Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Mémoire de toute une génération, Dawson's Creek connue par tous les sériephiles semble avoir mal vieilli par son ton bon enfant américain dépassé et pourtant le dilemme shakespearien n'a pris aucune ride. Etre ado à la fin des années 90, 2000 ou maintenant n'a plus du tout la même résonance. Ce qui fait de ce teen drama à la fois culte par son caractère quasi premier à aborder autant de sujets sensibles, et déjà dépassé par l'arrière saveur soap realistic. Un objet d'étude étonnant tant sur le plan psychologique du spectateur que scénaristique ou sociétal sur ce que la série rétro raconte... Attention mélancoliques s'abstenir.
Cette saison 4 s'inscrit dans la droite lignée des précédentes. Cette fois-ci, c'est le roman L'Envol de l'Ange qui sert de base à la saison : Bosch va enquêter sur le meurtre d'un avocat très populaire dû à son combat de défense des droits civils. Au programme : flics violents, tensions raciales et enjeux politiques.
Après le procès très médiatisé de OJ Simpson, la nouvelle anthologie produite par Ryan Murphy American Crime Story relate dans sa dernière saison, l'histoire derrière l'assassinat du couturier Gianni Versace. Loin de l'aspect grandiloquent suggéré par les trailers et la personnalité de Versace, cette saison s'intéresse surtout à son meurtrier Andrew Cunanan au travers d'un déroulement antéchronologique dressant un portrait fascinant du personnage.
Alors que le second épisode sera diffusé dans quelques heures, retour sur le pilote de Krypton, création de deux habitués de la franchise cinématographique DC : David S. Goyer et Damian Kindler.
Après vingt ans d'absence, le personnage créé par Roseanne Barr a fait son retour sur l'antenne d'ABC. Que faut-il retenir de ce double premier épisode ? La réponse en critique (sans gros spoilers)...
Arte a misé jeudi dernier sur "Monstre Sacré", une brillante mini-série britannique inspirée de l'affaire Jimmy Savile : 4 épisodes dépeignent la chute d'une star de la télé accusée de crimes sexuels. Robbie Coltrane (le géant Hagrid dans "Harry Potter") est fascinant dans ce rôle complexe.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.