version enfant, elle prouve qu’il ne suffit pas forcément de parler avec un débit de mitraillette en lançant des absurdités pour avoir une présence dans un film comique. Sa dégaine délirante fait le boulot, et lui permet de s’offrir la scène d’action du film. Si le but était de créer une héroïne cool faisant office de modèle pour faire rêver les petites filles, c’est plutôt réussi.
Maintenant qu’il y a un peu d’amour dans le débat, il reste la question que personne ne semble s’être posée avant la sortie : Le film est-il bon ou mauvais ? Disons que, au delà de son concept féministe, il ne réinvente pas vraiment l’eau tiède. Mais il a au moins le bon goût de tenir le cap, jouant habilement avec le fan service attendu, tout en prenant quelques chemins de traverse pour éviter un copié-collé avec son modèle (contrairement à un certain Star Wars…). Le canevas reste le même (constitution du groupe, découverte des fantômes, apparition de la menace), mais avec un tel sujet, il est difficile de sortir des sentiers battus. On regrettera juste un méchant anecdotique et un manque de fantaisie dans les formes que prennent les ectoplasmes. Et là ou un certain Suicide Squad nous gratifiait d’un montage ignoble, S.O.S fantômes prend au moins le temps d’avoir une mise en scène lisible, un scénario cohérent et un univers vraisemblable, en évitant judicieusement certains écueils propre à la production hollywoodienne du moment. Dans cette époque maudite où les « training montage » semblent faire la loi, l’introduction des personnages est ici un modèle de simplicité. Ce n’est peut être pas grand chose, mais cela suffit à hisser le film de Paul Feig au dessus de la majorité des productions mercantiles actuelles. L’ensemble est honnête, la bonne humeur communicative, et c’estle but premier d’un blockbuster estival. Ce que les autres studios, dans leur course effrénée à la satisfaction du fan-boy, semblent avoir oublié.
Malheureusement tout cela pose un problème final : Vu le mécontentement engendré par le projet, reprendre des sagas testostéronées pour les convertir en film 100% féminin ne semble pas être une solution viable sur le long terme. Aussi honnêtes que soient les intentions, cela pose un problème de légitimité. Comment imposer les femmes à Hollywood si elle ne font que ramasser les miettes de vieux succès masculins, ce qui leur sera reproché d’entrée de jeu avant même d’avoir pu poser les bases d’un projet viable ? Les rumeurs avancent déjà un Ocean’s Eleven, un Men in Black et un Expandable au féminin, etc. Mais pourquoi ne pas prendre les devant et proposer directement une nouvelle franchise avec un casting de femmes ? Les studios répondraient certainement que cela marcherait moins bien, et au regard du succès de ce film-ci, on ne peut pas vraiment leur donner tort. S.O.S fantômes, faute d’avoir réinventé une franchise, aura au moins aidé la cause en mettant la sympathique culture geek face à ses valeurs rétrogrades d’un autre temps, auxquelles elle s’accroche désespérément. Peut-être que d’ici dix ans Hollywood ne produira plus que des bouses mal montées, gangrenées par le fan service et le souci de plaire à une minorité bruyante, et là on pourra dire que l’on a les films que l’on mérite.
S.O.S fantôme : Bande-annonce
S.O.S fantôme : Fiche Technique
Titre original : Ghostbusters
Réalisation : Paul Feig
Scénario : Paul Feig et Katie Dippold, d’après les personnages créés par Dan Aykroyd et Harold Ramis
Interprétation: Kristen Wiig, Melissa McCarthy, Leslie Jones, Kate McKinnon, Chris Hemsworth, Neil Casey, Andy Garcia, Charles Dance…
Direction artistique : Jefferson Sage
Costumes : Jeffrey Kurland
Photographie : Robert D. Yeoman
Montage : Don Zimmerman
Musique : Theodore Shapiro
Production : Amy Pascal et Ivan Reitman
Producteurs délégués : Dan Aykroyd, Jessie Henderson et Michele Imperato
Sociétés de production : Sony Pictures Entertainment et Village Roadshow Pictures
Sociétés de distribution : Columbia Pictures (États-Unis), Sony Pictures Releasing France (France)
Langue originale : anglais
Budget : 144 millions $
Genre : Comédie, Fantastique, Action
Durée : 116 minutes
Date de sortie : 10 août 2016
Death Note : Présentation du long métrage Netflix, prévu pour 2017 sur la plateforme vidéo
Réputé mondialement pour être l’un des mangas les plus qualitatifs existants, Death Note, en plus d’être un formidable thriller, possède des thématiques mystico-philosophique qui en font un fameux mélange pour un « seinen », c’est à dire un manga au public adulte. Après trois longs métrages asiatiques, dont un réalisé par Hideo Nakata (Ring et Dark Water), c’est la Warner Bros qui a montré sa volonté d’adapter le fameux manga aux États Unis en 2013, quand Shane Black s’est lui même confirmé à la réalisation après Iron Man 3. Malheureusement, à la vue de son dernier film, The Nice Guys, ce ne fut pas le cas. De même, en 2014, c’est le célèbre réalisateur Gus Van Sant (Elephant), qui se montre motivé par le projet, mais une nouvelle fois, cela n’aboutit pas. Il aura donc fallu 2016 et l’officialisation du tournage ainsi que du casting pour enfin espérer quelque chose du long métrage, qui sera une production Netflix, pour une diffusion vers la fin d’année 2017.
