Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Black Lightning a fait son apparition mi janvier 2018 sur l'antenne de The CW. Plongeons dans les deux premiers épisodes d'un super héros plus mature que les autres proposés par la chaîne.
Avec Devilman Crybaby, Masaaki Yuasa frappe un grand coup. C’est une avalanche de violence, de sexe, d’une jeunesse en proie à ses démons, où la lueur de l’humanité se disperse. Avec cette série d’animation bestiale, Netflix diffuse la première claque de l’année.
La puissance drolatique de ses saynètes, cette mosaïque d’instants tenaces où la violence visuelle est latente, cet humour de situation (les deux policières), cette répartie forcenée dans les échanges verbaux, cette tristesse inconsciente font la force de The End of the F**king World, road movie pop et punk à la fois.
Paradoxes temporels, enquête policière sur des disparitions d'enfants, chronique d'une petite ville nichée aux côtés d'une centrale atomique : la première saison de Dark nous offre une série riche et dense, passionnante et énigmatique.
La saison 2 de Search Party qui s'est conclue fin 2017 mérite sa place dans le top des meilleures saisons. Creusant toujours plus dans une "detective dark comedy" avec des acteurs épatants, elle promet une saison 3 à ne pas manquer...
Toujours aussi intelligente et fastueuse, cette deuxième saison de The Crown nous offre 10 épisodes aussi subtils que majestueux au cours desquels se déploient huit ans d'Histoire, mais aussi huit ans de vie pour la Reine Elizabeth et son entourage, qui tentent tant bien que mal de concilier devoir royal et vie personnelle, étouffés par le poids des non-dits et d'un protocole qui annihile l'individualité au profit de l'institution.
Alors que Star Trek Discovery va nous proposer de nouveaux voyages avec l'arrivée des épisodes suivants le 7 janvier sur CBS All Access et Netflix, voici notre bilan de moitié de saison (mid-season) sur la nouvelle série de l'univers Star Trek. Au programme : un début en dent-de-scie ; une direction artistique avec des prises de positions qui peuvent fâcher ou passionner ; et une aventure spectaculaire de plus en plus humaine avec un nouvel et intéressant équipage.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.