Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.
"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Dire que Spielberg est en forme ces dernières années tient de l'euphémisme. Après un Ready Player One très réussi (bien qu'un tantinet sous exploité), c'est avec West Side Story que le réalisateur de certains des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma à renouvelé avec l'excellence. Avec The Fabelmans, le cinéaste de 76 ans revient à un genre plus intimiste et surtout, plus personnel. Verdict ?
Inspirée des grands films d'espionnage, la comédie Le Parfum vert se veut un pastiche non plombé par ses écrasantes références. Dommage que le film ne suive pas, jusqu'au bout, l'énergie de ses débuts. Au final, une comédie policière légère et plaisante, sans plus.
En 1985, Fredi M. Murer dévoilait L'Âme soeur, un long-métrage suisse qui s'intéressait à l'isolement, la famille, le désir, l'amour et la fraternité, mais aussi l'interdit, le tout situé dans une vie au coeur de la nature, puisque les quatre protagonistes vivent toute leur existence ou presque dans une ferme sur les pentes désertées d'une montagne.
Le 21 décembre 2022, L'Âme soeur ressort au cinéma, en version restaurée. C'est l'occasion pour nombre d'entre nous de se plonger ou se replonger dans cette oeuvre singulière et extraordinairement subtile...
C’est tout le problème au fond avec La Voie de l’eau : ses qualités sont bien trop élevées pour ne pas éclairer ses défauts plein-phares. Le spectateur et Eywa se regardent toujours droit dans les yeux, mais désormais à travers l’interface parfois intrusive des ambitions sérielles de son auteur.
Il est coutume dans le cinéma de Guillermo Del Toro d'avoir des histoires à la fois teintées de beauté et de noirceur. Ceci dit avec l'oeuvre de Carlo Collodi, le créateur de La forme de l'eau parcourt la voix de l'innocence avec une sensibilité et une douceur nouvelles. Un triomphe certes mais plus encore.
Avec Nos Frangins, Rachid Bouchareb revient sur les évènements de la nuit du 5 ou 6 décembre 1986, en choisissant de raconter l'incompréhension, l'absence, la douleur, soit les heures de silence qui ont suivi ces deux mises à mort. L'espace du film est aussi feutré qu'étouffant, percé de larmes et de questions. Seules les images d'archives se tournent vers l'ampleur de la foule, toutes les autres scènes sont intimistes, révélatrices d'une violence d'autant plus grande qu'elle éclate en marge, presque comme une erreur.
Auréolé du prix d'interprétation masculine au dernier Festival de Cannes, Les Bonnes étoiles est une nouvelle perle dans une filmographie remplie de bijoux. Cette fois installé en Corée du Sud, le cinéaste approfondi les thématiques chères à son cœur, et les entremêlent à un vrai sujet de société coréen.
Scènes après scènes et une pièce à conviction après l'autre, Maestros écrit le réquisitoire pour son euthanasie en Ré ultra-majeur. Pas un plan, pas un instant qui ne se gratte les couilles sur le front de la décence cinématographique élémentaire. Bruno Chiche ose tout comme un major texan en rodéo sur une bombe nucléaire, où Yvan Attal agitant sa baguette pour choper des Pokemon Go.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.