Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…
Pour la troisième fois dans sa riche et diverse filmographie documentaire, Nicolas Philibert se penche, avec « Averroès et Rosa Parks », sur le monde de la psychiatrie. En résulte un documentaire captivant, qui s’ouvre sur un clin d’œil visuel à « Vol au-dessus d’un nid de coucou » (1975).
Le duo de réalisateurs à l’origine du retour de la mythique saga "Scream", avec les épisodes cinq et six, a passé la main sur le prochain pour nous livrer cette petite série B à la proposition plutôt originale dans le domaine rebattu du film de vampires. Ludiques et mystérieuses, les prémisses de "Abigail" nous amusent et nous intriguent. En mixant plusieurs influences du fantastique ainsi que différents genres, leur film parvient à nous captiver la plupart du temps. Mais plus il avance et plus la menace est claire, plus le long-métrage rentre dans le rang du banal et de l’attendu quitte à même traîner en longueur dans un final à rallonge inutile et fatiguant. On passe tout de même un moment sympathique si on aime les effusions gores à la fois excessives et grand-guignolesques mais rigolotes et qu’on n’attend pas forcément le grand frisson, tout cela restant parfaitement distrayant dans le genre.
Marcello Mio : Une fable plutôt pâlotte sur l’absence du père, doublée d’un questionnement sur l’identité des acteurs, et notamment des « népo-acteurs » lestés d’héritage.
Porté par la remarquable performance de Marisa Abela, Back to Black célèbre le talent pur et la résilience d’Amy Winehouse, jeune rebelle anglaise au chignon choucroute dont le cœur brisé, ivre de jazz, chantait à la fois l'amour, le deuil et le spleen des sixties pour trouver le sens de sa trop courte et dramatique existence. Elle qui, comme un frêle canari s’échappant de sa cage, découvrait à peine l’ivresse de la liberté face aux démons de l’éternelle mélancolie.
Avec ses multiples Oscars, sa renommée de plus en plus puissante au fil des années, sa générosité visuelle et créative encore quasiment inégalée aujourd'hui, difficile de surpasser le monstre. Et, sachez une chose, c'est qu'avec "Furiosa", Miller ne veut pas faire mieux, ni même aussi bien. Cette jeune femme, c'est quelqu'un d'autre, quelque chose d'autre. Il en sera de même pour son film. Alors, dites au revoir à Charlize Theron, accueillez Anya Taylor-Joy et replongez dans cette nouvelle traversée désertique.
Les Trois fantastiques est le premier long métrage de Michaël Dichter. Tourné dans les Ardennes (près de Sedan), magnifique décor que le réalisateur rend vivant, le film se démarque par une urgence permanente car tout touche à sa fin : année scolaire, insouciance, amitié. Les Trois fantastiques est habité par la question de l'abandon, de la perte avec pourtant une rage qui sommeille. Une histoire de liens fraternels et amicaux qui se font et se défont, de cabane dans les arbres aussi, de vie rêvée et de rêves brisés.
Le mal est à l’œuvre dans "When Evil Lurks" et ce n’est pas pour notre déplaisir. Dans un jeu de possession viscéral et une ambiance anxiogène dans la cambrousse argentine qui rappelle la brutalité observée dans "The Strangers", le film qui a mis la critique et le public sur un pied d’égalité au dernier festival de Gérardmer nous montre enfin ses crocs, toujours aussi aiguisés.
Si votre quotidien est stressant, déprimant et anxiogène, attendez-vous à revivre des situations d'abandon similaires dans "Roqya". Ce thriller a l'audace de confronter les absurdités et les contradictions sur la diffusion d'informations sur les réseaux sociaux, tout en édifiant les droits des femmes au cœur d’une misogynie ambiante. Le personnage de Golshifteh Farahani y est piégée entre une chasse aux sorcières moderne et le besoin de renouer avec son fils, son seul phare dans un monde où la violence peut éclater à tout instant.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.