Constance Mendez-Harscouët

Mes premières amours de cinéma, c'est aux films d'animation que je les dois. La poésie du dessin animé est incomparable à mes yeux. J'ai ensuite élargi mes perspectives et ai découvert à quel point le champ du septième art était vaste et beau. Mon envie de films ne s'est jamais tarie. J'en ai vus et je continue d'en voir autant que je peux, car, au-delà d'être un divertissement, le cinéma façonne ma manière de voir le monde.

Rétrospective Pedro Almodóvar : Kika

Sexe, comédie déjantée et violence télévisuelle, voilà le cocktail explosif que propose Pedro Almodóvar avec Kika. Ce film nerveux assorti d'une galerie de personnages cinglés affiche t-il une cohérence suffisante pour intéresser ses spectateurs tout au long de son intrigue ?

Une vie violente : la loi du plus fort est toujours la meilleure ?

Après les Apaches , un portrait de la jeunesse d'aujourd'hui, Thierry de Perretti s'intéresse à ceux qui étaient jeunes dans les années 90, décennie portée par des revendications nationalistes séduisantes pour des esprits en quête de justice sociale. Avec Une vie violente, le réalisateur propose une réflexion sur l'éthique que tout mouvement politique doit avoir en tête, au risque de basculer dans l'inhumanité et l'impardonnable.

Jules et Jim, un film de François Truffaut : critique

Jules et Jim, pour beaucoup, c'est Jeanne Moreau chantant le Tourbillon de la vie, mais c'est avant tout l'histoire d'un trio amoureux, subversif quand est sorti le film en 1962. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Le Vénérable W, un film de Barbet Schroeder : critique

Barbet Shroeder nous montre la face sombre d'une religion basée sur la tolérance ; quand le bouddhisme devient synonyme d'intolérance et d'épuration ethnique...

Ghost in the Shell, un film de Rupert Sanders : critique

Un remake live de l'animé culte Ghost in the shell ? Comment s'emparer d'une telle matière et proposer une adaptation qui tienne la comparaison à l'oeuvre originale ? Rupert Sanders a proposé une réponse.

Tempête de sable, un film d’Elite Zexer : Critique

Tempête de sable est le premier long-métrage de la réalisatrice israélienne Elite Zexer. A l'image de ce qu'elle a fait dans ses précédents courts-métrages, elle s'intéresse aux rapports sociaux au sein d'une communauté et y questionne la place des femmes.

Corniche Kennedy, un film de Dominique Cabrera : critique

Corniche Kennedy raconte l'histoire d'un groupe d'adolescents qui défient la loi de la gravité en sautant du haut de ladite corniche dans les calanques de Marseille. Avec ce film, Dominique Cabrera livre un portrait plein de justesse d'une jeunesse indocile irradiée de soleil.

Louise en hiver, un film de Jean-François Laguionie : critique

Louise en hiver est le nouveau film de Jean-François Laguionie. Après le Tableau, le cinéaste propose ici une œuvre plus intime avec le portrait délicat de cette vieille dame qui au crépuscule de sa vie revient sur ses souvenirs.

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Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

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Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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