Après "Challengers", Luca Guadagnino revient avec "Queer", un projet audacieux inspiré de la nouvelle sulfureuse de William S. Burroughs. Entre esthétique léchée, casting prometteur et exploration des tabous des années 50, le film promettait beaucoup. Pourtant, il divise : si la maîtrise visuelle et émotionnelle est indéniable, la dérive narrative et le manque de profondeur des personnages laissent un goût mitigé. Plongée dans un film en deux temps, entre extase et désillusion.
Grand classique de la filmographie Burtonienne, le nom de 'Beetlejuice' est resté immaculé pendant 36 ans. Pour le plus grand plaisir de ses fans, le cinéaste américain a décidé de prendre un grand risque en déterrant son fantôme le plus loufoque. Alors, réussite ou chaos?
Sorti en salle le 24 avril 2024, le nouveau film (très attendu) de Luca Guadagnino fait déjà beaucoup parler de lui. Entre érotisme, sentiments et beauté de l'image, on reconnaît directement le travail du réalisateur italien. Acclamé par la critique pour Call me by your name, puis lynché après le raté de Bones and All, il nous sert avec Challengers, un nouvel opus brillant.
Il y'a plusieurs années, Adrian et Linda Bennett on quitté leur Angleterre natale pour l'Australie. Lorsque l'on demande à Adrian les raisons de ce choix audacieux, il n'a qu'un seul mot à la bouche : passion. La passion sans limite d'un cinéphile qui a consacré sa vie à son film préféré : Mad Max 2. Après plusieurs années à Adelaïde, le couple déménage à Silverton, petit village désertique de l'Outback Australien et ouvre le Musée Mad Max 2 en 2010.
La Cité de Dieu nous raconte l'histoire d'une favela Carioca. À travers sa narration bruyante et haute en couleurs, le film nous raconte une histoire d'enfance, de vie, une de rêve, ou encore une histoire de mort. Ce film édifiant nous transporte dans un monde aussi fascinant qu'effrayant, et nous donne sans crier gare, une majestueuse claque cinématographique.
Après le succès de Promising Young Woman, Emerald Fennell revient avec un second long-métrage. Saltburn, psychodrame très attendu, s'exporte à l'international après une sortie très limitée aux Etats-Unis. Réalisatrice de talent, casting prometteur, que vaut vraiment Saltburn ?
Réalisé par Soudade Kaadan, Nezouh, raconte l'histoire d'un pays en guerre et d'un dilemme familial à travers le prisme de l'adolescence. Parfaitement à sa place dans la sélection du SIFF (Sharjah International Film Festival), Nezouh est un film empreint d'innocence, de tragique et d'une pointe d'humour qui parle à toutes les générations.
Cette année, LeMagDuCiné a eu la chance d'assister à la magnifique projection de quatre courts-métrages en compétition, dans différentes catégories, à l'occasion du Festival International du Film de Sharjah. La variété et la qualité des différents films proposés ont rangé cette projection au rang de favori pour la rédaction.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.