A la réalisation, on retrouve finalement Adam Wingard, auteur de l’efficace You’re Next et prochainement de la sequel au Projet Blair Witch, sobrement nommé Blair Witch. Si son style visuel semble moins marqué que celui d’autres réalisateurs, c’est sur l’ambiance et le travail d’adaptation que ce jeune réalisateur peut faire la différence, puisqu’il sait retranscrire un univers en le remodelant avec des thématiques contemporaines. Malgré son budget réduit, Death Note profite d’un casting intéressant avec en tête d’affiche Nat Wolff (La Face cachée de Margo et Nos Étoiles Contraires) qui incarnera Light Turner (Yagami dans le manga), Keith Stanfield (Selma, States of Grace) dans le rôle du détective L, ou encore Margaret Qualley (The Leftovers) qui campera Mia Sutton. On vient également d’apprendre que Willem Dafoe, qu’on ne présente plus, prêtera sa voix à Ryûk, le Dieu de la Mort attaché au Cahier de la Mort.
De part son équipe technique talentueuse et les premières photos de tournage, on peut décidément se dire que cette adaptation, malgré quelques divergences, semble atteindre un très bon niveau et nous promet un bon thriller dans un style trop rare pour être souligner. Le tournage se déroule en ce moment même et situe l’action du film à Seattle, contrastant avec le Japon contemporain de l’œuvre originel. On a donc hâte de découvrir ce long métrage probablement diffusé en streaming sur Netflix en 2017, d’autant que les productions de la plateforme vidéo sont souvent acclamées par la critique ainsi que par les spectateurs.
Pour rappel, Death Note narre l’histoire de Light Yagami, un lycéen âgé de 17 ans, jeune homme brillant, fils d’un policier, il découvre un étrange carnet qui se révèle être le livre d’un dieu de la mort : Ryûk. Les implications sont énormes et en possession d’un tel carnet Light est potentiellement capable d’imposer sa loi à un monde qu’il estime perverti. Light apprendra vite quels terribles pouvoirs renferment ce carnet: tous ceux dont le nom est inscrit dans le Death Note sont appelés à mourir dans les 40 secondes qui suivent! Mais peut-on choisir qui va vivre et qui va mourir? Mais cette vague de décès suspects ne passe pas inaperçue et Interpol engage alors le détective « L » pour enquêter.
Lors de la conférence au Comic Con de San Diego pour le film d’animation Batman : The Killing Joke, Ray Wise a dévoilé des éléments précieux sur la nouvelle saison tant attendue par les fans du monde entier. Le retour de la série mythique est l’un des événements culturels les plus importants de l’année 2017. Ray Wise a indiqué dans son intervention au Comic Con que la nouvelle saison de Twin Peaks sera diffusée sur la chaîne ShowTime aux USA lors de l’été 2017. La station de télévision n’a pas encore communiqué à ce sujet, ni encore confirmé cette information précieuse donnée par l’acteur Ray Wise. Les dernières rumeurs évoquaient une diffusion de la série distillée progressivement, épisode par épisode, afin de permettre de faire durer le suspense et d’étendre le succès et le buzz autour de la nouvelle saison sur plusieurs semaines, à la différence des nouvelles tendances des séries disponibles directement en intégralité sur les plateformes de streaming comme Netflix.
Ray Wise a précisé que cette nouvelle saison de Twin Peaks comporterait 18 épisodes. Les fans vont donc être très heureux. La série sera longue, riche en révélations et en émotions et à n’en pas douter pleine de rebondissements et de mystères à éclaircir.
Ray Wise a également indiqué que tous les épisodes de la nouvelle saison seront réalisés par David Lynch. Cette précision importante va rassurer les fans de la première heure de la série culte Twin Peaks qui pouvaient encore avoir des craintes sur le retour de leur programme fétiche en 2017.
Ray Wise a confirmé qu’il sera lui-même présent dans la totalité des épisodes de la nouvelle saison. Son rôle emblématique et inoubliable de Leland Palmer, dont la vie bascule après le meurtre de sa fille,a marqué des générations entières de cinéphiles et de téléspectateurs(Twin Peaks Fire Walks with Me,Twin Peaks Saison 1 et 2).
La nouvelle saison de Twin Peaks dispose d’un nombre impressionnant d’acteurs au casting avec 217 comédiens annoncés par la production il y a quelques mois.
Il va donc falloir patienter jusqu’à l’été prochain pour découvrir les nouveaux épisodes aux USA de la saison 3 deTwin Peaks. Aucune chaîne française n’a encore fait d’annonce sur une éventuelle diffusion du programme en simultané ou avec 24 heures d’écart. Pour que cette attente, qui semble interminable pour de nombreux fans, paraisse moins longue, il est possible de se replonger dans les deux premières saisons de la série mythique sur les plateformes à la demande ou de streaming comme Canalplay ou Netflix.
