En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.
Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.
Découvrez les nombreux clins d'œil et références cachées dans Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton, un hommage à ses films iconiques. Un décryptage détaillé des allusions et hommages qui ravira les fans de longue date et les nouveaux venus
Twilight est un film d'ados comme on n'en fait (presque plus) avec une jeune fille complètement obnubilée par l'amour plus que par elle-même. Bella est ainsi totalement vampirisée par son amour viril et très fort. A mille lieues de films comme Morse, Twilight est un reflet déformant de l'adolescence. En utilisant la jeunesse comme prétexte et non plus comme art, il n'existe que par son désir de parler à cette dite jeunesse. Et les vampires dans tout ça ? Des ados comme les autres ?
Bien que précédant Dracula de vingt-quatre ans, Carmilla ne jouit pas de la même notoriété que le roman de Bram Stoker. La nouvelle de l'auteur irlandais Sheridan Le Fanu, oeuvre fondatrice du vampirisme lesbien, n'en a pas moins été adaptée à de nombreuses reprises au cinéma, avec une fidélité, une réussite et un sens du bon goût aléatoires selon les cas. Le Vampyr (1932) de Carl Th. Dreyer est un chef-d’œuvre cauchemardesque où il faut se creuser la tête pour trouver les restes de l’œuvre de Le Fanu, Et mourir de plaisir... (1960) de Roger Vadim est un film à la fois joliment mélancolique et vaguement indolent et The Vampire Lovers (1970), produit par la Hammer, cache mal son manque d'âme derrière une trame narrative plus proche de l'original et les poitrines généreuses de ses actrices. Retour sur Carmilla et son héritage.
Serait-il possible de consacrer un mois entier au thème du vampire sans mentionner Entretien avec un vampire ? De par leur sensualité et leur intelligence, le roman d'Anne Rice, comme le film de Neil Jordan, se sont imposés comme des références en la matière.
Le "Nosferatu" de Friedrich W. Murnau, sorti en 1922, constitue la première adaptation conservée du roman de Bram Stoker. Un remake daté de 1979, "Nosferatu, fantôme de la nuit", sera ensuite réalisé par Werner Herzog. C'est ainsi que Max Schreck et Klaus Kinski vont s'opposer, à deux, à une nuée de Dracula campés par Bela Lugosi, Christopher Lee ou encore Peter Fonda. Les représentations du comte dans ces films vont tellement varier qu'il nous semblait intéressant, dans le cadre d'un cycle dédié aux vampires, de les analyser, avec pour principal outil, au-delà des films, un essai d'Olivier Smolders intitulé "Nosferatu contre Dracula".
Kirk Douglas vient donc de mourir. Si nous avons tous l'impression d'avoir perdu un personnage important de notre culture cinématographique, c'est que l'acteur, outre une carrière longue et fructueuse, a su incarner des personnages auxquels on pouvait facilement s'identifier. Par son regard, sa carrure, son charisme et surtout son talent, Kirk Douglas a laissé de nombreuses empreintes dans nos mémoires de cinéphiles.
Pour commencer ce nouveau cycle du LeMagduciné sur les vampires, nous allons évoquer en douceur, Blade de Stephen Norrington mais aussi et surtout, Blade 2 de Guillermo Del Toro. Deux films qui se répondent sur la place du vampire dans un monde contemporain fictionnel, et qui font de cet être nocturne autant un prédateur qu’une proie au destin.
« Comme souvent, tout le monde a fermé les yeux » [Catherine Corsini pour Mediapart, “#MeToo dans le cinéma : l’actrice Adèle Haenel brise un nouveau tabou”, ndlr]. Alors apprenons ensemble à ouvrir les yeux à travers la question de la représentation des violences sexuelles au cinéma.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.