Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

FIFAM 2025 : l’affiche et la programmation se dévoilent

La 45ème édition du Festival International du Film d’Amiens (FIFAM) aura lieu du 14 au 22 novembre 2025. Le festival s'articulera autour de la place de l'individu au sein d'un groupe, d'une société et plus largement de son existence sur Terre. L'occasion de porter haut et fort la voix et la force du collectif comme moyen de lutte à travers le cinéma.

Deauville 2025 : Sur la route d’Omaha, la route de l’abandon

Les États-Unis ne sont guère renommés pour leur politique sociale. Système d'assurance santé, d'indemnisation et d'assistance laissent parfois des individus totalement démunis. C'est cette réalité que dépeint "Sur la route d'Omaha", un drame poignant sur un père de famille désespéré qui traverse le pays avec ses deux enfants. Malgré son rythme lent et son récit relativement prévisible, le film, qui a reçu le Prix du Jury, touche par sa sincérité.

L’Étrange Festival 2025 : Kazakh Scary Tales, les monstres de Karatas

"Kazakh Scary Tales" est une série surnaturelle signée Adilkhan Yerzhanov. Dans les steppes isolées du Kazakhstan, un inspecteur cynique, une médium marginalisée et un médecin légiste passionné d’ésotérisme affrontent des forces obscures. Une ambiance envoûtante entre "X-Files" et "Twin Peaks", au croisement du réel et du fantastique.

Deauville 2025 : Vie privée, enquête thérapeutique

Que se passerait-t-il si un psychanalyste se mettait à pleurer lorsqu’on lui raconte notre vie ? Cette hypothèse, excitante comme « la promesse d’une blague juive » pour Rebecca Zlotowski, constitue le point de départ de "Vie privée", une comédie policière qui entremêle recherche de vérité et quête de soi. Porté par un casting impressionnant, dont la magnétique Jodie Foster en psychologue bourgeoise, le film compose un bon divertissement freudien, dont les changements de tons nuisent cependant à la profondeur.

L’Étrange Festival 2025 : Gorgonà, une fable féministe embrumée par le style

"Gorgonà", premier long-métrage d’Evi Kalogiropoulou, revisite le mythe de la gorgone dans un univers post-apocalyptique dominé par le patriarcat. Porté par une esthétique puissante, le film interroge désir, pouvoir et émancipation féminine, mais finit par se perdre dans son symbolisme au détriment de la narration.

Deauville 2025 : The Chronology of Water, le sang de la sirène

« Combien de miles faut-il parcourir pour arriver jusqu’à soi ? » Comment accepter et vaincre la douleur ? La réponse à ces questions universelles ne peut être que personnelle. En s’emparant de ce thème de la résilience et du roman autobiographique de Lidia Yuknavitch, La Mécanique des fluides, Kristen Stewart n’a pas choisi la facilité. Pour son premier long-métrage, elle a préféré l’audace, la créativité et l’affirmation singulière de sa vision d’artiste. Avec "Chronology of Water", elle nous invite à un voyage intérieur brut, viscéral, sensoriel, où les images se fracturent et se recomposent comme l’identité disloquée d’une femme brisée. Poignant.

Deauville 2025 : Eleanor The Great, paroles endeuillées

Trente ans après ses débuts, Scarlett Johansson réalise son premier long-métrage, "Eleanor The Great", un drame sensible sur le deuil, la mémoire et la réconciliation. Présenté à Cannes 2025, le film est aujourd'hui présenté en compétition officielle au Festival de Deauville 2025. Une œuvre intime et délicate qui explore la transmission intergénérationnelle et l’identité juive avec pudeur et émotion.

L’Étrange Festival 2025 : Le Maure de Karatas, portrait d’un homme effacé

Adilkhan Yerzhanov explore pour la première fois la ville, mêlant polar, drame et conte poétique. Un ancien militaire mutique erre dans une métropole corrompue, entre rédemption et désillusion. Porté par une mise en scène stylisée et une violence sourde, "Le Maure de Karatas" est un western urbain hypnotique au cœur d’un monde sans repères.

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

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Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.