Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Tár : Le crépuscule de l’empire

Tar a l’immensité des films qui épèlent la beauté du médium en sons et en images au détriment des attentes du spectateur. Et Cate Blanchett, celle des actrices qui viennent de poser une barre beaucoup trop haute pour toutes ceux et celles qui ne sont pas elle. Qu’on se le dise : si Tar regarde le monde en contre-plongée, c’est aussi et beaucoup grâce à elle.

Asterix et Obelix : L’Empire du Milieu, au bord du gouffre

Astérix est la ! Ca va faire mal ! Oui, malheureusement. Après un premier épisode sympathique et un second exceptionnel, les aventures du célèbre Gaulois ont perdu de leur superbe avec les deux opus suivants, l’un moyen et l’autre vraiment mauvais. Mais, finalement, Astérix et Obélix : L'empire du Milieu pourrait presque les réhabiliter !

Janvier 2023 au cinéma : Divertimento, Nos soleils, Brillantes

En janvier, pour compenser les nominations aux César 2023, nous avons découvert trois films de femmes : Divertimento de Marie-Castille Mention-Schaar, Nos Soleils de Carla Simon et Brillantes de Sylvie Gautier. 

Youssef Salem a du succès, mais il redoute le verdict familial

" - Qui organise sa vie en fonction de son père à 45 ans ? - Ben moi."

La Passagère : Voyage au bout de l’enfer

La Passagère. Sans doute n’avez-vous jamais entendu parler de ce film sorti en 1963 et réalisé par le cinéaste polonais Andrzej Munk. L’oeuvre fut pourtant présentée au Festival de Cannes en 1964 dans la prestigieuse Sélection Officielle. Depuis silence ou presque. Jamais la grand-messe du cinéma n’a jugé bon de le projeter en version restaurée. Peut-être fallait-il attendre soixante ans pour revoir le film dans les salles ? Peut-être devions-nous attendre cette date fatidique du 25 janvier 2023 pour accepter de se confronter à un épisode de l’Histoire (qu’on préférait oublier) ?

Le Chat Potté 2 : quand le célèbre gatito fait tomber le masque

Le gatito fait son retour sur grand écran onze ans après ses premiers exploits. Et ce n’est pas sans rebondissements ! Dans ce nouveau volet riche en nouvelles aventures, il devra affronter sa plus grande peur : la mort. Plus sombre et plus mature que le premier volet, Le Chat Potté 2 : La Dernière Quête relève plus d’un conte philosophique que d’un conte pour enfants. Critique.

Babylon : le cinéma envers et contre tout

En seulement quatre films, Damien Chazelle s'est rapidement imposé comme l'une des figures majeures de la nouvelle génération de cinéastes. Déjà dans La La Land, il rendait un hommage très appuyé au septième art à travers une relecture des comédies musicales, de Jacques Demy notamment. Avec Babylon, il renouvelle l'exercice de l'hommage, mais en s'attaquant à l'industrie cinématographique dans son ensemble. En résulte son film le plus ambitieux de par son sujet, mais également le plus périlleux.

Ariaferma, une utopie carcérale

Finalement, la prison qui devait être l'espace d'exclusion et de séparation par excellence ; séparation des criminels d'avec la société, séparation interne entre ceux qui sont libres mais y travaillent et ceux qui sont oisifs mais dépossédés de leur liberté, devient un curieux espace de réunion.

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