Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Jessica Jones a réussi, en deux saisons, à se faire une place dans l'univers très (trop ?) masculin des super-héros des séries Marvel. Avec son humour, sa mélancolie et son ambiance de film noir, elle développe les interrogations morales d'un personnage traumatisé par un passé qui ne cesse de refaire surface.
Le 'Discovery' du nouveau show télévisuel labellisé 'Star Trek' vient de terminer les aventures de sa première saison. Son envol est loin d'avoir fait l'unanimité. Sa production, on le sait, a été compliquée (départ de Fuller, etc). Après une première partie de saison mitigée mais emplie de promesses, la seconde moitié confirme ce quelques éléments de la première pouvaient déjà nous annoncer. Les yeux fermés, l'esprit trekkien, les doigts en mode "longue vie et prospérité", nous avons tout de même espéré. Toutefois, les épisodes suivants ont confirmé le choix de 'Star Trek Discovery' d'écarter/effacer les éléments (pourtant intéressants et rafraichissants) ayant perturbé les fans pour ensuite les rassurer - et garder leur attention - via l'application d'éléments familiers de fan service et l'emploi de la confortable nostalgie dans leurs récits et la fabrication de ces mêmes histoires. En bref : "Direction Nostalgia system. En avant toute, monsieur Saru..."
Avec ses allures de grands blockbusters hollywoodiens, la nouvelle série de Netflix, Altered Carbon, est une réussite. Même si le résultat n’est pas toujours très finaud, la série arrive parfaitement à faire cohabiter l’action gore du polar au questionnement existentialiste de l’univers SF esthétisé à outrance.
Canal + a frappé fort en cette semaine de la Saint-Valentin avec la diffusion des épisodes inédits de la série Gomorra, adaptée du livre de Roberto Saviano. Le début de la saison 3 réserve son lot de rebondissements et de scènes choc. La guerre couve à Naples après le sort réservé à Salvatore Conte et Don Pietro Savastano. Genny va tenter de faire main basse sur la ville après son expérience à Rome et au Honduras.
A l'image de sa consœur anglaise Black Mirror, Channel 4 associé à Amazon Video a voulu se lancer dans la science-fiction en adaptant en série les nouvelles de Philip K. Dick. Force est de constater que ce n'est pas complètement réussi...
Avec toujours un coup d'avance à l'image de son personnage principal, Baron Noir s'impose comme l'une des meilleures séries françaises de la décennie. Dissection et critique d'une oeuvre aux personnages romanesques et complexes qui tendent un miroir à la fois fascinant et terrifiant à notre vie politique.
Diffusée depuis le 22 janvier sur la TNT (Animal Kingdom, The Last Ship), The Alienist attirera-t-elle suffisamment d'audience pour compenser le budget colossal dépensé jusqu'alors, promo comprise ? Création TNT la plus chère de la chaîne, le pilote est globalement apprécié par les critiques, mais ne surprend pas assez selon nous...
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »