Les meilleurs films 2016 : Notre top 20

N° 11 : ROGUE ONE
De Gareth Edwards
(sorti le 14 décembre)

Antoine D. : G.Edwards signe une odyssée guerrière stupéfiante de maitrise et de respect. Enfin de la guerre dans les étoiles!
Ariane : Contrat rempli avec une belle séquence de bataille finale, mais trop peu d’émotions, faute à des persos peu développés.
Julien : Gareth Edwards maitrise l’univers crée par George Lucas sur le bout des doigts et le prouve en gratifiant les fans de ce qu’ils pouvaient en espérer de meilleur. Dommage alors que la politique de Disney ne soit pas d’étendre le public au-delà.
Maxime T. : Edwards y va à fond et nous offre l’un des meilleurs opus de la saga et certainement le meilleur blockbuster de l’année !
Vincent : C’est objectivement plus regardable que l’épisode VI mais Disney franchit une limite en recyclant (littéralement) d’anciens acteurs juste pour faire du fric. Cautionner ce film, c’est encourager une certaine mort du cinéma.

 

N°12 : STEVE JOBS
De Danny Boyle
(sorti le 3 février)

Antoine D. : Sorkin/Boyle/Fassbender composent un brelan parfait dans cette analyse du géant Apple verbeuse mais passionnante.
Béa : Une idée de revenge movie 2.0 qui aurait été plus ingénieuse si elle s’était appuyée sur une évolution plus nette du personnage et des situations, sur un déverrouillage de chaque acte et sur un appel d’air qui aurait pu faire respirer le film.
Kévin L. : La mise en scène frénétique, épurée et en quasi huis-clos donne au film une saveur différente de tout ce qu’on a déjà pu voir auparavant. Steve Jobs est un biopic haletant magnifié par la performance hallucinante de Michael Fassbender. Une réussite incontestable.
Sébastien : Exercice de style un peu trop étouffant, ce qui desserre l’immersion mais la qualité de l’écriture, loin de l’académisme habituel du biopic agrandit la puissance du propos. Et Fassbender est le plus grand acteur de sa génération. Mais ça, on le savait déjà.
Zoran : Un biopic esthétiquement réussi pour un casting haut en couleur. Un vrai plaisir.

N°13 : SPOTLIGHT
De Tom McCarthy
(sorti le 27 janvier)

Hervé : Remarquable hommage au travail des journalistes d’investigation, traité avec finesse, intelligence et toute la conviction d’acteurs qui excellent. Passionnant.
Kévin L. : Hommage au travail de tous ces journalistes acharnés, Spotlight déçoit par sa mise en scène académique, mais emporte notre adhésion par son sujet passionnant et son casting impeccable.
Marushka : Sujet intéressant mais traitement hyper procédurier et administratif. Plat comme la mort. Dommage d’alerter les consciences de cette façon.
Vincent : Le film rate son sujet et esquive par sécurité une potentielle polémique pour se vautrer dans le cliché de l’american hero seul contre le système.
Zoran : Des acteurs au meilleur de leur forme pour un film nécessaire au sujet passionnant. Une forme malheureusement trop académique.

 

N°14 : MIDNIGHT SPECIAL
De Jeff Nichols
(sorti le 16 mars)

Antoine D. : Nichols semble plus obsédé par l’idée d’emballer des images qui se suivent que par la volonté de raconter une véritable histoire. Dommage.
Béa : La SF n’est jamais aussi passionnante que lorsqu’elle touche à l’intime et au présent. Midnight special met en exergue la confiance d’un père dans les pouvoirs de son fils, et c’est ce qui est beau!
Julien : Jeff Nichols donne le sentiment de ne pas savoir vers où mener son hommage à la SF des années 80. Malgré son canevas inabouti, ce mélodrame fantastique profite d’un casting irréprochable.
Kévin L. : Midnight Special est un magnifique moment de science-fiction et une œuvre de cinéma émouvante. La certitude d’un très grand cinéaste.
Sébastien : Nichols effleure toujours cette thématique de la paternité dans un monde chaotique mais la science-fiction réduit un peu trop l’ampleur de son récit.