Pluie de stars internationales pour le Comic Con en Octobre à Paris
A la manière du succès de la Japan Expo et du salon du jeu vidéo (la Paris Games Week), un nouveau genre de manifestations culturelles s’implante en France. Les salons et les conventions drainent chaque année de plus en plus de visiteurs. Lors de la rentrée 2016, l’un de ces rassemblements risque d’attirer tous les regards. La deuxième édition du festival Comic Con Paris, dédié à la pop culture, va se dérouler du Vendredi 21 au Dimanche 23 Octobre 2016 au cœur de la Grande Halle de La Villette.
De nombreux invités prestigieux seront présents à Paris pour le plus grand bonheur des fans français et des touristes de passage dans la capitale.
Cet événement va tenter d’égaler son modèle américain, le Comic Con de San Diego, organisé cette année du 21 au 24 Juillet 2016.
L’univers des séries TV et du cinéma débarque à la Grande Halle de La Villette.
La liste des premières personnalités présentes au Comic Con Paris a été dévoilée par les organisateurs.
Pour la catégorie séries télévisées et cinéma, les invités de marque seront Katie Cassidy (Arrow), Dominic Purcell(Prison Break), William Simpson (Game of Thrones), Eliza Dushku(Buffy contre les vampires) ainsi que le réalisateur Joe Dante (Gremlins, Small Soldiers).
Les lecteurs assidus de comics et de bandes-dessinées pourront rencontrer au cours des trois jours Pierre Christin et Jean-Claude Mezières (Valerian et Laureline), Mirko Colak (Red Skull), Chad Hardin (Harley Quinn), Erik Larsen (Savage Dragon), Terry Moore (Strangers in Paradise), Tony Moore (The Walking Dead), Greg Park (X Men et Hulk), Marcus To (Red Robin et Batwing) mais également Kieron Gillen et Jamie McKelvie (The Wicked + The Divine).
On attend de Dominic Purcellqu’il parle de la nouvelle saison de Prison Break qui va débarquer sur nos écrans en 2017. La masterclass de Joe Dante, le papa de la saga Gremlins, promet d’être culte et inoubliable.
La convention fêtant seulement sa deuxième année d’existence en France et à Paris, elle ne peut pas encore véritablement rivaliser avec la version américaine qui réunit un nombre extrêmement impressionnant de stars du cinéma et du petit écran qui viennent promouvoir leurs derniers projets et rencontrer les fans. L’édition 2016 du Comic Con de San Diego a été par exemple le théâtre de tables rondes sur les séries The Walking Dead ou bien encore Game of Thrones avec de nombreux acteurs phares et les fans de la saga Alien étaient en transe lors de la conférence à San Diego pour les 30 ans de Aliens, le retour et à l’occasion de la sortie d’un nouveau Blu-Ray du film, le réalisateur James Cameron était présent ainsi que Sigourney Weaver et de très nombreux interprètes du film.
Un concours de cosplay a été mis en place cette année pour l’édition 2016 du Comic Con Paris. Les inscriptions sont ouvertes sur le site de l’événement.
Un jeu concours, organisé sur les réseaux sociaux et réservé aux détenteurs du pass 3 jours, permet de gagner un séjour pour New York pour assister au New York Comic Con les 6, 7, 8 et 9 Octobre prochain !
Le Comic Con Paris permettra d’assister à des conférences inoubliables et des masterclass passionnantes. Cet événement offrira la possibilité de rencontrer des stars d’Hollywood ou de vos séries préférées ainsi que des grands noms de l’univers des comics et de la bande dessinée. Les trois jours du Comic Con Paris devraient être également l’opportunité d’étoffer la collection des passionnés de cinéma et de séries en selfies mémorables et en autographes de stars, obtenus dans les allées du salon. Ce festival réservera encore de nombreuses surprises aux fans d’ici le mois d’Octobre. Un événement à ne pas rater pour tous les amateurs de cinéma, de séries télévisées et les mordus de comics. L’édition 2015 de cette convention dédiée à la pop culture avait accueilli près de 30 000 visiteurs.
Peter et Elliott le dragon: Relecture d’une amitié mythique entre un jeune garçon et un dragon sur une musique lyrique, folk, et poétique
Réalisé par David Lowery, (Les Amants du Texas avec Casey Affleck en 2013), Peter et Elliott le Dragon est une reprise par les Studios Disney de la version du classique de 1977. Le studio a déjà redonné une autre vie à plusieurs de ses anciens classiques animés pour les transformer en films en prise de vue réelle comme (Cendrillon, Alice au pays des merveilles et Maléfique), et bientôt La Belle et la Bête. Le film, tourné entièrement dans les décors naturels de la Nouvelle-Zélande, profite d’une musique composée parDaniel Hart, à qui l’on doit la magnifique musique du film Is not Them Bodies Saints. La B.O est illustrée par une virtuose du violon, la jeune californienne Lindsey Stirling accompagnée au piano par Andrew McMahon in the Wilderness avec le titre « Something Wild », la chanson du générique du remake de Peter et Elliott le Dragon fait l’objet d’un clip officiel que vous pouvez découvrir ici:
(The Arena, tiré de ce prochain album a été dévoilé le 28 juin dernier et comptabilise déjà près de 7 millions de vues sur YouTube), son nouvel album « Brave Enough » sortira le 19 aout prochain. Lindsey Stirling sera en tournée prochainement en France.
