Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.
"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Butterfly Vision est un impressionnant premier film d’un Ukrainien, Maksym Nakonechnyi, rattrapé plus que de raison par la réalité de son pays. Son point de vue sur la guerre est centré sur ses effets sur une femme-soldate victime de violence basée sur le genre, et c’est une réussite.
Désormais codifiés, ces plans et ce découpage très plat qui mène la barque jusque dans un temple à peine digne d'une mauvaise pub pour des céréales chocolatées sont ceux qui ont vampirisé des images qu'on apprécie, rassasiés.
Smile essaie de prolonger les tentatives récentes de renouvellement du cinéma horrifique américain. Mais malgré ses louables intentions, le film de Parker Finn retrouve rapidement les poncifs habituels du genre, coinçant son film dans un entre-deux, ne sachant jamais comment aborder son récit. Dommage car le potentiel était bien là.
Si le cinéma français a déjà dépeint les affrontements entre policiers et jeunes de cité par le passé, jamais il ne l'avait fait avec autant d'ampleur. Athena est littéralement un film de guerre ultra léché sur le plan technique... mais qui souffre d'un scénario manquant cruellement de fond pour pouvoir captiver.
C’est auréolé de plusieurs Gaudi (l’équivalent catalan des César) en 2021, dont celui de meilleur film en langue catalane, que Les Mystères de Barcelone arrive enfin sur nos écrans, près de deux ans après sa sortie dans son pays d’origine. Un film inspiré d'une histoire vraie et dont l'esthétique, très travaillée, parvient à instaurer une ambiance glauque proche du surnaturel.
Avant Marylin, il y avait Norman Jean. Avant la star de cinéma au regard de braise, il y avait une femme en proie aux drogues, à la psychose et aux hommes. Une dichotomie que capte bien Andrew Dominik dans Blonde, qui au détour d’une œuvre à l’effarante radicalité, embrasse la verve fantasmagorique (et donc parfaite) de l’œuvre de Joyce Carol Oates.
Dans Coup de théâtre, Tom George veut décrypter et s'amuser des codes du genre policier. Une idée audacieuse au fort potentiel comique mais qui reste décevante.
La Conspiration du Caire creuse la veine politique de Tarik Saleh. Cinq ans après Le Caire confidentiel, le réalisateur retourne dans la capitale égyptienne. Cette fois, nous ne sommes plus dans un commissariat de quartier, mais dans la plus grande Université islamique du monde. L'enjeu est pourtant resté le même. Si le réalisateur dénonce la corruption qui règne dans les plus hautes sphères, il critique également le détournement politico-religieux de la connaissance.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.