Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Les festivals sont parfois faits de rencontres détendues. Tel fut le cas avec Corin Hardy, qui entre lancer de T-shirts, et échange de cris de monstres avec des spectateurs absolument inspirés en la matière, a conclu d'une manière tout à fait sympathique, ce cru 2015, de la compétition internationale d'un FEFFS, à la hauteur de ses ambitions...
On termine nos pérégrinations au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg avec la remise des prix et une Nuit Excentrique anthologique. On dit beaucoup de bêtises, on boit beaucoup, on rigole à l'excès et on parle un peu de cinéma.
Après dix jours de compétition, le FEFFS touche à sa fin. Et c'est The Invitation qui se démarque en rapportant le prestigieux Octopus d'Or. The Hallow, The Survivalist et The Lobster sont également présent au palmarès.
Quatrième journée au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. On y parle de secte, de western à la Ingmar Bergman, de Guillermo Del Toro et de guêpes mutantes. Et un peu plus encore de cinéma.
Interview du realisateur Nikias Chryssos pour son premier film, Der Bunker, un ovni issu de la scène indé berlinoise, qui se distingue par son ambiance surréaliste, ses touches d’humour décalé, ses acteurs parfaitement incarnés et dans l'ensemble déjantés,
Troisième journée pour notre rédacteur au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. On y parle de bières, de taxis, de Moyen-Age, de nécrophilie et de rétro-futurisme. Et parfois, un peu de cinéma.
Nous avons eu le privilège d'assister à la projection de Sweet Home en présence du réalisateur, qui a dévoilé face à un public favorable, mais non sans une certaine pudeur, la genèse de son projet....
Deuxième journée pour notre rédacteur au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. On y parle de rencontres extra-terrestres, de point Godwin (encore!), de cafés, de courts métrages, encore de cafés et de loups-garous.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.