"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.
Pour les futures vacances de Noël, les studios Disney livrent leur tout nouveau film d'animation. Une histoire de princesse divertissante qui renouvelle grandement le genre.
A 86 ans, et deux ans après "American Sniper", Clint Eastwood reconstitue l'histoire du Capitaine Sully, avec Tom Hanks dans le rôle principal. Tout comme le pilote, le film réussit son amerrissage sans pépins.
Louise en hiver est le nouveau film de Jean-François Laguionie. Après le Tableau, le cinéaste propose ici une œuvre plus intime avec le portrait délicat de cette vieille dame qui au crépuscule de sa vie revient sur ses souvenirs.
Malgré une singulière volonté de se démarquer des ersatz horrifiques, Friend Request persiste à vouloir attiser la flamme satirique bon marché. Sur fond éculé de conte post-moderne, le troisième long métrage de Simon Verhoeven (qui n'a rien à voir avec le "Hollandais violent") manque cruellement de profondeur scénaristique.
Pour filmer les abattoirs, Maud Alpi a préféré abaisser sa caméra à hauteur d'animal. Gorge Coeur Ventre est filmé du point de vue du chien qui assiste horrifié aux horreurs de la mise à mort des animaux. Un film entre documentaire et fantastique.
Le Disciple du russe Kirill Serebrennikov est adapté de la pièce de l'allemand Marius von Mayenburg. Programmatique dans sa dénonciation de la société russe contemporaine, gangrenée par une présence trop forte de la religion, et gardant ses origines théâtrales, le film s'appuie sur des dialogues en très grande partie composés de versets de la bible, et le rythme comme l'émotion s'en ressentent... Critique.
Jared Hess fait de sa nouvelle comédie, Les Cerveaux, un film réussit d'un point de vue humoristique, mais on déplorera un manque d'audace dans le scénario qui commence à pénaliser bon nombre de comédies américaines actuelles.
Alliés est un thriller old school et romanesque efficace mais convenu qui brille surtout par la mise en scène sophistiquée de Robert Zemeckis et le duo formé par Brad Pitt et Marion Cotillard.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »