Critiques films

C’est un navet ? C’est un étron ? Non, c’est Supergirl !

Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.

On l’appelait Robin des Bois : la dette de sang

Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.

Soudain : soudain l’aurore, Hamagushi et l’humanité absolue

"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.

The Perfect Candidate : une incursion presque documentaire en Arabie saoudite

Critique de The Perfect Candidate (sorti le 12 août 2020) : Maryam, médecin saoudien, décide de se présenter aux élections municipales de sa ville, mais la présence d'une femme candidate fait grincer des dents dans une société dominée par les hommes. Avec une mise en scène épurée et très efficace, la réalisatrice Haifaa Al-Mansour signe un film à voir.

The Crossing : un passage vers l’âge adulte entre les deux visages de la Chine.

Critique de The Crossing (sorti le 12 août 2020) : Peipei est une adolescente qui pour se faire de l'argent accepte de passer illégalement des téléphones de Shenzhen à Hong Kong. Le trafic est en apparence facile et sans conséquences, mais chaque passage supplémentaire la mènera vers une meilleure compréhension de son incursion dans la délinquance... et surtout vers un passage à l'âge adulte. Avec une réalisation très soigné, Bai Xue nous livre un film dépeignant les deux visages de la Chine.

Greenland, le dernier refuge : Apocalypse à échelle humaine

En se focalisant sur la trajectoire d’une famille américaine meurtrie par un cataclysme sans précédent, Greenland parvient à conjuguer avec habileté drame intimiste et grand spectacle propre au blockbuster. Si les deux heures de chaos sont inégales et les effets spéciaux de qualité aléatoire, Ric Roman Waugh, qui aborde la thématique si actuelle du confinement, s’intéresse ici à la psychologie des personnages en crise et maintient la tension constamment alimentée par l’urgence.

La femme des steppes, le flic et l’œuf : l’ethnologie décalée

Douze ans après Le Mariage de Tuya, le réalisateur chinois Wang Quan’an retour en Mongolie pour La femme des steppes, le flic et l’œuf, un OVNI des steppes radical, esthétique… et quelque peu hermétique.

Hotel by the River de Hong SangSoo : Less is more

La trajectoire du Sud-Coréen Hong SangSoo prend décidément un tour minimaliste avec cet Hotel by the River. Un métrage en noir et blanc hivernal, des dialogues parcimonieux, tout est délicatesse dans le film.

Les Fleurs de Shanghai : la toile et l’hypnose

Alors que la restauration de Crash de David Cronenberg a fait dernièrement le bonheur de certains d’entre nous avec sa parution dans nos salles de cinéma, Carlotta Films nous gratifie d’une autre ressortie 4K et non des moindres. Celle du merveilleux Les Fleurs de Shanghai de Hou Hsiao Hsien. 

Terrible Jungle : Deneuve vs Cohen, que diable allaient-ils faire dans cette galère ?

Le dédale de lianes et de fougères n’est ici qu’un prétexte pour juxtaposer une série de sketches lourdauds ou autres singeries outrancières générant l'ennui. Deneuve s'embourbe dans cette farce bavarde, qui, malgré la beauté sauvage des paysages réunionnais, sonne faux sur toute la ligne.

Madre de Rodrigo Sorogoyen : un nouveau et beau virage du cinéaste éclectique

L’Espagnol Rodrigo Sorogoyen apporte avec Madre une belle pierre neuve, intimiste,  à son édifice cinématographique, faite de relations complexes entre une femme détruite par la disparition de son fils et un adolescent à la famille trop présente.

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« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ? • SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »

Blacksad stories : Weekly ou les origines d’un personnage

« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna… - … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… » - Paf - Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir… - Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili. - Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »

« L’Origine de l’humour » : l’homme qui inventa la blague

Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.

« Les Saiyans (Tome 3) » : tour de force

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« Mussolini – Avanti Popolo » : le Duce au bord du vide

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