Critiques films

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Gladiator II est un bon péplum.. mais aussi une mauvaise suite..

Vingt-quatre ans après l'original, "Gladiator II", de Ridley Scott, reprend les enjeux de pouvoir. Maximus est mort mais son héritage demeure dans l'arène. Avec un scénario de David Scarpa, ce film offre des scènes d'action spectaculaires et un nouveau héros charismatique incarné par Paul Mescal.

Desert of Namibia : désert affectif

Étrange film, présenté à la Quinzaine des cinéastes du festival de Cannes 2024, dont la durée (2h17) ne se justifie jamais et qui se clôt par une scène qui illustre son titre de manière énigmatique. Pour son second long métrage après "Amiko", la très jeune réalisatrice Japonaise Yôko Yamanaka met en scène la vie d’une jeune tokyoïte prénommée Kana (probablement son double) dont on comprend assez rapidement qu’elle vit avec un homme qu’elle envisage de quitter pour s’installer avec un autre.

Juré n°2 : le dilemme factuel

Clint Eastwood, avec une maîtrise incontestable, nous plonge dans les méandres d'un procès où les apparences sont trompeuses et les vérités cachées. Juré n°2 transcende le simple récit judiciaire pour dévoiler une fresque humaine où chaque personnage est un miroir déformant de la réalité. À travers ce film, Eastwood continue d'explorer la complexité de la condition humaine, oscillant entre tragédie et ambiguïté, nous invitant à questionner notre propre perception du bien et du mal.

Libre de Mélanie Laurent : Le braqueur joueur

Mélanie Laurent signe avec Libre son film le plus romantique et sensible, plaisant et attachant.

Smile 2 : les montagnes russes de l’angoisse

Suite directe du premier "Smile" qui avait fait grand bruit dans nos salles obscures deux ans auparavant, Parker Finn revient aux manettes de ce nouveau volet avec une ambition démesurée, à l’image de son ouverture en plan-séquence qui donne le ton sur l’ambition de sa mise en scène.

The Substance : requiem for a body

"The Substance", un film d'horreur radical et intelligent, captivant dès les premières images. Découvrez ce chef-d'œuvre cinématographique, une œuvre viscérale et extrême qui divise, choque et vous hante longtemps. Un incontournable de l'année !

When We Were Kings : les rois de la jungle

Plus qu’un boxeur, Mohamed Ali a longtemps incarné le visage de la liberté et du courage, que ce soit aux États-Unis ou en Afrique. Il fut un précieux symbole d’opposition à la guerre du Vietnam, un allié indispensable dans la défense des droits civiques des afro-américains et un parrain qui n’hésitait pas à encourager et éduquer ses enfants spirituels à l’antenne. Très pop et captivant, "When We Were Kings" immortalise tout le prestige d’un homme qui n’a jamais cessé de se battre pour ses convictions, tout en prenant le pouls d’une époque pleine d’humanité à travers la musique et la boxe.

Venom : The Last Dance, avant l’ombre et l’indifférence (pitié)

Il est là, alors que personne ne le demandait. Remarquez, quelqu’un réclamait "Madame Web" ou "Morbius" ? Non. Pourtant, à l’instar de Peter Parker, le spectateur semble avoir bien du mal à se débarrasser du symbiote qui rode dans nos salles depuis 2018.  Et... bon, vous savez quoi ? Puisque ce film se contrefiche du spectateur et ne respecte ni les fans, ni le cinéma, ni... rien, en fait, je ne vais pas chercher à trouver de jolies phrases joliment tournées et professionnelles pour dire ce que j'en ai pensé. "Venom : The Last Dance" est une daube abyssale, qui pose fièrement la trilogie au rang de pire trilogie de l'histoire du cinéma. 

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