Analyses

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.

L’Être aimé : l’autre « Abandon »

Prenant le point de départ du Valeur sentimentale de Joachim Trier, l'histoire d'un cinéaste qui tente de renouer avec sa fille par l'intermédiaire d'un projet cinématographique, Rodrigo Sorogoyen propose une tout autre approche. L'intensité de sa mise en scène raconte le poids d'un passé qui vient perturber le tournage. Un abandon qui hante ce père comme sa fille. Analyse, en cinq scènes fortes.

Nous l’orchestre : au cœur d’un ensemble symphonique

Le documentariste Philippe Béziat nous propose une plongée au sein du célèbre Orchestre de Paris. Multipliant les approches et les gestes de mise en scène, il permet de lever un coin de ce grand mystère : comment des individualités parviennent à faire corps, au service de la musique. Captivant.

L’autre récit du « Roi Lion »

"Le Roi Lion" est-il patriarcal, protectionniste, non démocratique, adepte de l'homme providentiel, spéciste et hypocrite ? Le Mag du Ciné vous propose une lecture controversée, non exclusive, du conte de Disney.

L’effet Vertigo, c’est quoi ?

Depuis Alfred Hitchcock, l'effet Vertigo s'est répandu au cinéma comme une traînée de poudre. Il investit les films de Steven Spielberg, Brian De Palma ou James Wan, façonne des réalités distordues et dit beaucoup de choses en recourant à peu de moyens. Analyse.

Space horror : les voyages de tous les dangers

Le space horror est partout : dans la littérature, au cinéma, dans les jeux vidéo et les séries télévisées. Créatures terrifiantes, étendues infinies, vulnérabilité humaine, mystères et suspense : Le Mag du Ciné vous aide à comprendre le phénomène.

Les scénarios de Nolan : anatomie du suspense

En attendant de découvrir le prochain film de Christopher Nolan, dont la sortie est prévue pour juillet 2020, Le Magduciné revient aujourd'hui sur les méthodes d'écriture de ce cinéaste hors normes. Les scénarios de Nolan constituent la marque de fabrique d'un réalisateur qui a su, par des films d'auteur comme des blockbusters, imposer son style narratif. Analyse.

Wim Wenders, le voyage et l’art pour s’approprier le monde

A travers une filmographie mêlant fictions et documentaires, Wim Wenders développe les thèmes centraux pour lui du voyage et de l'art, qui permettent, tous les deux, de nous questionner sur notre rapport au monde. Comment être dans le monde ? Comment rendre compte de la réalité ?

Que cache le triomphe des Mexicains à Hollywood ?

Quand on évoque la consécration des cinéastes mexicains à Hollywood, on pense forcément à Alfonso Cuarón, Alejandro González Iñárritu ou Guillermo del Toro. Et c'est tout à fait logique : ils amassent les statuettes et possèdent une audience remarquable. Ce que l'on tait en revanche dans toutes les langues, c'est la manière dont Hollywood s'est approprié la Mexican Touch. Jusqu'à la travestir ?

Peur au cinéma : Pourquoi regardons-nous des films d’horreur ?

Pourquoi s'infliger consciemment le pire pour le plaisir ? Du Manoir du diable à Conjuring, les frissons font la sève du cinéma d'épouvante. Les films d'horreur fouillent dans nos émotions les plus profondes, décortiquant nos cauchemars et nos angoisses. Le Mag du Ciné interroge notre rapport fasciné aux œuvres horrifiques et surtout à notre besoin insatiable de se faire peur. L'époque où nous étions terrifiés de ce qui pouvait se cacher sous notre lit n'est jamais si loin.

Film et châtiment : les tournages cauchemardesques

Certains tournages se déroulent sans encombres. D'autres, en revanche, sont modelés par des personnalités irascibles, des conditions météorologiques difficiles, une précarité insupportable, une mégalomanie difficile à satisfaire, voire des cascades d'accidents, de blessés ou, plus rarement, de morts. Revisitons certaines des productions les plus cauchemardesques de l'histoire du cinéma...

Newsletter

À ne pas manquer

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.