"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.
Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.
Souffrant d'un manque de communication évident, Le Voyage au Groenland a tout de même beaucoup fait parler de lui avant avant sa sortie. N'est-ce alors qu'une comédie franchouillarde comme tant d'autres ou bien se démarque-t-elle du lot de la production hexagonale?
On s'étonnera peut-être de retrouver Stéphane Brizé à l'origine d'un film en costumes qu'il a mis cinq ans à faire éclore. Pourtant, c'est bien le réalisateur de La loi du marché, qui s'engage aux côtés d'une femme écrasée par la vie mais qui ne perd pas la foi en elle dans une adaptation austère mais belle d'Une vie de Maupassant.
Swagger, le deuxième long-métrage d'Olivier Babinet est un film hybride mêlant sans complexe différentes influences venant indistinctement de la fiction ou du documentaire. Le résultat est une œuvre poétique et politique au contenu exigeant.
Ce que l’on retiendra de Premier Contact, c’est assurément le design oblong de ses OVNIS, mais son scénario plein de surprises va assurément aussi faire beaucoup parler de lui. Tous ces choix d’écriture et de mise en scène sont-ils pertinents et surtout forment-ils un tout assez cohérent pour entrer au panthéon de la science-fiction ?
En 3 films à peine, Rebecca Zlotowski s'impose comme une figure importante du nouveau cinéma français. Sans concession et extrêmement robuste , son cinéma interpelle , et son dernier film, Planetarium est une réussite esthétique aussi bien que poétique.
Scénarisée par J.K Rowling et réalisée par David Yates, cette nouvelle extension de l'univers d'Harry Potter n'est pas sans défauts, mais tient la majeure partie de ses promesses ce qui, pour un blockbuster d'aujourd'hui, est déjà beaucoup.
Du divertissement avec un casting 5 étoiles (Tom Hanks, Felicity Jones aka la future Jyn Erso de Rogue One), des lieux majestueux (Florence, Venise, Istanbul) et une intrigue très contemporaine, que demander de plus ?
Plus de deux ans après avoir été présenté à la Mostra de Venise, le premier long-métrage de Naji Abu Nowar est enfin visible dans nos salles obscures. Il y a de quoi s'interroger : cela valait-il la peine d'attendre pour découvrir cette fable bédouine ou ce temps de latence est-il la preuve que même son distributeur avait conscience de son faible potentiel commercial?
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »