Critiques films

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Sorda : des liens au-delà du silence

Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Wonka de Paul King : un déluge de douceur

Après le succès de Paddington, Paul King signe avec Wonka une nouvelle aventure familiale. En s'attachant à la jeunesse de Willy Wonka, l'exceptionnel chocolatier de l'oeuvre de Roald Dahl, le réalisateur anglais nous offre un film coloré, gourmand et réconfortant. Même si l'innovation ne coule pas vraiment à flot, Wonka se savoure sans modération.

Chicken Run : La Menace nuggets, quand les poules ont des dents

Se faire pousser des ailes, c’est ce qui a permis aux volailles d’un élevage dictatorial de gagner leur liberté dans Chicken Run. L’appétit vorace des humains écourte pourtant cette douce utopie et une nouvelle confrontation semble inévitable. Les poulets contre-attaquent de nouveau et ça se passe sur Netflix ! Que reste-t-il de cette vigueur 23 ans après la célébration du premier opus ?

La Chimère : Cinéma d’outre-tombe

La Chimère, d’Alice Rohrwacher, avec Josh O’Connor (le jeune prince Charles de la série The Crown), nous propose une variation sur le mythe d’Orphée qui, étonnamment et joyeusement, ne cesse de délaisser le dispositif symbolique mis en place par le scénario pour s’attarder sur les hommes, sur leurs corps et leurs émotions, comme pour, semble-t-il, débusquer, dans la chair du monde, les esprits qui s’y dissimulent.

Kokomo City : Documentaire sur les travailleuses du sexe transidentitaire

Le premier film documentaire de D. Smith réussit à capturer des femmes au vécu extraordinaire, offrant des récits authentiques qui ne semblent en aucun cas truqués. Malheureusement, le film, cherchant à éviter tout aspect misérabiliste, manque son objectif et étouffe les témoignages de ces femmes prostituées transidentitaires noires par un montage trop lourd et superflu. En tentant probablement de transmettre un message sur la transidentité dans son ensemble, D. Smith oublie même de filmer ces femmes dans leur spécificité, la prostitution.

Fremont (Californie)

« Les messages porte-bonheurs. Ils ne doivent pas être trop originaux, ni trop évidents. »

Le Grand Magasin de Yoshimi Itazu : l’achat responsable

Le Grand Magasin de Yoshimi Itazu propose, dans la catégorie traditionnelle des animés familiaux apprêtés pour Noël, une aventure originale, amusante et attendrissante.  A travers l'apprentissage d'Akino, une nouvelle concierge d'un centre commercial très particulier, le film vend, grâce à une galerie de personnages animaliers hauts en couleurs, des règles de vie, des valeurs humaines, ainsi qu'un message écologique loin d'être anodin en cette période de fêtes. 

Soudain seuls : le vent se lève, les corps se retrouvent

Soudain seuls est le 2e long métrage de Thomas Bidegain après Les Cowboys en 2015 (il a également réalisé une partie du film Selfie). Une fois encore, le réalisateur raconte la solitude, la lutte pour survivre dans un monde qui, pour les protagonistes, est à réinventer.

Godzilla Minus One : les nerfs de la guerre

La longévité de la saga du lézard radioactif géant gonfle encore et toujours. Qu'y a-t-il encore de fascinant pour ces films de monstre, qui mêlent intimement les codes du film catastrophe à son ADN ? Pourquoi est-ce que Godzilla, grand monument de la Toho et de la pop culture, semble immortel à l'écran ? La réponse est dans Godzilla Minus One, qui ne risque pas de décevoir les fans de kaiju eiga et de sensations fortes.

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