Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Aladdin, un cosplay à gros budget

Perdu depuis quelques temps dans le paysage hollywoodien, le réalisateur Guy Ritchie livre avec Aladdin une adaptation live aseptisée du dessin animé, en négligeant la folie, l'énergie et la magie de ce dernier.

John Wick Parabellum, Keanu Reeves vs. the World

Retour en forme pour Keanu Reeves avec un John Wick Parabellum jouissif et inventif par son action sidérante, même si celle-ci est rattrapée par un scénario plus artificiel que par le passé.

Douleur et Gloire : créer, c’est désirer ?

Pedro Almodovar a réalisé 21 films. Avec Douleur et gloire, il se classe désormais parmi des noms aussi prestigieux que Fellini et son 8 1/2. Est-il accompli pour autant ? Non dit-il, car tourner, c'est vivre et parfois, on ne peut plus. Pourquoi ? Car le corps et l'esprit se séparent un instant, l'un souffre, l'autre ne désire plus. Ils doivent se reconnecter par les heureux hasards que seul le cinéma peut créer : la rencontre avec le désir, même 30 voire 50 ans après.

Séduis-moi si tu peux ! de Jonathan Levine : Le pour/contre de la rédaction

Séduis-moi si tu peux ! est la nouvelle comédie romantique américaine sur les écrans depuis le 15 mai. Porté par le duo Charlize Theron et Seth Rogen, le film divise la rédaction du Mag du Ciné... 

Pokémon : Détective Pikachu, personne n’y croyait et pourtant !

Personne n'y croyait depuis l'annonce du projet et pourtant, Rob Letterman et son équipe ont réussi l'impossible : faire un film Pokémon qui tienne la route. Divertissement certes banal et bourré de clichés, Détective Pikachu fonctionne miraculeusement par sa nostalgie, son Pokémon principal et son rendu final.

Les Météorites de Romain Laguna : le souffle onirique des premières fois

Romain Laguna signe un premier film onirique et poétique dans l'arrière pays du sud de la France et révèle Zéa Duprez, jeune actrice rayonnante.

Hellboy : le reboot des tréfonds de l’Enfer

Voulant à tout prix surfer sur les succès actuels, les producteurs hollywoodiens ont lâchement abandonné la vision de Guillermo del Toro pour un pur produit marketing qu'ils n'ont pas su contrôler. En résulte une anomalie de l'Enfer, un Hellboy version 2019 d'un ridicule sans nom.

The Wandering Earth, de Frant Gwo : du grand Chinéma ?

C'est le tour de la Chine de sauver le Monde. On vous embarque vers Jupiter?

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.