Dates de la tournée française :
11/09/2016 : Fête de l’Humanité – La Courneuve/Paris
23/03/2017 : Zénith Arena – Lille
24/03/2017 : Halle Tony Garnier – Lyon
25/03/2017 : Zénith – Paris
27/03/2017 : Zénith de Nantes Métropole – Saint-Herblain
29/03/2017 : Zénith de Strasbourg Zénith Europe – Eckbolsheim
31/03/2017 : Zénith – Toulouse
Des chansons qui fonctionnent bien dans ce récit fantastique et cette nature splendide
Disney a fait appel à des artistes talentueux, pour faire de ce divertissent familial, un film émouvant. On retrouve dans la soundtrack le chanteur-compositeur-interprète Bonnie ‘Prince’ Billy avec « The Dragon Song », une reprise de « Candle On The Water » par le groupe Okkervil River mené par le chanteur Will Sheff.La bande sonore met également en vedette des chansons de St. Vincent et Leonard Cohen.
Peter et Elliott le Dragon: Tracklist
1. The Dragon Song – Bonnie « Prince » Billy
2. Something Wild (feat. Andrew McMahon in the Wilderness) – Lindsey Stirling
3. Nobody Knows – The Lumineers
4. Something on Your Mind – St. Vincent
5. So Long, Marianne – Leonard Cohen
6. Gina Anne – Bosque Brown
7. An Adventure
8. Are You Gonna Eat Me?
9. Brown Bunny
10. Reverie
11. Tree Fort
12. North Star
13. Bedtime Compass
14. Timber
15. Breathe
16. Gavin Knows What He’s Doing
17. You Are Not Alone
18. Elliot Gets Lost
19. Takedown
20. It’ll Be Just Like It Used to Be
21. Follow That Dragon
22. Elliot at the Bridge
23. Abyss
24. Go North
25. Saying Goodbye
26. The Bravest Boy I’ve Ever Met
27. The Dragon Song Revisited – Bonnie « Prince » Billy
28. Candle on the Water – Okkervil River
Peter et Elliott le Dragon : Fiche technique
Titre original : Pete’s Dragon
Réalisateur : David Lowery
Scénariste : David Lowery et Toby Halbrooks.
Interprétation : Bryce Dallas Howard: Grace Meacham, Robert Redford: Monsieur Meacham, Oakes Fegley: Peter, Craig Hall: Peter Adulte, Wes Bentley: Jack, Karl Urban : Gavin, Oona Laurence: Natalie, Isiah Whitlock Junior: Sheriff Dentler, Tim Won : Carruth, Augustine Frizzell: Mlle Swanberg, Jim McLarty: Ranger Wentworth, Phil Grieve: Bobby, Augie Davis: Zellner, Aaron Jackson: Abner…
Producteur : Jim Whitaker et Barrie M. Osborne.
Compositeur : Howard Shore.
Société de production : Walt Disney Pictures.
Distributeur : Walt Disney Studio Motion Pictures.
Sortie USA : 12 Août 2016.
Sortie française : 17 Août 2016.
Note: Bien entendu ce dragon ne ressemble pas aux bêtes féroces de Daenerys de Game of thrones, Elliott semble être plus un animal de compagnie. La société fondée par Peter Jackson, WETA Digital, connue pour son travail sur Avatar et Le Seigneur des Anneaux est à l’origine de l’animation.
Peter et Elliott le dragon sort dans les salles le 17 août 2016
Synopsis : Avec la mort de Superman, Amanda Waller craint l’apparition du prochain méta-humain qui pourrait attaquer l’humanité. Pour prévenir cette possibilité, elle fait adopter le projet Task Force X, visant à utiliser des criminels aux capacités hors-normes pour répondre aux menaces de façon non officielle, et elle a déjà plusieurs noms sur sa liste, comme le tireur d’élite Floyd Lawton « Deadshot », la psychopathe Harley Quinn ou le tueur monstrueux Waylon Jones « Killer Croc ». Alors qu’une force surnaturelle se réveille, Waller appelle le colonel Rick Flag pour prendre le commandement des opérations.
Le monstre de la Warner
La campagne promotionnelle de Suicide Squad était ce qu’on pouvait qualifier d’éreintante. Il ne fait aucun doute que la Warner misait gros sur ce projet qui se devait d’asseoir définitivement la direction artistique que prendrait le DCEU (DC Extended Universe). Alors que la communication était accentuée sur des films de cinéastes, où les réalisateurs devaient tout simplement avoir carte blanche sur leurs œuvres, les choses semblent être bien différentes en coulisses. Reshots imposés par la production, rumeurs sur un changement de ton qui se veut plus léger avec ajouts de touches d’humours suite aux mauvais retours de Batman v Superman etc. Les quelques semaines qui séparaient la sortie faisaient craindre le pire malgré un discours qui se voulait rassurant de la part de la Warner. Non, un changement de direction n’a jamais été à l’ordre du jour. Mais force est de constater que le spectateur à été floué, pris pour un idiot et continue à l’être pendant que tout le monde ayant travaillé sur le film continue à dire que tout va bien dans le meilleur des mondes malgré un film qui est le reflet de sa production chaotique et tout un tas d’informations concrètes qui nous indiquent que l’onaune oeuvre différente de ce qu’elle a été initialement pensée. Pour preuve, on prendra l’excellent article du Hollywood Reporterqui révèle les coulisses de la production, les affirmations de Jared Leto qui indique que beaucoup de ses scènes ont été enlevées de la version finale ainsi que la description plausible du montage initial qui est apparu il y a peu. Tout indique qu’on aurait dû avoir un meilleur film que ce que l’on a eu, car oui Suicide Squad est une déception, Warner ayant perdu son sens froid et changé de direction au dernier moment, ce qui sacrifia le film de Ayer au profit d’un produit mal conçu qui se veut fun et subversif mais qui n’est que poudre aux yeux pour cacher le fait que l’on est face à une oeuvre terriblement classique.
