Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.
Le film plaira certainement aux fans de cocktails alliant survival gore et humour gras, quant aux autres ils devront attendre une suite des aventures de Riddick, en espérant que Twohy et Diesel se rattraperont en livrant un film où l’intelligence et l’imagination seront aux rendez –vous.
Une famille déjantée, dynamique avec une Jennifer Anniston sexy en diable, une famille composée de 4 membres différents, ce qui ajoute du charme à cette comédie où les situations comiques sont piquantes comme quand le faux fils Kenny se fait prendre par son amoureuse à apprendre à embrasser avec sa fausse mère et sa pseudo sœur où encore quand il se fait piquer par une araignée et voit son testicule gonflé, et j’en passe.
Lee Daniels dans ce film nous fait vivre une gigantesque fresque sur l’évolution de la condition des afro-américains, l’avancée de leurs droits civiques en partant des champs de coton des années 20 jusqu’à l’élection de Barack Obama en 2008.
Descendu en flèche par la presse à juste raison, Copains pour toujours 2 n’a pas pu réitérer la sympathique surprise du premier, tant ça ne vole pas bien haut.
Sur le ton d'une satire corrosive, le dernier long-métrage de Michael Bay met en scène 3 décérébrés bodybuildés rêvant de bling-bling sous le soleil de Floride
La danza de la realidad est un trip poétique coloré, une fable politique à la Pablo Neruda où l’image est utilisée comme une métaphore pour parler du fascisme, de son regard sur le Chili, d’une enfance dans un milieu où ses origines juives sont perçues comme un travers avec un père autoritaire tendance Stalinienne niant toute spiritualité, prônant une discipline de fer et une mère douce s’exprimant par des chants lyriques.
Le plus dans You’re the next, c’est Erin (Sharni Vinson), une vraie warrior à la Sarah Connor, une bad-ass qui change de ses classiques où la fille hurlant de peur se fait zigouiller dans les 20 minutes. L’héroïne est rusée, et elle va faire très mal aux tueurs masqués, une survivante qui attire la sympathie du spectateur.
Le film raconte le sauvetage du président des Etats-Unis, un président pas comme les autres, puisque lui aussi sera dans l’action, on le verra ramper à quatre pattes, tirer au bazooka, conduire la voiture présidentielle dans les jardins de la Maison-Blanche et en plus il porte des baskets, un président trop cool...
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.