N°15 : CAPTAIN FANTASTIC
De Matt Ross
(sorti le 12 octobre)

Antoine D. : Une subtile incartade sur la société de consommation et l’éducation et une ode à l’anticonformisme sublimée par un casting très atypique.
Kévin L. : Un road-trip familial dans la lignée de Little Miss Sunshine, la critique consumériste en plus. S’il manque de la profondeur, le casting emporte néanmoins toute notre sympathie.
Marushka : Frais, touchant, barré, fantaisiste et super humain. Joliment cinglé, tendre, toujours bienveillant. Belle réflexion sur la société et la volonté de retour aux sources, apologie de la simplicité. Le message fait chaud au cœur.
Sébastien : Pas très subtil dans sa portée anticonformiste bohème hippie mais terrassant d’émotion dans le regard qu’il porte sur l’amour et la culpabilité d’un père prêt à tout pour l’avenir de ses enfants.
Zoran : Une grande surprise pour un casting formidable. Un beau moment de cinéma.

N°16 : TONI ERDMAN
De Maren Ade
(sorti le 17 août)

Antoine D. : A trop tâter le terrain, Maren Ade finit par le tasser et nos espérance avec…
Clément : Une leçon de vie et une leçon de cinéma, la caméra de Maren Ade apporte l’émotion de façon si naturelle qu’on ne comprend pas que le jury cannois l’ait snobé.
Julien : Parce que l’on n’a pas l’habitude des comédies allemandes, cet humour si particulier a été incompris de beaucoup. En revanche le drame familial et le discours politique possèdent une portée universelle à coté de laquelle il est plus difficile de passer.
Kévin L. : Derrière toute la mélancolie et la tristesse des personnages, Toni Erdmann est une odyssée feel-good-moviesque qui témoigne de l’urgence de vivre, du trop-sérieux de la vie et de la difficulté de trouver l’épanouissement. Un beau moment sous-estimé par le jury cannois.
Sébastien : Film terriblement ambivalent qui enlace autant la comédie que l’étude sociale. L’isolement des esprits, la compétition comme nerf de la guerre, la famille comme faillite. Parfois pataud mais souvent juste.

N° 17 : PATERSON
De Jim Jarmusch
(sorti le 21 décembre)

Chloé : Un film d’une apaisante douceur. Sa beauté et son apparente banalité quotidienne en font une poésie de tous les jours qui marque pourtant durablement.
Frédéric : Jim Jarmusch met son âme dans Paterson et signe son oeuvre la plus intime et profonde. Sublimation du quotidien, écrit avec une rare finesse et construit comme un poème, le film est une oeuvre méta et dense qui chamboule autant qu’elle amuse. Le charisme sidérant d’Adam Driver apparaît sous son meilleur jour.
Julien : L’humanisme et la mélancolie lyrique sur le fond. Le minimalisme narratif et les mouvements de caméra amples sur la forme. C’est bien tout le cinéma de Jarmusch qui atteint ici son paroxysme.
Sébastien : Une balade poétique qui magnifie la richesse du quotidien. Paterson est filmé comme un poème avec les jours qui se suivent comme des vers mais dont les péripéties ne riment pas forcément. Ordinaire n’a jamais aussi bien rimé avec beauté.

N°18 : ROOM
De Lenny Abrahamson
(sorti le 9 mars)

Antoine M. : Une première partie pleine de poésie avec l’interprétation saisissante du petit Jacob Tremblay, mais contrebalancée par une deuxième partie convenue et sans surprise. Une fausse bonne surprise…
Clément : Le choc émotionnel de cette année, et en particulier la première partie en huis clos qui est tout bonnement impressionnante.
Julien : En plus d’être une histoire bouleversante, la gestion de l’espace est une formidable leçon de mise en scène, aussi bien dans la première que dans la seconde partie.
Marushka : Énorme coup de cœur. Film plein d’émotions, histoire d’amour mère/fils poignante, courage héroïque. Le petit est incroyable.
Zoran : Une première partie formidable avec des acteurs incroyables. La seconde est quant à elle peu intéressante et trop superficielle.

