Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Au programme de cette nouvelle vague de séries, Locke & Key, un drame horrifique adapté des comics écrits par Joe Hill (fils de Stephen King) et illustrée par Gabriel Rodriguez ; entre teen drama et fable écolo, Ragnarök explore la mythologie nordique. Pour terminer ce numéro, High Fidelity, une chronique musicale, tirée du best-seller de Nick Hornby, disponible sur Hulu.
Au programme de cette nouvelle vague de séries, Star Trek Picard diffusée sur Amazon Prime Vidéo, signe le retour de l'un des capitaines les plus cultes de l'Enterprise, Jean-Luc Picard. Sur Netflix le showrunner Michael Petroni nous embarque avec Messiah, dans un thriller politico-religieux intriguant, avec Little America la nouvelle série d’anthologie d’Apple, acclamée par la critique, donne la parole aux immigrés dans une suite d'histoires. Produite par HBO, cette adaptation du polar The Outsider de Stephen King pour le petit écran s'impose comme une réussite brillante avec son atmosphère poisseuse, ses dialogues virtuoses et ses personnages torturés. Pour terminer ce numéro des pilotes, Armando Iannucci, le créateur de Veep, nous emmène dans un périple intersidéral hilarant à bord de l’Avenue 5.
Une prison, une communauté villageoise reproduisant la vie d'avant : la saison 3 de "The Walking Dead" interroge l'espace et les résidus d'un passé à jamais révolu. Que retenir de ces espaces perçus comme protecteurs ? Que disent-ils du monde post-apocalyptique et des attentes nouvelles qu'il porte en son sein ?
Cette première saison de la série Servant sait user habilement de tous les stratagèmes nécessaires pour mettre le spectateur mal à l'aise. Une belle réussite qui nous fait perdre nos repères.
"Friends" est une sitcom culte, séminale, ayant marqué des générations entières de spectateurs. Alors qu'elle vient de fêter ses vingt-cinq ans, elle continue de figurer sur la deuxième marche du podium des programmes les plus visionnés sur Netflix. Mais qui sont au juste Ross, Rachel, Joey et consorts ? Que disent-ils de la société américaine moderne ? Avec quels moyens comiques ?
Dans le Chapitre 6, Le Prisonnier Abandonné, Pedro avait fait équipe avec des grosses tanches de l'évasion. Dans le Chapitre 7, la Confrontation, notre chasseur de cœur va choisir SA team. Quatre lurons d'enfer dans l'espace, chasseur de beskar et de paix, ce sont des guerriers fantastiques, ils sortent les blasters, c'est la panique ! Les Chasseurs Ninjas de l'Espace, c'est parti !
Pour ce numéro de fin d'année 2019, au programme les séries Reprisal ("Représailles") diffusé par Hulu, un spectacle pulp sanglant, avec Abigail Spencer (Timeless, Mad Men), sur Apple TV+ Truth Be Told n'arrive pas à tenir en haleine dans cette enquête malgré son casting haut de gamme (Aaron Paul, Octavia Spencer). Avec Soundtrack, Netflix nous embarque dans un drama musical réaliste et avec The Witcher, "Le Sorceleur alias Geralt de Riv", incarné par Henry Cavill, un mutant, tueurs de créature maléfique à la force surnaturelle, le géant américain nous emmène dans un monde de fantasy médiévale. L'adaptation télévisuelle en chair et en os de la saga d'Andrzej Sapkowski, un monde fantastique habité par des monstres, des elfes, la magie clive les critiques.
Apocalypses nucléaires, épidémie, destruction de la nature, annihilation de l'humanité ou arrivée de l'Antéchrist : sur nos petits écrans, l'année 2019 fut lourde de thèmes liés à la fin du monde (ou la fin d'un monde). Petit retour sur cette ambiance apocalyptique, de CHernobyl à War of the worlds en passant par Good omens, entre autres.
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.