Cependant tout ici ne peut pas être reproché aux erreurs de montage. Même si elles n’arrangent évidemment rien, il faut reconnaître que David Ayer déçoit aussi dans l’écriture de ses personnages. Il ne s’est jamais imposé par sa finesse en tant que cinéaste mais c’est ce qui faisait de lui l’homme de la situation, c’est dans son style bourrin qu’il trouve toute sa fulgurance et qu’il parvient à brosser le portrait de personnages borderlines avec une rare justesse. Surtout qu’il pouvait trouver ici le moyen de briller dans le film de groupe, genre qu’il explore depuis peu avec plus ou moins de réussite – dans Sabotage il avait du mal à gérer la cohésion d’équipe mais il s’améliorait avec son Fury – et qui se devait ici d’être son apothéose. Là, il choisit la facilité, celle de former des duos plutôt que s’intéresser à tout ses personnages. Il brille lorsqu’il met en relations deux personnages avec des personnalités différentes, c’est même le cœur de sa filmographie, il suffit de voir End of Watch pour voir avec quelle aisance il gère le buddy movie. On retrouve ça par petites touches ici, à travers la confiance qui se créée entre Deadshot et Harley Quinn, la relation conflictuelle entre Rick Flag et Amanda Waller ou encore à travers le personnage de El Diablo. Il essaye de rendre authentiques ses personnages, de les amener à être moins manichéens mais par la même occasion il dénature ses intentions, ils n’ont plus rien des méchants qu’ils sont supposés être et deviennent des héros lambda et inintéressants. L’histoire de Deadshot qui se rêve en bon père de famille tout comme la backstory et les motivations de El Diablo sont debanals récits de rédemption, qui accumulent beaucoup de pathos et qui tombent dans un classicisme que le film aurait pourtant aimé éviter. Le film se fait plus pertinent quand il explore la psyché de Harley Quinn, le personnage étant illogique dans ses réactions mais est le parfait reflet de sa folie débordante. Elle ne rentre dans aucun moule et arrive à être fidèle à sa représentation dans le comics tout en s’y imposant en marge, le personnage trouvant une dimension psychologique plus profonde et bienvenue dans ses discours parfois méta qui prouvent que derrière sa folie, elle reste consciente du monde qui l’entoure et décide d’en être une satire.
C’est dans sa relation avec le Joker que celle-ci se voit au final limitée. D’abord parce que la relation est édulcorée au possible par rapport à ce qu’elle aurait mérité d’être – si on se fie à la description du montage initial – tandis que le rôle du Joker est totalement sacrifié. Il n’est réduit qu’à un intérêt romantique qui apparaît dans le récit sans raisons valables et qui n’est pas assez développé pour qu’on puisse se faire une quelconque idée sur sa personnalité. Il est un personnage fonction qui sert de backstory a Harley Quinn et il n’a ni l’envergure ni l’aura fascinant qui nous à tant fait aimer le personnage par le passé. C’est quelque chose qui transparaît aussi à travers la performance de Jared Leto qui oscille entre le pur génie et le cabotinage incontrôlé. Il est clair qu’il a compris l’essence du personnage et qu’il en joue habilement mais c’est là que les problèmes de montage rentrent en jeu. Il est réduit dans cette version à des scènes beaucoup trop cut pour s’imposer dans le temps et marquer une scène. Ses apparitions sont bien trop furtives, alors que dans des scènes comme la torture de Harley Quinn ou celle où il tente d’intimider quelqu’un – la fameuse phrase « I can’t wait to show you my toys » présente dans de nombreuses bandes annonces n’est même pas là -, le film gagnerait à prendre son temps pour instaurer un vrai sentiment de malaise et rendre son Joker mémorable. Pour le moment, on attendra une de ses prochaines apparitions pour voir s’il est convaincant ou pas. Ce traitement chaotique touche au final tous les personnages, notamment dans leur introduction laborieuse lors des 20 premières minutes qui délaissent toute fluidité pour un montage clipesque de mauvais goût alourdi par une surcharge sonore agaçante, le film enchaînant les musiques comme un juke-box. La plupart des échanges entre les protagonistes, leurs personnalités et même l’humour que certains sont censés amener, tout ça se voit chambouler par un montage désastreux qui cherche le fun sans parvenir à le trouver et c’est d’autant plus décevant car, par moments, on aperçoit vraiment l’efficacité dans la dynamique du Suicide Squad qui dessine le contour d’un film guerrier attachant qui évolue dans un univers gangta authentique et plutôt bien retranscrit.
