Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Lara Jenkins de Jan-Ole Gerster : trop de froideur éteint le feu qui couve

Lara Jenkins avait tout d’un personnage - et d‘un film - tout en intimité comme on les aime. Mais Jan-Ole Gerster nous a gardés trop à distance pour qu’on puisse entrer en empathie avec son récit.

Critique de The Invisible Man, un film de Leigh Whannell : La menace fantôme

Leigh Whannell signe avec The Invisible Man une revisite habile du mythe de L'Homme invisible, tout en confirmant la créativité de son cinéma et son style alerte mû par une vraie réflexion sur son époque. En résulte un film intelligent, ingénieux et un audacieux mélange des genres qui impressionne par sa modernité mais aussi son plaisant renvoi aux séries des années 90.

Pinocchio de Matteo Garrone : l’art de la féerie baroque

Au pays des merveilles. Après la fresque baroque Tales of Tale, Matteo Garrone poursuit le travail dans cet univers si particulier avec l’adaptation du conte Pinocchio de Carlo Collodi. Un pari osé du fait des nombreuses adaptations depuis le Disney de 1940. Avec le cinéaste italien, ce Pinocchio livre peut-être son visage le plus singulier, mais peut-être aussi le plus beau. Une prise de risque salutaire récompensée par un immense succès en Italie.

Le Cas Richard Jewell de Clint Eastwood : le profil du héros

Avec Le Cas Richard Jewell, Clint Eastwood brosse de nouveau le portrait du héros ordinaire, du mythe américain, qui se voit confronter à la violence des institutions de son pays. Un pays états-unien qui a cette capacité d’ériger les héros aussi vite qu’il ne les descend en flèche et détruit leur vie par la même occasion. 

Deux de Filippo Meneghetti : l’amour sans frontières

Deux de Filippo Meneghetti est une histoire d’amour qui traverse le temps, les portes et les obstacles que lui incombe la vie. Une histoire d’amour, pleine de poésie et de charme, mais contrariée par les responsabilités et aussi par la peur d’enfin lâcher prise. 

La fille au bracelet de Stéphane Demoustier : une jeunesse décomplexée au banc des accusés

Le nouveau film de Stéphane Demoustier, la Fille au bracelet, est tout autant un haletant film de procès qu’une réflexion sur l’incompréhension intergénérationnelle avec une jeunesse libérée qui n’entend pas qu’on lui dicte une quelconque conduite

Queen & Slim, de Melina Matsoukas : Making murderers

A la fois road-movie, love story et Bonnie and Clyde noir, le film de Melina Matsoukas dresse le portrait d'une Amérique hantée par ses vieux démons.

Birds of Prey de Cathy Yan : le rire d’Harley Quinn

Birds of Prey est l’image de son personnage principal, Harley Quinn. Tant sur le fond que sur la forme. Tant dans ses défauts que dans ses qualités. Un pas en avant, un pas en arrière. Margot Robbie synthétise à elle seule la ligne directrice qu’essaye d’insuffler le film : une virée roublarde, pop et colorée dans un Gotham régi par la violence des hommes. 

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