Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Samedi 16 novembre, salle comble pour "Vampire humaniste cherche suicidaire consentant" au FIFAM 2024 en présence de l'actrice Sara Montpetit. L'occasion d'explorer la sélection consacrée aux vampires du cinéma, versant humour et empathie.
Fabrice du Welz réalise là peut-être son film le plus ambitieux à tous niveaux. Il revient sur l’affaire qui a défrayé la chronique en Belgique durant le milieu des années 90 et qui résonne encore tristement chez tous ceux étant assez adultes pour s’en souvenir. Et si "Le Dossier Maldoror" ne porte pas l’étiquette « basé sur des faits réels » car il prétend juste s’en inspirer librement, les ressemblances sont frappantes. Documenté, dense et captivant, il joue autant sur l’enquête en elle-même que sur la cacophonie policière qui a entouré cette affaire et ses rebondissements dans les plus hautes sphères.
Le FIFAM 2024 programme de nombreux courts métrages dont ceux du programme 2 dans lequel on peut découvrir "Queen Size" d'Avril Besson, "Car wash" de Laïs Decaster, "Quando a terra foge" de Federico Lobo, "Câine, pâine si florile de mâine" de Mîndru Mihaela et "Fatme" de Diala Al Hindaoui.
Le monde va mal, et le cinéma peut-il y faire quelque chose ? À la 25e édition de l’Arras Film Festival, des films comme "Jouer avec le Feu", "Le Quatrième Mur" et "U Are the Universe" explorent cette question. Entre fractures sociales, quête de sens et luttes personnelles, le festival offre une sélection engagée qui interpelle.
Le Festival international du film d'Amiens (FIFAM) a ouvert ses portes le 15 novembre 2024 avec la diffusion du film Les Prédateurs (1983). Largement consacrée à la figure du vampire, cette édition met également en avant une sélection de courts et moyens métrages. Lors de cette première journée, les films Reset, de Souliman Schelfout et Un village de Calabre de Shu Aiello et Catherine Catella.
"Jouer avec le feu" est un film puissant et contemporain des sœurs Coulin, qui traite avec efficacité et sobriété le glissement d’un jeune homme vers l’extrémisme. Porté par Vincent Lindon et Benjamin Voisin, ce drame familial, poignant et nécessaire, est à découvrir de toute urgence.
Ancré dans le Jura et inspiré par "Fargo", "Un ours dans le Jura", troisième film de Franck Dubosc, mélange comédie et polar hivernal. Une intrigue captivante et des personnages réalistes qui offrent un film réussi malgré quelques menus défauts. On passe un bon moment de cinéma.
Et si résister, c’était chercher autre chose pour se trouver ailleurs ? Les films de cette 25ème édition de l’Arras Film Festival rappellent l’homme à ses racines nomades au travers de personnages qui payent au prix fort leur besoin de changer d’air.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.