On ressent bien la patte de Ayer à travers cet univers, notamment dans le deuxième acte – le plus réussi -, qui dévoile les bases d’un film solide et prenant mais qui se voit étouffer par une envie du studio d’être une « Marvel machine », chose totalement en marge des intentions du cinéaste. Celui-ci lorgne plus vers le cinéma de Peckinpah et aurait aimé s’imposer en film d’action old school qui renvoie aux meilleurs des séries B des années 80. C’est quelque chose qui se ressent assez lorsque le Squad est bloqué dans la ville, la mission ne s’étalant que sur une nuit et la mise en situation rappellerait presque un bon vieux film de zombies ou même un New York 1997. Il y a de vraies intentions de réalisation et une mise en scène efficace lors de ce long passage qui se montre énergique mais qui sait aussi prendre le temps de respirer, chose qui manque au reste du film. On est clairement avec ce deuxième acte dans le film que voulait faire Ayer – jusque dans le score musical plus posé et inspiré de Steven Price qui prend le pas sur les morceaux pop – mais il est pris entre un début laborieux, qui sort tout droit d’un mauvais clip de rap malgré une ou deux scènes plutôt bien emballées, et un climax insignifiant et visuellement assez laid dans son abattage d’effets spéciaux mal finis. Surtout que le climax est globalement illisible en raison d’un sens du cadrage assez aléatoire notamment dans une partie qui se passe sous l’eau qui est incompréhensible ou encore faute à un montage bien trop rapide. L’autre problème de cette fin c’est aussi qu’elle est limitée par un méchant tout bonnement ridicule. Non seulement il n’est pas aidé par la mauvaise prestation de Cara Delevingne mais en plus le personnage est délaissé par un script qui n’est ni capable de correctement dévoiler ses motivations ni créer d’enjeux autour de ce qu’il représente. Sa relation avec Rick Flag, joué par un Joel Kinnaman inexpressif, n’est pas autant mise en avant qu’elle aurait dû être, ce qui laisse le développement romantique totalement accessoire alors qu’il aurait dû servir de moteur dramatique. Ici, même si cela avait été l’intention de base, le peu de place laissée aux deux personnages ne permet pas à la sous-intrigue qui les concerne d’avoir l’envergure qu’elle devrait. De manière générale c’est tout le background émotionnel qui est laissé de côté pour pouvoir mettre plus en avant Will Smith et Margot Robbie, les deux seuls à avoir des personnages qui évoluent. C’est surtout dû à cette version, qui mise tout sur ses deux plus grandes stars pour emmener le spectateur et il faut reconnaître que cela fonctionne par moments. Margot Robbie est excellente campant une Harley Quinn sensationnelle et plus nuancée qu’on aurait pu le croire, et Will Smith, même si il ne chamboule pas son registre de jeu, convainc en prenant vraiment plaisir à être là nous renvoyant par moments à ses meilleures rôles des années 90.
Suicide Squad est donc un film victime de son montage, qui est incapable de lui faire honneur. Même si le filma des défauts qui lui sont propres, notamment un méchant ridicule, des dialogues parfois un peu faibles et des personnages pas aussi borderlines qu’ils le devraient, il faut reconnaître que c’est dans son montage qu’il déçoit le plus. Le classicisme de l’oeuvre étant imputable à l’écriture de Ayer qui joue la facilité et mise sur des clichés du genre super-héroïque mais la phase de montage est aussi une écriture du film, celle qui lui impose un rythme, une structure et c’est désolant de voir qu’ici celaa été pris à la légère. Le résultat est brouillon, incohérent et on se retrouve face à un produit mal fini qui manque de fluidité et sacrifie ses fulgurances par un manque de développement. On en vient donc à la conclusion qu’il est difficile de juger un film dont on n’a vu qu’un aperçu, ce montage de Suicide Squad n’étant qu’un ersatz de l’œuvre initial de David Ayer. On y entrevoit ses faiblesses dans son aspect trop sage mais aussi ses qualités dans son envie d’être un film guerrier avec du cœur et de la personnalité tout en ayant un casting attachant et en étant plutôt bien emballé. Peut être qu’une autre version du film, une quiserait plus poussée dans ses développements pourra faire exploser tout le potentiel de ce Suicide Squad, mais en l’état, même si tout n’est pas catastrophique et que le film est par moments vraiment efficace, on ne peut qu’être déçu. Le DCEU ne parvient donc toujours pas à consolider ses bases et trouver une direction précise. Les producteurs tâtonnent dans le noir et suivent le sillage de la concurrence Marvel – ici avec une scène post-générique inutile et des caméos mal amenés – tandis que les cinéastes se voient limités dans leurs visions pourtant géniales de leurs personnages qui pourraient vraiment transcender le catalogue DC.
