Critiques films

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Avatar: la voie de l’eau, James Cameron à marée haute

C’est tout le problème au fond avec La Voie de l’eau : ses qualités sont bien trop élevées pour ne pas éclairer ses défauts plein-phares. Le spectateur et Eywa se regardent toujours droit dans les yeux, mais désormais à travers l’interface parfois intrusive des ambitions sérielles de son auteur.

Quand Guillermo Del Toro conte Pinocchio

Il est coutume dans le cinéma de Guillermo Del Toro d'avoir des histoires à la fois teintées de beauté et de noirceur. Ceci dit avec l'oeuvre de Carlo Collodi, le créateur de La forme de l'eau parcourt la voix de l'innocence avec une sensibilité et une douceur nouvelles. Un triomphe certes mais plus encore.

Nos Frangins de Rachid Bouchareb : mise à mort

Avec Nos Frangins, Rachid Bouchareb revient sur les évènements de la nuit du 5 ou 6 décembre 1986, en choisissant de raconter l'incompréhension, l'absence, la douleur, soit les heures de silence qui ont suivi ces deux mises à mort. L'espace du film est aussi feutré qu'étouffant, percé de larmes et de questions. Seules les images d'archives se tournent vers l'ampleur de la foule, toutes les autres scènes sont intimistes, révélatrices d'une violence d'autant plus grande qu'elle éclate en marge, presque comme une erreur.

Les Bonnes étoiles : Road trip Coréen

Auréolé du prix d'interprétation masculine au dernier Festival de Cannes, Les Bonnes étoiles est une nouvelle perle dans une filmographie remplie de bijoux. Cette fois installé en Corée du Sud, le cinéaste approfondi les thématiques chères à son cœur, et les entremêlent à un vrai sujet de société coréen.

Maestro(s): Johnny Got his Gun

Scènes après scènes et une pièce à conviction après l'autre, Maestros écrit le réquisitoire pour son euthanasie en Ré ultra-majeur. Pas un plan, pas un instant qui ne se gratte les couilles sur le front de la décence cinématographique élémentaire. Bruno Chiche ose tout comme un major texan en rodéo sur une bombe nucléaire, où Yvan Attal agitant sa baguette pour choper des Pokemon Go.

Fumer fait tousser (et beaucoup rigoler)

Depuis quelques années, le tabac a disparu de nos écrans. La cigarette entretient pourtant une longue histoire avec le septième art. Quentin Dupieux, que l'on connaît pour ses incursions remarquées dans le registre comique, dézingue les codes du cinéma d'auteur d'antan à la faveur de son dernier né Fumer fait tousser.

Pearl de Ti West: au coeur d’Eros et de Thanatos

Les pulsions d'Eros ne sont jamais loin du Thanatos... En plus d'avoir la pulsion de Mort en elle, Pearl est très passionnée et que ce soit pour son mari, pour son amant ou n'importe quel autre homme, elle est active dans la séduction. L'Amour, ou plutôt le Désir, le sexe, la séduction,  sont importants pour elle. Mais ils ont la même valeur que dans un  film de 90 minutes : quelque chose de beau et d'illusoire. Pearl ne sait malheureusement pas aimer.

Le Menu : satire saignante

Avec Le Menu, Mark Mylod s'essaie à la satire sociale. En s'inscrivant dans le milieu de la haute gastronomie, il tente de dénoncer les comportements exécrables de ces 1%. Malgré un récit assez facile qui pêche dans son écriture, la satire sociale et la galerie des personnages sont suffisamment convaincants pour satisfaire notre appétit.

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Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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