Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Avec Hotel Singapura, Eric Khoo rend hommage au cinéma asiatique à travers des pastiches de différents styles rassemblées dans un film pseudo-érotique. Si l'intention et la manière sont louables, le résultat est décevant.
Thriller matiné de teen-movie sur les émois et par extensions premiers dangers de l'ère numérique, Nerve demeure assurément une petite surprise. Car s'il ne révolutionne pas le genre, il atteste d'une petite maitrise pour distiller ne serait-ce qu'un semblant de malaise devant cette représentation amère d'une génération désabusée et biberonnée à Internet.
Présenté à la Quinzaine et ovationné, “Divines" est une grande révélation du festival Cannes 2016, grâce entre autres au talent inouï de ses jeunes interprètes. Un film bourré de clins d’œil cinéphiles au cinéma de Scorsese, de Tarantino, ou encore de Kechiche, avec du clito...
Cette adaptation sur grand écran par la Warner Bros d'une pépite de 2 minutes se conforme-t-elle aux clichés éculés des teen horror movies de cette dernière décennie ou réussit-elle vraisemblablement à divertir à l'instar des sagas horrifiques telles que Destination Finale ou Saw ?
Dernier film à sortir avec Alan Rickman, Eye In The Sky ne laissera pas une bonne impression de cet immense talent d'acteur. Si le film est réussi cinématographiquement, il est idéologiquement nauséabond.
Le dernier film d'Alain Giraudie (réalisateur de L'inconnu du lac), Rester Vertical est un voyage sans retour à travers la Lozère, moins terre-à-terre qu'il n'y paraît et porté par la vision fantasmagorique et radicale du réalisateur. Une oeuvre rare et précieuse, présentée cette année à Cannes en compétition officielle. A découvrir en salles à partir du 24 août.
Surfant sur la vague anticonformiste des jeunes d'aujourd'hui, l'extrême simplicité du scénario ponctué par un humour gras fait de Hors Contrôle, une comédie bas de gamme qui ennuie rapidement.
Moka, le nouveau film de Frédéric Mermoud est une réussite en demi-teinte, un fabuleux portrait de femmes, notamment celui d'une Emmanuelle Devos au top de son art, mais une intrigue policière un peu molle. Beau et élégant comme la couleur moka, le film offre de somptueuses images des bords du lac Léman.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.