Suicide Squad : Bande annonce
Suicide Squad : Fiche Technique
Réalisation : David Ayer
Scénario : David Ayer
Interprétation: Will Smith (Floyd Lawton/Deadshot), Margot Robbie ( Harleen Quinzel/Harley Quinn), Jared Leto (Joker), Joel Kinnaman (Rick Flag), Viola Davis (Amanda Waller), Cara Delevingne (Dr. June Moone/l’Enchantresse), Jai Courtney (Digger Harkness/Captain Boomerang)…
Image : Roman Vasyanov
Montage: John Gilroy
Musique: Steven Price
Costumes : Kate Hawley
Décor : Oliver Schol
Producteur : Charles Roven et Richard Suckle
Société de production : Warner Bros., Atlas Entertainment, DC Entertainment, Dune Entertainment et Lin Pictures
Distributeur : Warner Bros. France
Récompenses : Oscars 2017 du Meilleurs maquillages et coiffures pour Alessandro Bertolazzi, Giorgio Gregorini et Christopher Nelson
Durée : 123 minutes
Genre: Super-héros
Date de sortie : 3 août 2016
Produit par Jessica Goldberg (Parenthood) et Jason Katims (Friday Night Lights, Parenthood), le mouvement du meyerisme raconté dans The Path présente une société atypique qui ostracise quiconque renie leur doctrine. Ainsi, cloîtrés derrière leurs barricades, les activistes du mouvement s’adonnent à une vie remplie de mysticisme où maisons et lieux de travail abritent notamment autels et objets portant le symbole de leur culte (qui est un œil gravé dans le bois).
Synopsis : Au sein d’un mouvement appelé le Meyerisme, les adeptes tentent de s’élever spirituellement… et se perdent parfois entre les dilemmes moraux, la quête de pouvoir ou encore en mettant leur foi à l’épreuve. A la suite d’une retraite, Eddie Lane, assailli par les doutes, décide qu’il est temps pour lui de partir, quitte à faire voler son mariage en éclats. Très vite, il se rend compte que cela lui est impossible sans mettre sa vie en danger…
Plus qu’une série sur un culte, la série créée par la plateforme de streaming Hulu aura brillamment réussi à développer une histoire humaine avec ses trois personnages principaux, Eddie Lane (interprété par Aaron Paul, Breaking Bad, Need for speed), Sarah Lane (jouée par Michelle Monaghan, True Detective) et Cal Roberts (Hugh Dancy, Hannibal, The Big C). La famille Lane, évoquée dans la série comme les Kennedy du mouvement, est composée d’Eddie, Sarah, Kal (Kyle Allen) et de la cadette Summer (Aimee Laurence). Les Lane se révèlent être une famille en plein éclat, confrontée par l’affliction que suppose un mariage d’une dizaine d’années qui perd de son souffle. Le drame familial vécu par les Lane n’est pas arrangé par l’arrivée de l’élément perturbateur et véritable vilain de la série, Cal. Ce personnage aux multiples facettes, se caractérise par le narcissisme, la luxure, le désespoir et la jalousie, qui font de lui un des personnages les plus complexes et intéressants de la série avec Eddie.
Ainsi, alors que Cal campe le rôle du fidèle le plus dévoué (et le plus torturé) du mouvement et Sarah celui de la croyante par excellence qui ne remet jamais en cause le culte, Eddie est présenté par Jessica Goldberg (créatrice du show) comme « l’être le plus transcendé par le meyerisme ». En effet, hanté tout au long de la saison par des visions (hallucinations de son frère décédé, visions d’oiseaux morts et d’un serpent rampant, projection au Pérou et prédiction de l’infidélité de sa femme avec Cal), l’expérience vécue par Eddie laisse présager qu’il pourrait prendre la tête du mouvement. Aussi, nous sommes en même de nous demander si Eddie ne questionnerait-il pas l’interprétation de la doctrine du culte plutôt que le culte en lui même.
Même la toute dernière scène où Eddie voit le leader et fondateur du meyerisme, le Docteur Steven Meyer (joué par Keir Dullea), soulève des questions : Eddie était-il physiquement au Pérou bien qu’on ne le voit pas prendre l’avion ? Et surtout, il porte toujours les même vêtements à chaque fois qu’il se projette à Cuzco. Alors, peut-on interpréter tout cela comme un signe de sa foi ? Enfin, il serait intéressant de s’interroger sur la signification du serpent. En effet, montré pour la première fois lors de l’épisode pilote, c’est un python rampant sur le corps du Docteur Meyer qui est l’élément déclencheur de l’avalanche de doutes qui va ravager Eddie tout au long de la saison 1. Or, lors du dernier épisode, on retrouve ce même serpent ramper sur Eddie alors que celui-ci est endormi. Vous aviez dit signe ?
Portée avec brio par Aaron Paul, Michelle Monaghan et Hugh Dancy, cette première saison a été acclamée avec raison par la critique américaine et justifie sans grand étonnement son renouvellement par Hulu pour une seconde saison. L’occasion pour Eddie, Sarah et Cal de convaincre plus de spectateurs de rejoindre leur univers meyeriste.
The Path Saison 1 : Bande Annonce (VO)
The Path : Fiche Technique
Créateur : Jessica Goldberg
Casting : Aaron Paul (Eddie Lane), Michelle Monaghan (Sarah Lane), Cal Roberts (Hugh Dancy), Rockmond Dunbar (Abe Gaines), Emma Greenwell (Mary Cox), Kyle Allen (Hawk Lane), Paul James (Sean Egan), Minka Kelly (Miranda Frank), Sarah Jones (Alison)
Musique : Will Bates
Production : Lucid Road Productions, True Jack Productions, Universal Television
Genre: Drame
Format: 10 épisodes de 1h
Diffuseur : Hulu
1ère diffusion de la saison 1 : 30 mars 2016
Ma vie de chat, une comédie animalière aussi banale qu’inoffensive dont le visionnage se justifie avant tout par l’aridité cinématographique de cette période estivale.
