Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Michelangelo Merisi naît à Milan ou Caravaggio, dans le nord de l'Italie, le 29 Septembre 1571. Sa famille n'est ni pauvre comme il a longtemps été prétendu, ni riche. Le père est contremaître, ce qui met la famille à l'abri financièrement. Mais la peste frappe Milan de plein fouet, ente 1575 et 1577. Michele perd ses parents dans cette tragédie. Les biographes de sa vie lui attribuent un caractère belliqueux et querelleur depuis sa jeunesse, qui lui valent déjà des plaintes.
Tirailleurs est le deuxième film de Mathieu Vadepied, après La Vie en grand en 2014. Le réalisateur décide d'aller du côté de l'intime avec ce récit sur les tirailleurs sénégalais de la guerre 14. L'histoire d'un père et de son fils dont la vie et la relation basculent après que l'enfant est kidnappé et le père enrôlé "volontaire". Ce dernier a alors un seul objectif : sortir son fils vivant du front, quitte à en payer le prix fort.
Après avoir mis en scène les fantômes de sa vie au théâtre avec Le Ciel de Nantes, Christophe Honoré parle de deuil et de renaissance dans Le Lycéen. Il raconte l'histoire d'un adolescent confronté à la mort de son père et à son désir, qui devra choisir s'il renonce ou non à l'amour, car après tout comme le réalisateur l'a écrit pour Alex Beaupain : "J'ai l'amour en haine /L'amour rend si bête / Aimons-nous à peine/ La vie La vie c'est bien mieux /Sans ce baratin" ...
Trois ans après A Couteaux Tirés, Rian Johnson et son détective Benoit Blanc reviennent sur nos écrans. Cette fois sur Netflix, le cinéaste prolonge sa déconstruction du genre, qu'il avait bien entamée dans son premier opus. En résulte un film dans la continuité de son modèle, mais qui pousse les curseurs plus loin, à la fois pour le meilleur et le pire.
Dire que Spielberg est en forme ces dernières années tient de l'euphémisme. Après un Ready Player One très réussi (bien qu'un tantinet sous exploité), c'est avec West Side Story que le réalisateur de certains des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma à renouvelé avec l'excellence. Avec The Fabelmans, le cinéaste de 76 ans revient à un genre plus intimiste et surtout, plus personnel. Verdict ?
Inspirée des grands films d'espionnage, la comédie Le Parfum vert se veut un pastiche non plombé par ses écrasantes références. Dommage que le film ne suive pas, jusqu'au bout, l'énergie de ses débuts. Au final, une comédie policière légère et plaisante, sans plus.
En 1985, Fredi M. Murer dévoilait L'Âme soeur, un long-métrage suisse qui s'intéressait à l'isolement, la famille, le désir, l'amour et la fraternité, mais aussi l'interdit, le tout situé dans une vie au coeur de la nature, puisque les quatre protagonistes vivent toute leur existence ou presque dans une ferme sur les pentes désertées d'une montagne.
Le 21 décembre 2022, L'Âme soeur ressort au cinéma, en version restaurée. C'est l'occasion pour nombre d'entre nous de se plonger ou se replonger dans cette oeuvre singulière et extraordinairement subtile...
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.