 

N° 19 : DEMOLITION
De Jean-Marc Vallée
(sorti le 6 avril)

Louis : Un film réjouissant, porté par un grand Jake Gyllenhaal et un génial Jean Marc Vallée. De l’humour, de l’émotion et une justesse rare, un beau moment.
Marushka: La manière originale de traiter le deuil, belle métaphore (tout déconstruire pour mieux reconstruire) a un effet cathartique.
Perrine
: Pas désagréable mais oubliable. Démolition manque d’originalité et de personnalité, restant toujours à la surface des choses, le film nous laisse quelque peu indifférent. Dommage il y avait quelques belles scènes et de bonnes idées, malheureusement sous-exploitées.
Zoran : Gyllenhaal toujours à son meilleur. Malgré un sujet peu attrayant, en résulte une magnifique nouvelle production de Vallée.

 

N°20 : COMANCHERIA
De David Mackenzie
(sorti le 7 septembre)

Antoine D. : Un western désabusé et mélancolique qui lorgne autant du côté du portait à charge du capitalisme US que de l’ode aux petites gens. Magistral !
Hervé : Film qui entérine la mort des idéaux des pionniers, montrant sobrement les ruines de l’Amérique ultra-libérale tout en faisant un polar efficace.
Julien : 
Une fois passé le plaisir de retrouver Jeff Bridges en shérif virulent, le scénario ultra-convenu de Taylor Sheridan et la mise en scène faussement contemplative de Mackenzie montrent vite leurs limites.
Marushka : Film sympathique et bien mis en scène qui brosse le constat social d’une Amérique en décrépitude à travers l’épopée de deux frères braqueurs. Mélange des genres agréable mais surévalué.
Zoran : Prenant, bien interprété mais loin d’être révolutionnaire. Surcoté.

 

Festival

FFCP 2026 : People and Meat, l’appétit des oubliés

"People and Meat" suit trois retraités de Séoul, deux ramasseurs de cartons et une marchande de légumes, qui s’attablent au barbecue pour mieux décamper sans payer. Une comédie tendre et douce-amère sur la vieillesse oubliée en Corée du Sud, portée par Park Geun-hyung, Jang Yong et Ye Soo-jung.

FFCP 2026 : The Journey to Gyeong-Ju, une famille à recoudre

"The Journey to Gyeong-ju", c’est une vengeance en famille, maladroite et douloureuse. Une mère et ses trois filles kidnappent le meurtrier de la cadette et filent vers Gyeongju. Kim Mi-jo mêle rires, larmes et suspense, avec un beau quatuor d’actrices, mais sans toujours trancher.

FFCP 2026 : Ideal and Weird Family, l’art de se séparer ensemble

Deux mères au bord du divorce, deux adolescentes sommées de choisir, un mariage en ligne de mire. Avec "Ideal and Weird Family", Kim Ji-hyun signe un premier film queer tendre et drôle sur une famille que la Corée refuse de reconnaître. Un road movie attachant, inégal, tourné avec les moyens du bord.

Programme de la 30ème édition du Festival du film francophone « Les Œillades » d’Albi

Du 17 au 22 novembre, le Festival du film francophone « Les Œillades » d'Albi soufflera ses trente bougies, en présence de trois invités d’honneur : le réalisateur marseillais Robert Guédiguian, le cinéaste franco-grec Costa-Gavras et l'actrice belge Natacha Régnier. Au programme de cet anniversaire marquant : 30 avant-premières prestigieuses réparties dans les trois salles albigeoises Arcé, Lapérouse et Cordeliers, dont 10 longs-métrages en compétition pour le Prix du Public, 10 séances « Reprises » pour redécouvrir les films coups de cœur de l'année, mais aussi la traditionnelle compétition de courts-métrages, une soirée consacrée à Jacques Tati, génie du burlesque moderne, une "petite nuit du cinéma" reconduite et un ciné-concert de clôture. Aperçu des festivités d'une 30ème édition qui s'annonce d'ores et déjà comme le rendez-vous incontournable de l'automne cinématographique tarnais.

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