Synopsis : Tom Brand, un riche homme d’affaires new-yorkais, travaille sans relâche, quitte à négliger sa famille. Pour preuve, il a même failli oublier l’anniversaire de sa fillette… Pour se rattraper, il décide de lui offrir un chat et se rend dans une animalerie reculée, où il jette son dévolu sur Mister Fuzzypants. Il repart avec le félin sous le bras, mais c’est sans compter sur un drame de dernière minute : il est victime d’un terrible accident qui le plonge dans le coma. C’est alors que son esprit passe dans le corps de Mister Fuzzypants ! Pour Tom, c’est le début d’une nouvelle vie : une vie de chat !
Ma vie de chat s’inscrit dans la lignée des « talking animals movies », genre essentiellement destiné aux enfants consistant à faire parler des animaux, dont la popularité a été forgée par des films comme Babe le cochon, Stuart Little, Le chihuahua de Beverly Hills ou encore Garfield. Ici, on se trouve face à un schéma plutôt classique, voire canonique, qui reprend le canevas narratif d’un conte initiatique en le revisitant mollement à la sauce moderne. Un homme d’affaires égoïste et mégalomane est victime d’une malédiction qui l’oblige à vivre dans le corps d’un chat, épreuve douloureuse qui va peu à peu entraîner chez le personnage une prise de conscience décisive. Il va se rapprocher de sa famille, réviser ses priorités, se rendre compte de la tristesse de sa fille en manque de figure paternelle, redécouvrir l’importance de l’amour qu’il porte à sa femme, et lever le voile sur un complot professionnel de grande ampleur orchestré par ses ennemis de toujours. En ce sens, l’histoire, naïve et gentillette, peut être envisagée comme un récit d’apprentissage pour enfants. Le long-métrage leur inculque des valeurs solides, comme l’amour, le partage, l’honnêteté, etc. Sur le fond, le message, certes très simple et lisible, reste valable et présente des vertus éducatives sympathiques.
Ma vie de chat a pour ambition d’être résolument moderne. Mais, là où l’on s’attend à une slasptick comedy féline 2.0, on assiste en fait à un résultat plat et convenu aux gags paresseux qui ne parviennent pas à nous arracher un seul éclat de rire. Les répliques sont minimalistes et répétitives, les situations dans lesquelles le chat tente de prouver qu’il est humain ne sont pas suffisamment décalées pour être humoristiques, et la storyline verse carrément dans le déjà-vu un poil ringard. Amitié complice entre un enfant et un animal intelligent, aventures saugrenues et enjeux ultra-prévisibles sont les ingrédients basiques de ce long métrage qui louche vers les fictions familiales des 90’s un peu loufoques (du type Maman j’ai raté l’avion), mais sans parvenir à en reprendre l’inventivité. Reste alors un maigre contenu qui déçoit par ses stéréotypes intempestifs : entre la mère de famille oisive qui attend que son mari rentre à la maison en dépensant son argent, la fillette toute gentille victime d’une peste en puissance qu’on dirait directement sortie d’un cartoon, et ainsi de suite. Ajoutons à cela des décors kitsch à souhait et des effets spéciaux carrément douteux, et on obtient un film qui ne tient pas ses promesses et qui n’est pas à la hauteur des attentes.
Restent cependant quelques meubles à sauver. D’une part, le concept amusant offre un minimum de divertissement : c’est toujours drôle de voir une bestiole parler, en tout cas les cinq premières minutes. Quand on est enfant, et donc moins exigeant, on s’amuse de voir un petit chat dans des postures insolites, et la confrontation de deux univers radicalement opposés (animaux domestiques VS monde des affaires) engendre un décalage comique qui marche toujours chez les plus jeunes. Le parallèle est efficace : le monde de l’enfance se confronte à celui des adultes, deux visions s’opposent, et des morales en sont tirées. D’autre part, les acteurs qui servent cette fable enfantine jouissent d’une renommée solide et s’imposent comme des têtes d’affiches convaincantes qui attirent forcément le chaland, entre un Kevin Spacey charismatique en avatar de Trump et un Christopher Walken toujours aussi allumé qu’on apprécie de retrouver dans un rôle farfelu qui lui laisse tout loisir de cabotiner : ça fait toujours plaisir !
En bref, Ma vie de chat avait matière à s’imposer comme un divertissement familial de qualité, drôle et moderne, servi par un casting de choix. Mais face à l’absence d’humour, l’histoire banale et désuète, les messages simplets et l’intrigue aussi minimaliste que prévisible, on ne peut que constater l’échec d’un projet qui sur le papier avait beaucoup à offrir mais qui à l’écran déçoit et ennuie. Sans être non plus un ratage total, cette comédie animalière potable passe le temps mais s’oublie aussitôt.
Ma vie de chat : Bande annonce
Ma vie de chat : Fiche technique
Titre original : Nine Lives
Réalisation : Barry Sonnenfeld
Scénario : Dan Antoniazzi et Ben Shiffrin
Interprétation : Kevin Spacey, Jennifer Garner, Christopher Walken, Robbie Amel, Malina Weissman…
Photographie : Karl Walter Lindenlaub
Décors : Michael Wylie
Musique : Evgueni Galperine et Sacha Galperine
Durée : 87 min
Genre : Comédie animalière, fantastique
Date de sortie en France : 3 août 2016