Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
L'émancipation d'un Wallissien venu en métropole pour s'intégrer au sein d'une équipe de rugby apparaît comme une quête initiatique aux allures de tragédie et de choc des cultures. Ce Mercenaire réussit-il à exploiter pleinement la force universelle de cette histoire ou bien tombe t-il dans le piège des clichés?
Toni Erdmann raconte l'odyssée d'un père prêt à tout pour faire sourire sa fille. Maren Ade joue sans cesse sur les ambiguïtés pour au mieux refléter les complexités d'une relation père fille que tout oppose. C'est aussi un film politique, très critique envers l'Europe d'aujourd'hui.
Pour son troisième passage derrière la caméra, la comédienne allemande Maria Schrader s'attaque à un mythe littéraire en livrant un biopic singulier sur les années d'exil de Stefan Zweig en Amérique latine pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mais son film, certes documenté et instructif, tombe dans l'écueil d'un didactisme morne qui laisse rapidement l'ennui s'installer.
Paul Greengrass et Matt Damon reviennent en très grande forme dans la saga Jason Bourne, avec un opus efficace et virtuose sur sa forme même s'il cède plus souvent aux facilités scénaristiques. Pas de quoi bouder son plaisir malgré tout devant le shot d'adrénaline de l'année et ce qui sera probablement le blockbuster de l'été.
Le nouveau S.O.S fantôme par Paul Feig, porté par un casting féminin. Malgré le torrent de haine qui s'est abattu sur le film avant sa sortie, celui-ci reste un divertissement honnête qui ne méritait pas toute cette hargne.
Suicide Squad est une oeuvre décevante mais malgré les problèmes inhérents à son écriture, est-il un mauvais film ou un bon film pourvu d'un mauvais montage ? Car par moments, il parvient à trouver son efficacité à travers le style de son cinéaste qui laisse entrevoir de superbes qualités et fait espérer une future version longue qui serait à même de le réhabiliter !
Kevin Spacey et Christopher Walken n'avaient jamais été réunis à l'écran avant cette petite fable animalière. Mais leur présence permet-elle d'en élever le niveau au delà de celui de comédie enfantine et vintage?
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.