Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Plus qu'une fiction sur la vengeance, "L'Affaire Laura Stern" est une immersion sensorielle dans le "cri du silence" des victimes de violences et d'emprise. Une œuvre nécessaire qui déconstruit les mécanismes de la violence faite aux femmes pour en faire un combat collectif et politique. La série est diffusée sur France 2 en mars 2026 et disponible en streaming sur France Télévision.
Mémoire de toute une génération, Dawson's Creek connue par tous les sériephiles semble avoir mal vieilli par son ton bon enfant américain dépassé et pourtant le dilemme shakespearien n'a pris aucune ride. Etre ado à la fin des années 90, 2000 ou maintenant n'a plus du tout la même résonance. Ce qui fait de ce teen drama à la fois culte par son caractère quasi premier à aborder autant de sujets sensibles, et déjà dépassé par l'arrière saveur soap realistic. Un objet d'étude étonnant tant sur le plan psychologique du spectateur que scénaristique ou sociétal sur ce que la série rétro raconte... Attention mélancoliques s'abstenir.
Cette saison 4 s'inscrit dans la droite lignée des précédentes. Cette fois-ci, c'est le roman L'Envol de l'Ange qui sert de base à la saison : Bosch va enquêter sur le meurtre d'un avocat très populaire dû à son combat de défense des droits civils. Au programme : flics violents, tensions raciales et enjeux politiques.
Après le procès très médiatisé de OJ Simpson, la nouvelle anthologie produite par Ryan Murphy American Crime Story relate dans sa dernière saison, l'histoire derrière l'assassinat du couturier Gianni Versace. Loin de l'aspect grandiloquent suggéré par les trailers et la personnalité de Versace, cette saison s'intéresse surtout à son meurtrier Andrew Cunanan au travers d'un déroulement antéchronologique dressant un portrait fascinant du personnage.
Alors que le second épisode sera diffusé dans quelques heures, retour sur le pilote de Krypton, création de deux habitués de la franchise cinématographique DC : David S. Goyer et Damian Kindler.
Après vingt ans d'absence, le personnage créé par Roseanne Barr a fait son retour sur l'antenne d'ABC. Que faut-il retenir de ce double premier épisode ? La réponse en critique (sans gros spoilers)...
Arte a misé jeudi dernier sur "Monstre Sacré", une brillante mini-série britannique inspirée de l'affaire Jimmy Savile : 4 épisodes dépeignent la chute d'une star de la télé accusée de crimes sexuels. Robbie Coltrane (le géant Hagrid dans "Harry Potter") est fascinant dans ce rôle complexe.
Jessica Jones a réussi, en deux saisons, à se faire une place dans l'univers très (trop ?) masculin des super-héros des séries Marvel. Avec son humour, sa mélancolie et son ambiance de film noir, elle développe les interrogations morales d'un personnage traumatisé par un passé qui ne cesse de refaire surface.
Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.