Jim Martin

Diplômé en Lettres, puis en Cinéma, je n'avais qu'une gageure. Celle de braver tous les pans de l'histoire du cinéma, du chef-d’œuvre intimiste au navet international, pour écrire et partager mes points de vue sur ce septième art qui, comme nul autre, nous ouvre au monde et à des expériences sensorielles inédites. Je vous engage dès lors à ne pas être d'accord avec moi. Réagissez, débattez et donnez ainsi sens à ce cinéma que l'on chérit tant !

Brooklyn Yiddish : Menashé and the kid

Joshua Z. Weinstein montre d'emblée que, malgré son attachement personnel à une cause, il y aura toujours plus radical que soi pour mettre en doute nos convictions. Brooklyn Yiddish fait le portrait d'une communauté d'un quartier précis, son fonctionnement, ses rouages, au travers duquel il propose des questionnements qui traverseraient la ville entière.

Un beau soleil intérieur : À la recherche du naturel

Du cinéma de Claire Denis on connaissait les silences qui en disent longs, d'Un beau soleil intérieur on découvre les longues conversations qui en disent si peu. Son nouveau film dresse un portrait tout en subtilité des paradoxes de la rencontres amoureuse.

A Ciambra : Le Temps des Gitans (en Calabre)

Critique de A Ciambra, second film de Jonas Carpignano. Après s'être intéressé à la difficile intégration des migrants dans le sud de l'Italie, le cinéaste s'intéresse aujourd'hui à celle, impossible, d'un camp de gitans.

Rétro Stephen King : Les Vampires de Salem, un téléfilm de Tobe Hooper

Adaptation de Salem, deuxième roman de Stephen King réalisé par Tobe Hooper. Un film fidèle au roman d'origine qui peine cependant à en restituer toute la dramaturgie.

L’Ornithologue, un film de João Pedro Rodrigues : Critique

L'Ornithologue, prix du meilleur réalisateur 2016 à Locarno, raconte le parcours christique d'un ornithologue qui a fait naufrage dans une nature hostile. Relecture du mythe de Saint-Antoine de Padoue.

Gorge Coeur ventre, un film de Maud Alpi : Critique

Pour filmer les abattoirs, Maud Alpi a préféré abaisser sa caméra à hauteur d'animal. Gorge Coeur Ventre est filmé du point de vue du chien qui assiste horrifié aux horreurs de la mise à mort des animaux. Un film entre documentaire et fantastique.

Olli Mäki, un film de Juho Kuosmanen : Critique

Critique d'Olli Mäki, grand prix Un certain regard au festival de Cannes. L'histoire d'un boxeur promis à la gloire qui doit choisir entre une vie privée et une vie publique de star nationale.

Le Mystère Jérôme Bosch, un film de José Luis Lopez-Linares : Critique

Le Mystère Jérôme Bosh, documentaire revenant sur l'énigme que représente ce peintre flamand. Passionnant pour les amateurs de l'histoire de l'art qui ne savent que peu de chose du créateur des Jardins des délices.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.