Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Wendell & Wild : un retour imparfait pour Henry Selick

Il aura fallu attendre treize ans après Coraline pour que le grand Henry Selick daigne nous livrer son tout nouveau long-métrage Wendell & Wild ! Une comédie horrifique pour Netflix qui montre à quel point le bonhomme reste l'un des maîtres de la stop motion, et ce malgré une oeuvre imparfaite.

Le Nouveau Jouet, Un Jamel Comedy Club d’1h50 ?

Critique cinéma du film le Nouveau Jouet sous la forme d'une interview imaginaire

Bros, une audacieuse « rom com » gay et grand public

Avec Bros, Universal revendique la création de la "première comédie romantique gay produite par un grand studio". Un pari audacieux mais réussi par Nicholas Stoller qui parvient à respecter les codes du genre sans gommer ce qui peut faire la spécificité d'une relation homosexuelle.

Les rescapés et leurs descendants : Les Secrets de mon père

Réaliser un film sur la Shoah adapté aux adultes comme aux enfants. C'est le pari audacieux et réussi qu'a pris Véra Belmont avec Les Secrets de mon père. Un film touchant qui questionne les rapports entre les survivants de l'Holocauste et les Juifs nés après la guerre.

Barbare : le détroit de l’horreur

Barbare débarque enfin en France, et c'est finalement via Disney + que l'on découvre le long-métrage de Zach Cregger. Radical dans ses choix de narration et de mise en scène, le film se démarque aisément du paysage horrifique actuel grâce à son jusqu'au-boutisme. Surprenant de bout en bout, il vaut mieux en savoir le moins possible pour être cueilli par le film.

EO, de Jerzy Skolimowski : l’odyssée d’un âne aux pays des fous

L'odyssée de l'âne Eo au pays des humains devenus fous ne vous laissera pas indifférent. Film sombre dans son propos et audacieux dans sa forme, c'est le premier film de Jerzy Sokolowski depuis plus de sept ans. A ne pas manquer.

Black Adam, solide comme The Rock ?

Après plusieurs carnages (Suicide Squad, Wonder Woman 84 ou encore la version cinéma de Justice League) on peut légitimement se demander si quelqu’un chez Warner s’y connaît en cinéma. Cela fait tout de même bien longtemps que le studio semble plus attiré par l’argent que par la qualité des productions. Heureusement, les voies de la popularité sont impénétrables. Après des années à enchainer les pires décisions possibles (et pas que pour DC, rassurez-vous), le studio aurait décidé d’écouter les fans, ou plutôt leur messie : Mr Dwayne Johnson. Aujourd’hui, c’est Black Adam qui sort au cinéma. Alors, ça vaut quoi ?

Octobre au cinéma : Un beau matin, L’Innocent, L’Origine du mal, Novembre …

En octobre, de nombreux films français sont sortis en salle. Malgré les derniers états généraux, plutôt alarmistes, et tous les bouleversements que connaissent nos cinémas au regard de leur fréquentation en baisse,  retour sur Un beau matin (Mia Hansen Love), L'innocent (Louis Garrel), L'origine du mal (Sébastien Marnier) et Novembre (Cédric Jimenez), et preuve d'une vivacité hexagonale en matière de cinéma !

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